#288

En ces jours marqués par les importants feux de forêts dans plusieurs départements de France et de fortes chaleurs, je tiens à adresser un message de solidarité à tous les habitants touchés par les incendies, et en particulier aux pompiers qui luttent avec courage sur de nombreux fronts. Je tiens également à saluer l’engagement des pompiers de la Vienne partis aider leurs collègues de Gironde.

De mon côté, la semaine sera active comme toujours.

Je remercie mes collègues de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable de m’avoir désigné rapporteur du projet de loi portant sur les mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat. Tout au long de la semaine j’auditionnerai différents acteurs afin de préparer le débat en séance où je défendrai comme annoncé le bouclier tarifaire pour les dépenses d’énergie des collectivités.

Ce mercredi, je prendrai également la parole lors de la discussion générale du projet de loi maintenant provisoirement un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre la covid-19. J’exprimerai de nouveau ma volonté de porter une refonte de notre système de santé. Une vraie loi doit être envisagée.

Pour conclure la semaine, je serai ravi d’accueillir au Château de Monts sur Guesnes, le réseau des six Historiaux de France. Deux ans après le premier rassemblement, l’Historial de la Grande Guerre, de la Vendée, Jeanne d’Arc, Charles de Gaulle et le Hartmnnswillerkopf vont ainsi pouvoir visiter le nouvel écrin du Château de Monts sur Guesnes. Ce réseau réuni une passion commune : Le partage de l’Histoire et la volonté de travailler ensemble pour se développer.

C’est dit ! 



#287

A l’occasion de l’Assemblée Générale des Maires de la Vienne, vendredi dernier, j’ai tenu à affirmer de nouveau tout mon soutien aux Maires.

En anticipation du Projet de Loi sur le pouvoir d’achat, j’ai alerté le Préfet de la Vienne sur l’intérêt de prendre en compte les collectivités. Lors de la discussion du texte au Sénat, je demanderai alors l’instauration d’un bouclier tarifaire pour les dépenses d’énergie des collectivités.

L’impact de la hausse du coût de l’énergie va être fort dans le budget des communes. Afin qu’elles puissent poursuivre leur rôle de services à la population, la compensation de cette dépense exceptionnelle doit être programmée par une revalorisation exceptionnelle de la Dotation Globale de Fonctionnement.

Tout au long du Tour de la Vienne, j’ai également entendu de la part des commune la demande de moins de contraintes en matière d’urbanisme. C’est pourquoi je souhaite que les PLUI apportent plus de souplesse, et défendrai au Sénat, un Plan de Libertés Utile et Intelligent.

Nous avons besoin de chaque commune, elles sont l’oxygène de notre pays.

C’est dit ! 



QE #132 – Rénovation de la cathédrale de Notre-Dame de Paris

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le budget alloué à la rénovation de la cathédrale de Notre-Dame de Paris ».

Le 15 avril 2019, la cathédrale de Notre-Dame de Paris prenait feu devant des milliers de passants, et des millions de téléspectateurs. Dès le lendemain, le Président de la République s’adressait aux français annonçant la reconstruction de la cathédrale d’ici cinq ans. L’émotion considérable et l’attachement culturel à l’édifice avait ainsi entraîné une récolte de dons s’élevant à 833 millions d’euros.

Il rappelle que la Cour des Comptes a rendu public un rapport récemment, signalant le manque de transparence de l’utilisation de ce fonds, censé être destiné exclusivement à la restauration de la cathédrale. Il souligne qu’aucune information sur la dépense des donations n’est consultable. 

Dans un souci de transparence et à deux ans de la fin annoncée des travaux, il lui demande quel est le budget consommé et les répartitions.

La question sera publiée le 7 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 00256.

QE #131 – Déclassement des monuments historiques

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur le déclassement des monuments historiques ».

Il souligne l’article R. 621-10 du code du patrimoine stipulant que : « L’autorité administrative compétente pour proposer le déclassement d’un immeuble classé au titre des monuments historiques est le ministre chargé de la culture. Le déclassement a lieu après avoir recueilli les observations du propriétaire, s’il n’est pas à l’origine de la proposition, et après avis de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture ainsi que de la commission nationale du patrimoine et de l’architecture recueillis dans les mêmes conditions que pour le classement. »

Il lui demande de lui transmettre la liste et les raisons des monuments historiques déclassés durant les cinq dernières années. Il souhaite également savoir si cela a été le cas notamment pour permettre l’implantation d’éoliennes. 

La question sera publiée le 7 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 00248.

QE #130 – Activité physique quotidienne dans l’enseignement du premier degré

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur la circulaire du 12 janvier 2022, relative à la pratique de 30 minutes d’activité physique quotidienne dans l’enseignement du premier degré ».

Cette circulaire a été adressée aux préfets de département, aux recteurs d’académie, aux vice-recteurs, aux délégués régionaux académiques à la jeunesse, à l’engagement et au sport, aux directeurs académiques des services de l’éducation nationale, aux inspecteurs de l’éducation nationale, aux conseillers pédagogiques départementaux, aux conseillers pédagogiques de circonscription, aux directeurs techniques nationaux, aux directeurs des services départementaux à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, aux chefs d’établissement, aux directeurs d’école et aux enseignants du premier degré. 

Là où il salue l’initiative s’inscrivant dans la promotion du bien être dû à l’activité sportive tout en participant au programme Génération 2024, il regrette cependant le manque d’information aux élus depuis la publication de la circulaire. En effet, il souligne l’article L. 212-4 du code de l’éducation indiquant que la charge des écoles publiques relève de la compétence de la commune, assurant ainsi leur construction, leur entretien et leur fonctionnement.

Il prend pour exemple la mairie de Pouillé, disposant d’une école primaire sur sa commune. Au vu de la circulaire précitée, 30 minutes d’activité physique devraient être dégagées quotidiennement à partir de la rentrée scolaire 2022. Or aucune information n’a été communiquée ni à la mairie ni aux institutrices, à deux semaines de la fin de l’année scolaire. Il soulève que ce temps d’activité sportive impliquerait certainement une réservation de salle communale car toutes les communes rurales bénéficiant d’une école ne disposent pas de facto d’un gymnase. 

Il revient donc à s’interroger sur l’organisation (toutes les classes en même temps ou bien sur des créneaux différents), le coût d’acquisition du matériel sportif et les charges complémentaires de fonctionnement (électricité, ménage des salles) pour les mairies. Ces nombreuses questions sont malheureusement à l’heure actuelle sans réponse.

C’est pourquoi il lui demande des précisions quant à la mise en place de ce temps quotidien dédié au sport en école primaire, pour la meilleure efficacité d’organisation possible. 

La question sera publiée le 7 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 00024.

#286 – Engagement tenu !

Faire un point chaque année avec les élus est un engagement auquel je tiens tout particulièrement.

Ce contact est essentiel. Il permet aux élus d’avoir parfois des pistes pour avancer dans leurs dossiers et il m’est utile pour connaître les préoccupations et les difficultés.

J’ai ainsi rencontré à l’occasion de mon premier tour de la Vienne en 86 jours plus de 200 maires !

Nos échanges se sont souvent orientés autour des mêmes sujets:
– La baisse très accentuée des marges de manœuvre budgétaires
– Les interrogations face à l’arrivée des Plan Locaux d’Urbanisme Intercommunaux
– La disparition des professionnels de santé et la difficulté à obtenir des rendez-vous sans oublier le problème grave des carences dans les urgences de nos hôpitaux par manque de moyens humains
– La difficulté persistante dans de nombreux territoires à disposer d’une couverture en téléphonie mobile satisfaisante ainsi que l’urgence à voir le déploiement de la fibre partout

Tous ces sujets me mobilisent dans les responsabilités qui sont les miennes car ils concernent tous l’avenir de nos territoires.

À la veille de l’ouverture de la session extraordinaire au Parlement, soyez assurés que j’entends bien que les messages arrivent aux oreilles du Gouvernement.

Je reste l’avocat des territoires et des élus car ils sont essentiels à la France encore plus dans la situation fracturée que nous connaissons.

Je reste un élu aux services des élus.
Je continuerai à venir vers eux durant tout l’été et j’effectuerai en 2023 un deuxième tour de la Vienne pour faire vivre ce lien constant entre nous auquel je suis particulièrement attaché.

Fin août, j’adresserai aux 4300 élus de la Vienne, comme l’an passé, le bilan exhaustif de ma deuxième année au Sénat. C’était un autre engagement.

D’ici là, j’espère que le Parlement aura pris les décisions qu’attendent les français dans le contexte difficile que nous traversons depuis début 2020.

Avec la volonté d’un travail commun avec tous les élus de la Vienne quel que soient nos différends et celui d’un Sénat constructif au service du Parlement et des territoires.

C’est dit ! 



QE #129 – Renouvellement des contrats mesures agro-environnementales et climatiques

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur le renouvellement des contrats mesures agro-environnementales et climatiques ».

Il souligne la vertu de ce contrat permettant aux agriculteurs désireux de répondre aux enjeux climatiques de bénéficier d’une aide financière pour une durée de cinq ans. Il prend pour exemple des agriculteurs de la commune de Smarves (86). 

Ces derniers souhaitant honorablement préserver la source de Preuilly, ont décidé d’adapter 30 hectares leurs cultures aux mesures agro-environnementales et climatiques en signant ledit contrat, en partenariat avec le Sage-Clain, le département de la Vienne et la région Nouvelle-Aquitaine.

Il relève cependant que ce dispositif dépend de la Politique agricole commune (PAC). Celle-ci est en cours de négociation pour la période de 2023-2027. 

C’est pourquoi il lui demande de lui confirmer le renouvellement des contrats mesures agro-environnementales et climatiques dans la prochaine PAC.

La question sera publiée le 30 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28417.

#285

Dans cette actualité post élections, il est dans l’intérêt de tous de ne pas bloquer les institutions. Le Parlement doit être actif et au service de la France. Comme je l’ai déjà exprimé, je souhaite que les parlementaires de la Vienne continuent à travailler ensemble pour le territoire malgré nos différences politiques.

Le Sénat a toute sa place et est utile dans le contrôle des politiques mises en place par le Gouvernement. C’est dans ce sens que j’ai présenté la semaine passée un rapport sur l’état des ponts en France, dont l’écho médiatique illustre combien le travail des commissions sénatoriales est essentiel au service des collectivités locales et de nos concitoyens dont la sécurité est primordiale.

Un autre événement politique, cette fois international, a marqué ces derniers jours. En tant qu’ancien membre du Conseil de l’Europe (de 2008 à 2021), je me réjouis que le processus d’entrée de l’Ukraine et de la Moldavie dans l’Union Européenne soit engagé.

Unie, l’Europe sera plus forte.

« L’Union fait la force ». Cet adage s’applique plus que jamais sur notre continent en guerre.

Tout comme au Parlement, le France n’a pas les moyens d’être plus fracturée qu’elle ne l’a été dans les urnes le 19 juin dernier.

Toutes les femmes et hommes de bonne volonté doivent apporter leur énergie à travailler ensemble au service du pays, des territoires et de tous.

C’est dit ! 



QE #128 – Formation secrétaire de mairie

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur et de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des collectivités territoriales sur la formation des secrétaires de mairie ».

Il souligne la difficulté des maires ruraux dans leur recrutement. Souvent peu valorisés, les secrétaires de mairie sont pourtant le maillon fort d’une mairie. Il note qu’aujourd’hui il n’existe plus de formation relative au diplôme de secrétaire de mairie, or cela demande une pluridisciplinarité spécifique.

Comme le montre les formations proposées par le centre national de la fonction publique territorial (CNFPT), un(e) secrétaire de mairie doit détenir des compétences budgétaire, juridique, de gestion de l’urbanisme et souvent même de ressources humaines. Or le CNFPT organise simplement des formations sur 2 ou 3 jours selon le module souhaité.

Il l’interroge alors afin de connaître la position du Gouvernement quant à la création d’une formation spécifique dédiée aux secrétaires de mairie. 

La question sera publiée le 23 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28363.

QE #127 – Annonce de la baisse des dotations pour les collectivités

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics sur la baisse des dotations pour les collectivités territoriales annoncée par le Président de la République en amont de sa réélection ».

Il rappelle en effet que lors de la campagne pour les élections présidentielles, le Président avait évoqué de nouvelles économies budgétaires pour les collectivités pour « contribuer à l’indispensable maîtrise de la dépense publique ». 

Cette annonce intervient après dix ans de contraintes budgétaires, avec une baisse des dotations de 12 milliards d’euros entre 2014 et 2017, suivie du plafonnement des dépenses de fonctionnement des 322 plus grandes collectivités et intercommunalités, avec les « contrats de Cahors » qui visaient à associer les collectivités à la maîtrise de la dépense publique. Il note que les collectivités souhaitent au contraire continuer à investir pour relever les défis d’aménagement du territoire d’aujourd’hui.

À l’occasion de différentes rencontres avec les maires de la Vienne, chacun d’entre eux lui ont exposé leur difficulté à équilibrer leur budget. La mesure annoncée n’est donc pas envisageable pour les communes qui disposent d’un budget déjà limité. Il relève que le bloc local est aujourd’hui le premier investisseur public, avec 50 milliards d’euros par an, représentant 60 % de la commande publique. Il tient également à rappeler que les collectivités territoriales sont le meilleur relai de l’État et qu’il faut leur donner les moyens d’exercer leurs compétences en arrêtant l’asphyxie financière. 

C’est pourquoi il lui demande quelles collectivités seront impactées par cette annonce et à quelle hauteur.

La question sera publiée le 23 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28332.