QE #153 – Équité de l’exonération de cotisations patronales pour l’emploi des travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’équité de l’exonération de cotisations patronales pour l’emploi des travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi.
Il se félicite de la prolongation de l’allégement de cotisations sociales pour les travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi (TODE) jusqu’en 2025 des exploitations agricoles.
Néanmoins il soulève un problème d’équité dans les bénéficiaires du dispositif. Si ce dernier est attribué à l’ensemble des entreprises relevant de la production agricole, celles relatives aux travaux agricoles et forestiers n’y sont pas éligibles.
En appliquant un tel principe, il constate alors une distorsion de traitement au sein même d’un secteur.
Il estime qu’il n’est pas judicieux d’émettre une quelconque tension dans un secteur aussi important que l’agriculture, filière indispensable au bon fonctionnement de notre pays. C’est pourquoi il demande au Gouvernement les pistes envisagées afin de réguler cette inégalité. »

La question sera publiée le 8 décembre au Journal Officiel et portera le numéro 04276.

#305 – L’aviation civile est une chance pour la France !

Depuis plus d’un siècle, la France a montré son excellence en la matière. De Latécoère à Airbus, de la Caravelle au Concorde, l’aviation civile Française a traversé le XXème siècle de progrès en performances, avec un savoir faire rare dans le monde, permettant mobilité, sécurité et exemplarité. A l’aube de 2023, ce secteur d’activité aborde le XXIème siècle en responsabilité face à trois défis :

– La connectivité des territoires :
Il faut arrêter avec l’avion bashing. Les Lignes d’Aménagement du Territoire (LAT) sous Obligation de Service Public (OSP) sont un atout majeur pour la connectivité de nos territoires. Nos aéroports régionaux permettent à de nombreuses entreprises des déplacements rapides, irréalisables en voiture ou en train. Grâce aux hubs de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle ou de Lyon – Saint-Exupéry, il est possible de faire des allers-retours dans la journée entre villes de province et/ou grandes villes européennes.

Au-delà des lignes domestiques, ces aéroports régionaux sont essentiels pour la sécurité lorsqu’ils sont qualifiés d’«aéroport de déroutement», ou bien même avec les transferts nécessaires aux greffes d’organes. A ce titre, le CHU de Poitiers a recours à cette mobilité d’urgence plus de 80 fois par an.

N’oublions pas également que lors du premier confinement, c’est grâce à l’aviation civile que le rapatriement de milliers de personnes disséminées à travers le monde a pu se faire dans les meilleures conditions. Les aéroports régionaux ont ainsi permis de sauver des vies grâce aux évacuations sanitaires en désengorgeant des hôpitaux saturés. Ainsi nous avions organisé la première évacuation en mai 2020, entre Colmar et Poitiers avec 12 patients atteints de la COVID-19.

Enfin, à deux ans des Jeux Olympiques et Paralympiques, nous devons avoir conscience que l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle sera la porte d’entrée du monde pour les sportifs et les spectateurs.

– Le verdissement de la flotte :
Après l’adoption de la loi Climat et Résilience et la volonté affirmée au niveau européen avec le « Fit for 55 », le secteur de l’aviation civile est mobilisé pour répondre à l’objectif du défi climatique et de la neutralité carbone à l’horizon 2050.

En attendant les avions à l’hydrogène, dont la mise en place est envisagée d’ici une vingtaine d’années, l’émergence des carburants durables (Sustainable Aviation Fuel – SAF) représente une opportunité de verdir dès à présent les flottes existantes.

Cela représenterait 50% de l’effort de décarbonation du secteur d’ici 2050. Des essais conclusifs ont déjà pu être expérimentés entre l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle et Pierre-Eliott TRUDEAU de Montréal en mai 2021, ou encore, plus récemment, entre Paris et Lisbonne en mai 2022. 

Cependant malgré cette volonté vertueuse à utiliser des carburants durables, faute de filière française, les acteurs du secteur sont obligés de s’approvisionner auprès de fournisseurs étrangers à un coût onéreux. Il nous faut donc créer une véritable filière porteuse d’activités économiques et d’emplois. A ce titre, nous pouvons nous féliciter de la programmation de 200 millions d’euros de crédits alloués à des appels à projets pour que les acteurs français s’emparent du sujet dans le Projet de Loi de Finances 2023. 

– Un trafic équilibré :
La crise sanitaire a durement impacté le trafic aérien. L’heure du remboursement des Prêts à Taux à Zéro arrive au moment où le prix du de l’énergie s’envole. De fait, l’aérien français décélère et souffre d’un manque structurel de compétitivité. Les carburants durables viennent également multiplier le coût du transport.Il faut savoir que dans un billet voyageur (court/moyen-courrier), 50% du prix correspond aux taxes.

Tout au long du PLF 2023, nous défendons un accompagnement fort de l’aviation civile.

Nous devons nous mobiliser pour faire perdurer une aviation, vecteur d’excellence française, développer la connectivité de nos territoires au reste du monde et favoriser le verdissement des flottes. L’aviation civile sera au rendez-vous de la transition énergétique.

Comme j’ai eu l’occasion de l’exprimer devant le Sénat, il n’est pas question d’opposer les différents modes de transport. Nous avons besoin de tous.

Voler, c’est voir les choses avec de la hauteur.

La France a toujours été un pays surdoué en aéronautique. Affirmons la volonté politique de le rester !

C’est dit ! 



QE #152 – Critère d’investissement des collectivités

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité sur les critères d’investissement des collectivités.

Il note que l’article L. 1111-10 du code général des collectivités territoriales prévoit que toute collectivité, maître d’ouvrage d’une opération d’investissement, doit apporter une participation minimale au financement de 20 % du montant total des financements apportés par des personnes publiques à ce projet.

Il souligne la difficulté des élus relative à des dépenses de fonctionnement élevées, résultant de l’inflation et de la hausse du coût de l’énergie. Cette situation ne leur permet plus de répondre aux critères soulevés dans l’article précité, pour réaliser de nouveaux investissements et donc de nouveaux projets pour leur territoire.

Pourtant il fait le constat que l’investissement est bien souvent générateur d’attractivité et d’économie des territoires.

Il demande alors au Gouvernement la position envisagée quant à la réduction du critère de 20 % d’autofinancement demandé, en raison des difficultés budgétaires rencontrées par les collectivités. »

La question sera publiée le 8 décembre au Journal Officiel et portera le numéro 04253.

QE #151 – Distribution de la dotation globale de fonctionnement

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité sur la distribution de la dotation globale de fonctionnement.
Il souligne que le rapport de la Cour des comptes publié le 26 octobre 2022, recommande une distribution de la dotation globale de fonctionnement directement aux établissements publics de coopération intercommunale.
Il note qu’une fois de plus on vient limiter l’autonomie financière des communes.
Il souhaite alors connaître la position du Gouvernement face à cette recommandation, et quelle est la ligne envisagée concernant le pouvoir de décision des communes. »

La question sera publiée le 8 décembre au Journal Officiel et portera le numéro 04177.

#304

Jeudi dernier, à l’occasion de l’accueil des élus de la Vienne au Sénat, j’ai eu à cœur de rappeler notre engagement : Aider les collectivités à répondre aux défis auxquels elles font face : 

– Les défis du quotidien : accompagner les habitants de nos territoires face à leurs attentes : se soigner, être connectés, avoir des commerces à proximité et continuer à disposer de services publics, seuls biens de ceux qui ne possèdent rien. 

– Les défis financiers : les collectivités sont au bord de l’asphyxie après la perte de plusieurs recettes, la baisse de dotations et, notamment la hausse des coûts de l’énergie. Les effets de l’inflation sont également une réalité pour les collectivités, contraintes de diminuer leurs investissements voire les suspendre. Ceux-ci sont pourtant indispensables à l’économie locale. Nous cherchons, au Sénat, à sanctuariser l’action des collectivités (maintien de la DGF versée aux communes, maintien du fonds Civaux, proposition de baisser le seuil d’auto-financement pour l’investissement …)

– Les défis du foncier : l’instauration du Zéro Artificialisation Nette est un véritable enjeu. Nous voulons laisser du temps aux Maires pour mener à bien leurs projets. D’autres part lors de l’examen du Projet de Loi visant l’accélération de la production des énergies renouvelables, le Sénat a introduit la possibilité pour les conseils municipaux d’émettre un avis conforme pour exprimer ce que chaque commune souhaite en la matière. 

Le Sénat reste la maison de communes. Nous voulons et nous aimons une France communale. 

C’est dit ! 



#303

Après l’Assemblée Générale de l’association des maires ruraux de la Vienne, à laquelle j’ai participé, samedi dernier, et au moment où s’ouvre le Congrès des Maires de France, les préoccupations des élus locaux sont de plus en plus vives; à quelques jours du vote au Sénat, du Projet de Loi de Finances 2023. 

Le dernier rapport de la Cour des Comptes vient croître les inquiétudes des élus, en préconisant que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) des communes soit versée directement aux EPCI ( communautés de communes, communautés d’agglomérations ou communautés urbaines). J’y suis farouchement opposé et je compte bien l’exprimer au cours du débat sur le budget 2023. 

Les communes doivent garder leur autonomie financière!

Les charges augmentent et l’inflation est une réalité pour les familles comme pour les collectivités!

La suppression de la taxe d’habitation a déjà eu un impact significatif pour les communes et il n’y a aucune garantie de la pérennité des compensations. 

La loi NOTRe continue d’affecter durablement les recettes des communes les plus rurales. 

Nous sommes donc mobilisés au Sénat, pour veiller à ce que les équipes municipales puissent envisager le plus sereinement possible la seconde partie de leur mandat. 

Le combat pour le maintien du “Fonds Civaux” jusqu’en 2025 vient illustrer notre mobilisation. 

Je reste le défenseur de la cause communale. Dans une France décentralisée, c’est l’action la plus lisible et des plus utiles!

C’est dit ! 



#302

Samedi matin, dans le centre-ville de Lille, deux immeubles se sont effondrés. Ce drame nous interroge sur l’état général des bâtiments et des logements en France. 

J’ai déjà alerté au Sénat, sur le besoin d’un plan logement au niveau national. Il existe trop de logements vétustes, insalubres et totalement inefficaces sur le plan de l’isolation énergétique. Nous le savons, le bâtiment est le deuxième secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre. La rénovation énergétique permettrait des économies d’énergie tant en volume que pour la facture des particuliers. 

Malgré les objectifs fixés par le texte de loi « Climat et Résilience », les aides de l’État et de la Banque des territoires, les passoires thermiques sont encore trop nombreuses. On n’en compte aujourd’hui pas moins de 5 millions. 

Tout comme pour les infrastructures, il doit être réalisé un état des lieux et la mise en œuvre d’une boîte à outils pour accompagner les collectivités, bailleurs sociaux, copropriétés et les privés, à améliorer la qualité de leurs logements, éviter de nouvelles catastrophes et répondre au défi climatique.

C’est dit ! 



QAG #4 – Pénurie de médicaments – 9 novembre 2022

Bruno BELIN : Monsieur le président, mes chers collègues, la France est à sec !

À sec d’argent, à sec d’eau, à sec d’électricité, à sec de gaz, à sec de nucléaire, à sec de médecins… Et maintenant à sec de certains médicaments : Spasfon et Gaviscon, nous cherchons ; amoxicilline et paracétamol aussi rares que le pétrole ; en cette période d’épidémie de bronchiolite, c’est dramatique !

Ce sont pourtant des médicaments matures, peu onéreux et essentiels tout au long de l’année.

Monsieur le ministre de la santé, ma question est si simple qu’elle inquiète les professionnels de santé et les patients : quelle est votre stratégie pour que la France puisse retrouver sa souveraineté sur les produits de santé ?

Lors de sa réplique le Sénateur BELIN a alerté le Ministre : Dont acte ! Je pense que vous-même, monsieur le ministre, ainsi que votre collègue Agnès Firmin Le Bodo êtes de bonne volonté, mais Le sirop typhon, c’est fini !

À force d’avoir asphyxié, depuis des années, le prix du médicament, Bercy a tué une industrie nationale stratégique.Le coup de la panne du Doliprane est révélateur d’une France exsangue.

Voici la réalité : Sanofi est incapable de faire un vaccin ; des médicaments sont contingentés tous les matins ; l’accès à la santé est plus compliqué… La réalité, c’est la régression indiscutable de la puissance sanitaire de la France ! La mascarade des masques a illustré de façon insoutenable cette impuissance – cette faiblesse –, et aujourd’hui, ce sont des médicaments qui manquent !

Il faut réindustrialiser la France, car c’est par là que passe le combat pour la santé – et donc pour la vie.

QE #150 – Charles-de-Gaulle express

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports sur le projet du Charles-de-Gaulle express.
Il souligne les avantages majeurs économiques et écologiques de créer une ligne reliant la Gare de l’Est à l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle en 20 minutes.
Il note que ce projet déclaré d’utilité publique en 2008 ne cesse d’être repoussé.
Malgré un chantier d’ores et déjà avancé à mi-parcours, il regrette que cette modernisation s’inaugurera en 2027 et non à l’aube des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ; comme initialement prévu.
Il soulève pourtant que l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle sera la porte d’entrée pour aussi les sportifs que les spectateurs.
Il interroge alors le Gouvernement sur les raison d’un tel retard et le calendrier envisagé pour la fin des travaux. »

La question sera publiée le 17 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03795.

#301

Au Sénat, la semaine dernière nous avons examiné le projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, aux enjeux majeurs pour les collectivités territoriales.

Nous devons faire en sorte de répondre à nos besoins en énergie de manière la plus sobre possible. S’appuyer sur les énergies renouvelables est inévitable.

Cependant cette démarche doit être faite en cohérence et en coordination avec les élus locaux.

Dès le début de l’examen du texte, j’ai tenu à interpeller Agnès PANNIER-RUNACHER, Ministre de la Transition écologique pour travailler à ce que les Maires aient, le dernier mot mais surtout le premier. Les Maires sont en droit de décider pour leur territoire dont ils ont mandat.

Avec le texte voté au Sénat, un conseil municipal a la capacité d’accepter ou non un projet et de fixer les règles d’application et d’impact sur la commune, notamment sa nature, les distances par rapport aux habitations, les covisibilités… quel que soit le document d’urbanisme en vigueur. Les conseils municipaux peuvent délibérer et choisir ce qu’ils souhaitent pour leur commune puis faire remonter à leur EPCI en charge du Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) et à la Région, qui a la responsabilité du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET). Les Architectes des Bâtiments de France ont également un droit d’opposabilité par rapport aux monuments classés.

En matière d’aménagement du territoire, les élus locaux doivent être entendus et respectés pour une France équilibrée.

C’est dit !