QE #111 – Délivrance des médicaments réservés à l’usage hospitalier en milieu rural – 21 avril 2022

«M. Bruno BELIN alerte le Ministre des Solidarités et de la Santé sur la délivrance des médicaments réservés à l’usage hospitalier en milieu rural.

L’éloignement de nombreux patients, peu mobiles, isolés ou demeurant loin des centres hospitaliers disposant d’une pharmacie hospitalière, est à l’origine de difficultés pour ces patients d’obtenir leurs médicaments quand ceux-ci relèvent de la réserve hospitalière.

Il souhaite donc connaître les pistes de réflexion envisagées pour permettre une distribution vers les répartiteurs pharmaceutiques, afin que ces médicaments réservés à l’usage hospitalier soient délivrés en officine et ainsi rendus plus accessibles aux patients peu mobiles ou habitant loin des centres hospitaliers.»

La question sera publiée le 28 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27793.

QE #110 – Médicaments réservés à l’usage hospitalier – 21 avril 2022

«M.Bruno BELIN attire l’attention de M. le Ministre des Solidarités et de la Santé sur les médicaments réservés à l’usage hospitalier.

Il note que le décret n° 2004-546 du 15 juin 2004 relatif aux « catégories de médicaments à prescription restreinte et à la vente de médicaments au public par certains établissements de santé et modifiant le code de la santé publique et le code de la sécurité sociale » classe les médicaments soumis à prescription restreinte et définit les modalités de prescription et de délivrance.

Il souhaite connaître alors la justification de la première catégorie « Médicaments réservés à l’usage hospitalier » qui ne peuvent être prescrits et délivrés qu’en milieu hospitalier.»

La question sera publiée le 28 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27791.

QE #109 – Répartition de l’IFER – 19 avril 2022

«M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics sur l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux.

Il souligne la situation de la commune de Mondion, traversée par la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique.

Il note que, conformément aux dispositions de l’article 1599 quater A du code général des impôts (CGI), le matériel roulant utilisé sur le réseau ferré national pour des opérations de transport de voyageurs est imposé à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER). Or celle- ci, dans le cas de Mondion, est directement perçue par la communauté d’agglomération Grand-Châtellerault.

Il est informé de la possibilité d’une révision libre de la répartition de l’IFER au niveau du bloc communal.

Il souhaite alors connaître sa position quant à un éventuel reversement, à hauteur de 20 % de l’IFER, de la communauté d’agglomération à la commune.» 

La question sera publiée le 21 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27755.

#275 Point d’étape : Le tour de la Vienne en 86 jours !

La période électorale ouverte avec la campagne présidentielle et qui durera jusqu’à la fin des élections législatives le 19 juin, entraîne un ralentissement de l’activité au Sénat. 

J’ai souhaité mettre à profit cette période pour aller à la rencontre de toutes les équipes municipales du 1er avril au 25 juin prochain : Un tour de la Vienne en 86 jours. 

Mon objectif est multiple :
– Présenter mon activité au Sénat ;
– Entendre les nombreuses difficultés rencontrées par les élus et leurs inquiétudes pour en être le relai auprès des services de l’État, du Parlement et du Gouvernement dans certains cas ;
– Accompagner tous les projets essentiels au développement du territoire en permettant leur réalisation.  

En un mot : en être « facilitateur ». 

Les outils existent. Financiers (DETR, DSIL, Plan de relance) et humains pour accompagner la maîtrise d’ouvrage. Tout comme l’Agence des territoires, l’ANCT dont le Préfet est le délégué dans chaque département et est là pour assister les élus dans la faisabilité, le montage et les recherches de financement. 

Vos sénateurs, élus pour représenter les territoires, sont là pour être les premiers soutiens des projets de communes. 

C’est le sens des rencontres que j’ai souhaitées ainsi avec tous les élus et qui me mèneront cette semaine dans une vingtaine de communes de la Vienne. Avec plaisir !

C’est dit ! 



QE #108 – Reconnaissance des sages-femmes de la fonction publique territoriale – 8 avril 2022

«M. Bruno Belin demande la reconnaissance des sages-femmes de la fonction publique territoriale

Il relève la notification d’une différenciation certaine entre les sages-femmes de la fonction publique hospitalière et territoriale dans la restitution des travaux sur les perspectives salariales de la fonction publique.

L’argument avancé étant que les sages-femmes exerçant en hôpital bénéficient d’une prime médicale car elles sont amenées à pratiquer certains gestes techniques que les sages-femmes de la fonction publique territoriale ne pratiquent pas. Il tient à souligner les articles L. 4151-1 et L. 4151-4 du code de la santé publique, mettant en exergue les compétences affiliées aux sages-femmes, sans différenciation.

Toute sage-femme peut être amenée à réaliser ces «gestes techniques» dans n’importe quelle situation et qu’importe leur appartenance à la fonction hospitalière, territoriale ou bien même libéral.

De plus, il note que les sages-femmes de la fonction publique territoriale dépendent de la protection maternelle infantile (PMI), là où leurs collègues puéricultrices ont bénéficié de la prime Ségur.

Il rappelle que ces professionnels de santé, interviennent auprès des plus vulnérables. Ils font preuve de responsabilité, de haute technicité tout en s’adaptant aux spécificités du territoire.

C’est pourquoi il demande au Gouvernement de revaloriser les sages- femmes de la fonction publique territoriale à la même hauteur que les sages-femmes de la fonction publique hospitalière. Nous avons un devoir d’équité.»

La question sera publiée le 14 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27647.

#274 Un Tour de la Vienne en 86 jours!

L’année 2021 et l’hiver 2022 ont été marqués par la plus importante poursuite de la pandémie, qui n’a pas encore complètement disparue. Loin s’en faut. Ces deux dernières années, j’ai bien évidemment été fortement mobilisé par mon activité professionnelle, tout en gardant une présence au Sénat.  Je suis ravi de profiter de la trêve dans les travaux législatifs en raison du calendrier électoral, pour aller à la rencontre des élus, des responsables associatifs et économiques de la Vienne.  

Avec Marie-Renée DESROSES, Sénatrice Suppléante, nous avons décidé de parcourir l’ensemble des communes en 86 jours afin d’échanger sur les dossiers et projets de chacun. Cela sera également l’occasion de faire un retour sur mon travail engagé au Sénat. 

Nous avons déjà rencontré 7 conseils municipaux. Le constat est sans appel : la baisse des dotations met à mal l’équilibre des budgets des communes. Cela met également à mal la conduite de projet induite par l’investissement, et donc l’économie et l’attractivité du territoire. Tout au long des rencontres je tenterai d’apporter des réponses à chacun et ferai remonter les situations. 

Écouter, échanger, avancer ensemble pour que la Vienne continue à aller bien et à porter des projets ! 

C’est dit ! 



QE #106 – Situation des agriculteurs – 5 avril 2022

«M. Bruno Belin alerte le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation sur la situation des agriculteurs.

Il soulève que l’agriculture est impactée par une augmentation constante du prix des intrants depuis plus d’un an. De l’alimentation pour les animaux, à l’approvisionnement en engrais, l’ensemble des coûts de productions connaissent une inflation sans précédent.

Il note également que la situation internationale actuelle provoque de lourdes conséquences. Les engrais azotés fabriqués en Russie et Ukraine principalement, sont difficilement importés ou bien au prix fort.

La chaîne de la hausse des coûts se poursuit lorsque les produits sont acheminés vers les points de ventes. Là encore, les agriculteurs sont impactés par la hausse incontestable du carburant.

À cela s’ajoute une industrie agroalimentaire qui tire les prix d’achat au plus bas, qui frôle l’indécence !

Le pouvoir d’achat passe par le respect de tous les acteurs : du producteur au consommateur. Le métier d’agriculteur n’est pas conditionné aux 35 h, encore moins aux cinq semaines de congés payés. La grande distribution doit en avoir conscience.

Malgré la loi n° 2021-1357 du 18 octobre 2021 visant à protéger la rémunération des agriculteurs, dite loi EGAlim2, les agriculteurs ont besoin de plus de sécurité financière.

C’est pourquoi il demande au Gouvernement de cadrer les négociations entre la grande distribution et les agriculteurs. De plus, dans cette situation exceptionnelle, les acteurs du secteur de l’agriculture suggèrent un plafonnement du prix du gazole non routier au prix avant la guerre en Ukraine, c’est-à-dire 1,15 euros le litre. De fait il souhaiterait également connaître la position du Gouvernement sur cette proposition.»

La question sera publiée le 7 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27576.

QE #105 – Situation financière des collectivités – 5 avril 2022

«M. Bruno Belin alerte le Ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur la situation financière des collectivités.

Il prend pour exemple la commune de Liniers, commune de plus de 500 habitants de la Vienne, qui avant 2017, percevait 151 000€ de dotation (regroupant à la fois la dotation globale de fonctionnement, le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales, la dotation de solidarité rurale, la dotation nationale de péréquation, le fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle).

À l’heure de la construction et du vote du budget, le constat est effarant. Cette commune dont le budget de fonctionnement environne 310 000€, doit faire face à une perte financière de 23 %. La ligne dotations s’élève désormais à 80 000€.

Il souligne qu’une étude prospective de la communauté urbaine de Grand Poitiers révèle, que malgré les aides financières de l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI), du département et des dépenses contenues, la commune sera en difficulté pour équilibrer son budget d’ici deux ans.

Il regrette que cette commune ne soit pas une exception. À l’occasion de différentes rencontres avec les maires de la Vienne, chacun d’entre eux lui expose sa difficulté à équilibrer le budget.

Il tient à rappeler que petite ou grande, chaque commune a été un maillon fort de la proximité ces deux dernières années. Le binôme « Maire – Préfet » a prouvé que les édiles étaient le meilleur relais de l’État.

C’est pourquoi il demande au Gouvernement les mesures envisagées afin d’éviter l’asphyxie financière des petites communes.»

La question sera publiée le 7 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27583.

QE #104 – Prix de l’électricité pour les collectivités – 30 Mars 2022

«M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la relance, chargé des comptes publics sur le blocage du prix de l’électricité pour les collectivités.

Il souligne que l’augmentation élevée actuelle et à venir du prix de l’électricité est sans précédent.

Il relève également la baisse notable des ressources financières pour les collectivités.

Il souhaiterait donc connaître sa position quant à la proposition de bloquer le prix de l’électricité au tarif réglementé pour les collectivités.»

La question sera publiée le 7 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27536.

QE #103 – Rapport d’enquête ORPEA – 30 Mars 2022


« M. Bruno Belin demande à la Ministre déléguée, chargée de l’Autonomie,
de transmettre le rapport d’enquête sur le Groupe ORPEA.

Il relève que le rapport de l’enquête administrative, déclenchée à la suite des révélations du livre « Les fossoyeurs », établi par l’inspection générale des finances (IGF) et celle des affaires sociales (Igas), ne sera pas rendu public.

Il note cependant, suite aux conclusions de ce rapport, que le Gouvernement a décidé de signaler à la justice les dysfonctionnements organisationnels et financiers du groupe. Il est ainsi demandé la restitution des dotations publiques présumées détournées de leurs fins.

Si l’on se réfère aux éléments apportés par le livre, il y est décrit un environnement violent pour les personnes prises en charge, une pression sur les personnels soignants que l’on ne veut pas aider en recrutant du renfort dans certains lieux de vie du groupe. De plus, on apprend désormais un détournement de l’argent public.

Il lui rappelle que la commission des affaire sociales du Sénat a mis en place une mission d’information sur le contrôle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Tous les moyens de contrôle sont mobilisés : mission d’information, travaux de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale et recours à l’expertise de la Cour des comptes. Malgré le droit du secret des affaires évoqué, il s’interroge sur le droit de regard de la mission d’information menée sur ce sujet.

De plus, il soulève que les départements ont la compétence «solidarités», comprenant l’autonomie. Il paraît donc légitime que les présidents de département puissent prendre connaissance de ce rapport lorsqu’ils disposent des EHPAD du groupe Orpea sur leur territoire. »

La question sera publiée le 7 avril au Journal Officiel et portera le numéro 27517.