#284

Avant toute chose j’adresse mes vives félicitations aux quatre députés de la Vienne élus ce dimanche soir : Sacha HOULIE, Lisa BELLUCO, Pascal LECAMP et Nicolas TURQUOIS. J’exprime également une chaleureuse pensée à Françoise BALLET BLU dont je salue le travail de parlementaire durant le mandat précédent.

Au-delà de nos différences politiques, je souhaite que les parlementaires de la Vienne continuent à travailler ensemble dans l’intérêt de tous.

Plus que jamais la France est fracturée. Les résultats du 24 avril dernier en avaient déjà été l’expression. La composition de l’Assemblée Nationale élue hier soir en est, aujourd’hui, l’illustration.

Il est essentiel que nos institutions fonctionnent. Le Gouvernement issu de ces élections législatives devra obtenir la confiance du Parlement dès le 5 juillet prochain.

Les questions de gouvernance, de méthode de travail, de propositions et de projets devront donc être exprimés clairement et rapidement par l’Exécutif notamment sur le pouvoir d’achat, l’énergie, la santé, la retraite, la place des territoires ruraux…

Sur tous ces sujets, je prendrai une part active au Sénat pour agir dans l’intérêt des habitants et des communes de notre Département.

C’est dit ! 



QE #126 – Couverture de téléphonie mobile

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la couverture de téléphonie mobile ».

Il reprend la réponse du secrétaire d’État auprès des ministres de l’économie, des finances et de la relance, et de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, chargé de la transition numérique et des communications électroniques (publiée dans le Journal Officiel le 28 avril 2022 – suite à la question n° 25448) : dans le cadre du « New deal », cinq sites sont déjà en service dans la Vienne.

S’il se félicite de ces cinq sites, il s’inquiète pourtant du temps présumé incompressible entre la proposition de l’emplacement par l’équipe projet du Département, la validation de l’État, la publication des arrêtés, l’installation du pylône et sa mise en service. Il tient à rappeler que l’annonce du new deal date de fin 2018. Le département de la Vienne serait bénéficiaire de 15 pylônes.

À l’heure actuelle, elle dispose de cinq d’entre eux au bout de 4 ans. L’installation de l’ensemble des pylônes s’étalerait alors sur 12 ans. Il tient à noter qu’au vu de l’évolution technologique, en 12 ans, la vitesse numérique ne sera plus à la 4G. Il note que l’usage du téléphone mobile est quotidien et est devenu le moyen d’accès privilégié à internet, désormais loin devant l’ordinateur. Et pourtant les zones blanches sont une réalité. Il prend pour exemple la commune de Saint-Martin-l’Ars, commune de la Vienne, où téléphoner ou bien même naviguer sur internet via son mobile est impossible.

C’est pourquoi il lui demande de lui transmettre le calendrier de mise en service des pylônes pour les prochaines années dans le département de la Vienne, et espère la prise en compte de l’évolution technologique afin de ne pas implanter dans les communes un équipement qui serait désuet. 

La question sera publiée le 16 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28256.

#283

Au lendemain du premier tour des élections législatives, le constat est une fois de plus sans appel : La France est fracturée.

Dans la Vienne, les territoires ruraux opposeront en second tour le parti de la majorité présidentielle au Rassemblement National. Dans les territoires urbains, ce dernier s’efface au profit de la NUPES.

Pour dimanche prochain, j’apporte mon soutien sans hésitation à Nicolas TURQUOIS, Sacha HOULIE, Françoise BALLET BLU et Pascal LECAMP. Au cas par cas, la majorité présidentielle reste le seul choix possible.

Je tiens cependant à alerter le Gouvernement. Ce soutien n’est pas un chèque en blanc. Au Sénat je resterai vigilant. J’aurai notamment une attention toute particulière quant aux décisions prises en faveur ou à la défaveur des communes. En effet, je n’oublie pas l’annonce de la baisse de 10 à 12 milliards d’euros pour les collectivités par le Président de la République.

Au-delà de nos différences politiques, je souhaite que l’ensemble des parlementaires de la Vienne continuent de travailler ensemble, au service des territoires.

C’est dit ! 



QE #125 – Dotations Établissements Français du Sang

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de la prévention sur les dotations attribuées à l’Établissement Français du Sang (EFS) ».

Il tient à lui signaler la mise en alerte de la commune de Croutelle suite à l’annulation de leur manifestation pour le don du sang en janvier 2022. Il relève que la raison de cette annulation est due à une baisse des dotations de l’État à l’EFS limitant ainsi le nombre de médecins disponibles pour la collecte.

Il note également qu’aucun médecin de la Région Nouvelle Aquitaine n’a souhaité se déplacer bénévolement. Il souligne que les dons de sang doivent être réguliers et constants car la durée de vie des produits sanguins est limitée.

Il rappelle qu’en février 2022, l’EFS lançait un appel d’urgence vitale aux dons suite à une réserve de sang en dessous du seuil de sécurité. L’urgence est de taille. Nous ne pouvons pas nous permettre de faire l’impasse d’une mobilisation de collecte de don du sang.

C’est pourquoi il demande à la Ministre quelles pourraient être les nouvelles attributions de moyens financiers et humains pour l’Établissement Français du Sang. 

La question sera publiée le 9 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28214.

#282

La semaine dernière, j’ai pu évoquer la situation des urgences dans les hôpitaux sur BFMTV et Public Sénat. Ces structures de Loudun, Montmorillon, Chinon et tant d’autres sont aujourd’hui embolisées, épuisées en raison d’une médecine de ville carencée et oubliée. Le manque de personnel vient tuer nos territoires. Il faut des soignants en proximité et garder les urgences pour leur efficacité.

Le Président de la République a annoncé une mission « flash », oui mais pour quoi faire ? Nous allons encore une fois constater que la situation de l’Hôpital est désastreuse. Situation mise en exergue de nombreuses fois par le Sénat, au travers de sa Commission des Affaires Sociales, des Missions d’Informations.

Il est urgent de ne plus perdre de temps en la matière. 

J’ai sollicité, à de nombreuses reprises, l’ancien Ministre des Solidarités et de la Santé, et l’actuelle Ministre de la Santé et de la Prévention pour instaurer une vraie loi santé. Le système mis en place pousse aujourd’hui ses limites à l’extrême. Il y a urgence pour les Urgences.

Il y a urgence également pour le monde agricole. Les violents orages et la pluie de grêles ont frappé les communes du nord de la Vienne, dont principalement Roiffé, Saix et Morton. De nombreuses cultures et toitures ont été impactées. J’interpelle cette semaine, Marc FESNEAU, Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire afin de classer le Nord de la Vienne en catastrophe naturelle et ainsi obtenir une indemnisation pour les agriculteurs.
 
Je serai toujours l’avocat des territoires ruraux.

C’est dit ! 



QE #124 – Attente du décret de l’expérimentation d’accès direct au soin des masseurs-kinésithérapeutes

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la santé et de la prévention sur l’attente des masseurs-kinésithérapeutes dans la mise en œoeuvre de l’expérimentation d’accès direct aux soins. ».

Il note l’article 73 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la sécurité sociale pour 2022 autorisant à titre expérimental, l’exercice des masseur-kinésithérapeutes sans prescription médicale pour une durée de trois ans, dans six départements, à la condition d’un décret d’application après avis de la haute autorité de la santé et de l’académie nationale de médecine. 

Aujourd’hui, les professionnels du secteur n’ont aucune visibilité sur la date et l’orientation de ce décret. Il rappelle que cette expérimentation permettrait de démontrer l’intérêt à l’accès direct aux soins de masso-kinésithérapie, soit : dégager du temps médical pour les médecins prescripteurs et raccourcir les délais d’accès aux masseurs-kinésithérapeutes, afin de limiter les pertes de chances pour le patient.

C’est pourquoi il lui demande de lui communiquer le calendrier portant sur le décret induit par l’article 73 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2022. 

La question sera publiée le 2 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28119.

QE #123 – Frais de scolarité des études en institut de formation en masso-kinésithérapie

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les disparités territoriales du coût des études en institut de formation en masso-kinésitherapie (IFMK) ».

Il rappelle qu’en France, il existe aujourd’hui 49 IFMK et que parmi eux, 24 sont de statut public, 20 sont privés à but non lucratif et 5 sont privés à but lucratif. Il souligne que sur les 24 IFMK publics, les étudiants de 10 d’entre eux se voient soumis à des frais de scolarité illégaux, dépassant de fait très largement les frais universitaires classiques.

En effet, selon l’annexe de l’arrêté du 21 août 2018 fixant les droits de scolarité d’établissements publics d’enseignement supérieur relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur, les frais appliqués en licence sont de 170 euros et 243 euros en master. Ces derniers peuvent monter jusqu’à 6 170 euros annuels dans les IFMK publics (IFMK public de Brest), soit 36 fois supérieurs à ceux de l’enseignement supérieur public français. Par ailleurs, concernant les IFMK privés à but non lucratif, les frais imposés varient de 922 euros à 8912,50 euros.

Ces très fortes disparités posent la question de l’égalité des chances pour les étudiants et étudiantes en masso-kinésithérapie, qui se voient alors contraints par des frais de scolarité très élevés selon les territoires, alors même que le diplôme délivré à la fin est le même partout. De plus, à ces frais s’ajoutent le logement, les achats de première nécessité, les moyens de déplacement. Il note également que selon la loi de décentralisation de 2004, les régions en collaboration avec les agences régionales de sante (ARS) ont en effet la responsabilité des formations sanitaires et sociales.

De plus, il constate qu’au vu de l’article L. 4383-5 du code de la santé publique relatif au financement de ces établissements : « La région a la charge du fonctionnement et de l’équipement des écoles et instituts [
] lorsqu’ils sont publics. Elle peut participer au financement du fonctionnement et de l’équipement de ces établissements lorsqu’ils sont privés ». Ces dernières disposent ainsi d’une marge de manœuvre importante quant au montant des subventions de fonctionnement allouées à chaque IFMK. Le reste à charge étant facturé aux étudiants en frais de scolarité.

Dès lors, face aux différences et à l’importance des frais de scolarité sur le territoire dans les IFMK et face aux inquiétudes des étudiants en masso-kinésithérapie actuels et futurs, il demande les mesures envisagées par le Gouvernement pour lutter contre ces disparités. 

La question sera publiée le 2 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28094.

QE #122 – Pouvoir de police du maire

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur et de la ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des collectivités territoriales sur le pouvoir de police des maires ».

Il souligne le pouvoir de police de la conservation, de la signalisation et de la circulation donné aux maires d’après l’article L. 161-5 du code rural et de la pêche maritime et l’article L. 2122-21 du code général des collectivités territoriales.

Il relève que certaines communes rurales dotées de rues exiguës se retrouvent traversées régulièrement par de nombreux poids lourds. Ces passages créent une certaine dangerosité due à une circulation intense et viennent ainsi dégrader la chaussée, impliquant des travaux fréquents pour le bon maintien de la conservation de la voirie.

Au regard de l’article 13 de la déclaration universelle des droit de l’homme, notifiant que toute personne a le droit de circuler librement et d’aller et venir, il lui demande quel moyen de droit permet aux maires de préserver une bonne circulation tout en limitant le trafic de poids lourds. 

La question sera publiée le 2 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28107.

QE #121 – Places supplémentaires dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées sur la création de places supplémentaires dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ».

Il rappelle que ce sujet avait déjà été abordé dans une précédente question écrite, adressée à l’ancienne ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l’autonomie (n°24888, publiée au Journal officiel le 14 octobre 2021). Sa réponse se basait alors sur la volonté des Français de vieillir à leur domicile le plus longtemps possible, entraînant de fait, une entrée plus tardive en EHPAD.

L’État avait alors fait le choix d’accompagner financièrement les EHPAD qui ne disposaient plus suffisamment de résidents, et avec eux, de financements pour maintenir leur activité. De fait, l’enjeu public n’était alors pas de renforcer l’offre en EHPAD mais de diversifier les solutions d’hébergement et d’organiser une transformation de l’offre qui soit en phase avec les aspirations des Français. Cependant, il note que selon l’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le nombre de personnes de plus de 85 ans représentera 2 millions d’individus en France dans dix ans.

Or il est déjà impossible, faute de personnels et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement. Il est également à noter que la rareté des places aura pour conséquence l’augmentation du prix de journée, impactant ainsi de nombreuses familles qui ne pourront pas se permettre d’assurer une place à leur proche.

Il prend notamment l’exemple de l’EPHAD « La Roseraie », situé dans la commune de Pressac dans la Vienne qui ne dispose pas d’un nombre suffisant de places actuellement. L’EHPAD reste la solution afin d’encadrer, aider et prendre soin des personnes en perte d’autonomie.

C’est pourquoi il lui demande de lui faire part des moyens envisagés, ainsi que du programme de créations de places pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. 

La question sera publiée le 2 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28086.

QE #120 – Syndicat intercommunaux à vocation scolaire interdépartementaux

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les affectations des professeurs du premier degré dans les syndicats intercommunaux à vocation scolaire (SIVOS) interdépartementaux ».

Il prend l’exemple de deux communes de la Vienne : Lésigny et Mairé dont les écoles appartiennent à un syndicat intercommunal à vocation scolaire (SIVOS) qui s’étend sur deux départements : Vienne et Indre et Loire. Ce regroupement pédagogique dont le siège social est à Lésigny (86) comprend une école maternelle à Lésigny (86) et une école primaire à Barrou (37). 

De fait les deux écoles ne dépendent pas de la même académie. Il soulève que les affectations des professeurs du premier degré ne sont pas orientées de la même manière dans l’académie de Poitiers et d’Orléans. Là où l’académie de Poitiers affecte pour plusieurs années un professeur à l’école de Lésigny, l’académie d’Orléans affecte régulièrement un nouveau professeur pour l’école de Barrou. Cela vient ainsi impacter l’engagement des professeurs et la dynamique insufflée par le SIVOS.

Cependant, il note que les vacances et le transport de l’école de Barrou (37) dépendent de l’Académie de Poitiers. 

C’est pourquoi il demande au ministre d’harmoniser l’organisation de ce SIVOS en affectant des professeurs de l’académie de Poitiers pour l’ensemble du regroupement scolaire. 

La question sera publiée le 2 juin au Journal Officiel et portera le numéro 28085.