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Retrouvez le dernier « Samedi, c’est dit ! »

  • #453 – NON aux déserts scolaires ! OUI à la différenciation territoriale ! 

    Après les déserts médicaux, les déserts pharmaceutiques, voici que s’installent les déserts scolaires. Le même phénomène ne peut se répéter, avec à la fin, toujours les mêmes territoires qui ressentent ce sentiment d’abandon de la puissance publique.

    La semaine dernière, à Châtellerault, en présence d’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, les enseignants ont témoigné des lacunes de leurs élèves de troisième, dont certains subissent en plus des situations familiales et sociales compliquées. Ce déplacement était l’occasion pour le Ministre d’annoncer le dispositif « Collèges en progrès ».

    Mais la solution est à chercher ailleurs. Nous n’aurions pas besoin de « collèges en progrès » si nous avions des « écoles sans regrets ». Ce sont les fermetures successives de classes dans nos villages qui fragilisent le parcours scolaire dès le plus jeune âge, bien avant le collège.

    Ce mercredi, j’ai, de nouveau, interpellé le ministre de l’Éducation nationale lors de la séance de questions d’actualités au Gouvernement, car au-delà des annonces et des dispositifs, il y a une réalité : celle de la ruralité, où fermer une école, c’est accélérer le déclin d’un territoire entier. Les communes rurales ne peuvent être traitées comme les communes urbaines.

    Sans nier la baisse démographique, la carte scolaire ne doit pas répondre qu’à une question de nombre d’élèves mais s’adapter aux réalités du terrain et se différencier, territoires par territoires. Une école dans un village, c’est moins de temps dans les cars scolaires, moins d’épuisement des enfants, avant même qu’ils n’ouvrent un livre et par conséquent, c’est de meilleures capacités d’apprentissage.  Une école dans un village, c’est également la promesse de nouveaux habitants qui feront vivre la ruralité, les commerces, les entreprises et les associations locales.

    Moins de deux semaines après la prise de leur fonction, à la suite des élections municipales, les nouveaux maires ont appris, parfois dès les premiers jours de leur mandat, la fermeture d’une classe dans leur commune, sans concertation. Or, les élus ont besoin de temps pour s’adapter et préparer les futures rentrées scolaires.  

    La carte scolaire ne peut être un outil appliqué uniformément sans tenir compte de la géographie, des distances et des densités de population. Il est temps qu’elle intègre enfin ce que vivent les enfants de nos territoires, avant même qu’ils franchissent la porte de leur école.

    C’est dit !



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