QO #9 – Architectes des bâtiments de France – 13 avril 2023

Bruno BELIN : Madame la ministre, la France est belle, riche d’un patrimoine exceptionnel, qui fait rayonner nos villes et qui habille, de manière le plus souvent magistrale, nos campagnes.

Bien souvent d’ailleurs, en milieu rural notamment, ce patrimoine classé, inscrit, protégé, de même que le patrimoine non protégé, appartient aux communes, qui accomplissent depuis des années de multiples efforts. Chacun a pu observer le développement des petites cités de caractère ou des sites patrimoniaux remarquables.

Dans le contexte actuel, les municipalités ont bien du mal à entretenir ce patrimoine historique exceptionnel, parce que leurs finances sont exsangues – vous le savez, madame la ministre, pour avoir vous aussi exercé cette merveilleuse fonction de maire – et parce que le montage des projets conduit à un dialogue parfois difficile – il faut dire les choses clairement – avec les architectes des bâtiments de France (ABF).

Nous avons naturellement besoin de ces architectes, dans la mesure où il s’agit de « sachants », qui fournissent des conseils et des orientations souvent importantes aux élus.

Toutefois, le risque de surcharger les prescriptions, les exigences, le manque de cohérence parfois, lorsque intervient une rotation des postes – ce qui concerne tout fonctionnaire évidemment –, entraînent aujourd’hui chez les maires une forme d’incompréhension.

En conséquence, ils ne sont pas toujours en mesure d’assumer des travaux importants dans le cadre de projets pourtant essentiels pour leur commune et l’économie locale, puisque ces projets permettent de faire travailler les entreprises du secteur.

Madame la ministre, je souhaite savoir si une concertation ou, en tout cas, un dialogue entre les maires et les ABF est envisageable de sorte que les projets des communes aboutissent.

Mme Geneviève Darrieussecq, Ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées, chargée des personnes handicapées : Monsieur le sénateur, vous abordez un sujet important, celui de la conservation de notre patrimoine, de sa mise en valeur dans toutes les communes de France, des plus grandes aux plus petites, et du soutien de l’ABF, dont les maires ont parfois besoin.

Je rappelle que les ABF donnent un avis spécialisé sur la cohérence des paysages et du bâti et apportent des conseils qui sont très souvent de grande qualité.

Les sites protégés pour leur intérêt patrimonial représentent environ 6 % du territoire national et contribuent au rayonnement culturel et à l’attractivité touristique et économique de la France. La mission de protection de ces espaces remarquables a été confiée par le législateur aux ABF, qui l’exercent grâce à ce que l’on appelle l’avis conforme.

Comme vous l’avez signalé, protéger et préserver notre patrimoine doit se faire en bonne intelligence avec les élus locaux. Je tiens à préciser que l’avis de l’ABF est toujours rendu au cas par cas, en fonction de chaque projet et des enjeux locaux.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette collaboration fonctionne bien puisque, sur plus de 500 000 dossiers de travaux instruits chaque année par les ABF, seuls 7 % en moyenne font l’objet d’un avis défavorable.

Lorsqu’un premier projet est refusé, il est souvent suivi d’un nouveau projet modifié, qui in fine est accepté : les ABF rendent plus de 200 000 conseils chaque année en vue de favoriser des solutions plus adaptées à la conservation du patrimoine et à la mise en valeur du cadre de vie.

En cas de désaccord, une procédure d’appel existe : le porteur de projet et l’autorité compétente pour délivrer l’autorisation peuvent contester un refus d’autorisation ou les prescriptions de l’ABF devant le préfet de région avant, éventuellement, de saisir les juridictions administratives – même s’il est vrai que l’on n’aime pas beaucoup, quand on tient à un dossier, perdre tout ce temps…

Comme vous le savez, les ABF doivent donc être tenus pour des partenaires fiables.

Bruno BELIN : Je n’avais évidemment pas l’intention de remettre en question la compétence des ABF, qui est reconnue et indispensable, mais vous l’avez vous-même mis en exergue, madame la ministre, ces architectes sont sous l’autorité des préfets de région.

À mon sens, il serait préférable de les placer sous l’autorité des préfets de département – nous disposons d’un corps préfectoral exceptionnel en France, qui connaît bien les sujets locaux – et de donner le dernier mot aux maires.

#322

Le parcours scolaire de nos enfants est aujourd’hui au cœur des travaux du Sénat.

La semaine dernière, j’intervenais lors de la deuxième lecture de la Proposition de Loi visant à favoriser l’accès de tous les étudiants à une offre de restauration à tarif modéré.

Dans un contexte de sortie de crise sanitaire, où les étudiants se sont retrouvés isolés, puis face à une inflation créant plus de précarité pour beaucoup d’entre eux, je me suis naturellement positionné en faveur de ce dispositif.

J’ai, d’ailleurs, proposé d’aller plus loin, en favorisant un accès à la mobilité pour tous les étudiants. L’égalité des chances est primordiale pour nos jeunes.

De plus, nous le savons, nous le constatons : l’absence de considération de la ruralité est un fait. Cela conduit à une politique éducative par défaut (fermetures excessives de classes, manque de moyens de certains pôles universitaires hors milieu urbain…) et limite l’accès aux études pour les élèves en milieu rural.

C’est également dans cet esprit que nous étudierons, aujourd’hui, la Proposition de Loi pour une école de la liberté de l’égalité des chances et de la laïcité, de mon collègue Max BRISSON.

Il est impératif de donner le cadre et les moyens pour que chaque jeune puisse, tout au long de son parcours de formation, trouver les mêmes chances d’apprendre, de s’épanouir et de réussir.

L’avenir du pays dépend du traitement de nos élèves, collégiens, lycéens et étudiants, car ils sont l’avenir de la France.

C’est dit ! 



QE #167 – Répartition pharmaceutique

« M.Bruno BELIN attire l’attention de Mme la Ministre déléguée chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé sur la répartition pharmaceutique.Il reconnaît que les répartiteurs de médicaments ont un rôle de logistique essentiel quotidien entre les laboratoires pharmaceutiques et les 21 000 officines du territoire.
Il note que ce secteur représente 12 000 emplois répartis sur 176 établissements. Cependant, il constate que le secteur fait face à une crise structurelle.
La baisse du prix et la pénurie accrue de médicaments, sous l’influence d’une guerre en Ukraine et d’un contexte inflationniste, viennent impacter l’économie du secteur.
Il souligne que les différents travaux du Sénat ont relevé l’importance de ce maillon dans la chaîne de la santé de proximité.
Il regrette que les amendements adoptés en faveur de cette profession au cours des débats sur la loi n° 2022-1616 de financement de la sécurité sociale pour 2023 n’ont pas été conservés dans la version finale actée par le Gouvernement après recours à l’article 49, alinéa 3 de la Constitution.
C’est pourquoi il demande au Gouvernement les pistes envisagées pour sauver cet acteur majeur pour l’accès aux soins sur le territoire. »

La question sera publiée le 13 avril au Journal Officiel et portera le numéro 06284.

QE #166 – Compensation de la CVAE

« M.Bruno BELIN attire l’attention de M.le Ministre délégué, chargé des comptes publics sur la compensation de la Cotisation de la Valeur Ajoutée des Entreprises.Il note que le projet de loi de finances 2023 instaure la suppression de la cotisation de la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) sur deux ans, tout en appliquant une compensation aux collectivités.
Cette dernière est estimée en deux parties. Un socle relatif à la moyenne des CVAE encaissées entre 2020 et 2023 et une part variable territorialisée.
Il souligne sa question du 28 juillet 2022 portant le numéro 01977, où il lui indiquait que la crise sanitaire avait impacté les années 2020-2021 et que 2022 était marquée par la fin des dotations du plan de relance.
Appliquer une moyenne sur les trois années les plus difficiles et instables paraît irrationnel et illogique. Avec cette nouvelle disposition, le Gouvernement vient une fois de plus complexifier l’équilibre des budgets des collectivités.
Comme mentionné dans la réponse du ministre, il accorde que la suppression de la CVAE contribuera donc à renforcer la compétitivité des entreprises, notamment industrielles. Cependant il ne semble pas qu’il ait pris en considération les collectivités territoriales dans cette mesure.
Il tient donc à lui faire part de la déception et de la colère des élus, suite à la réception récente de la notification du montant de la compensation de la CVAE. Bon nombre de collectivités se retrouvent avec une perte conséquente de recettes.
Il demande donc au Gouvernement quels ajustements compte-t-il envisager pour arrêter cette asphyxie financière des collectivités.»

La question sera publiée le 6 avril au Journal Officiel et portera le numéro 06227.

QE #165 – Loi Grand-Âge

« 

M.Bruno BELIN attire l’attention de M.le Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des personnes handicapées sur une Loi Grand Age.

Le 14 janvier 2021, le Gouvernement annonçait reporter une nouvelle fois la loi «grand âge et autonomie» du calendrier parlementaire, prétextant la concentration nécessaire sur la sortie de crise sanitaire.

Il rappelle sa question écrite du 11 février 2021 portant le numéro 20646 où il demandait au Gouvernement de réintroduire la loi «grand âge et autonomie» dans le calendrier parlementaire. Il indiquait alors que les professionnels de l’aide à la personne étaient en première ligne depuis le début de cette crise sanitaire, mobilisés pour éviter aux hôpitaux et aux services d’urgence d’être submergés, présents auprès des personnes isolées ou fragiles.

Il soulignait que plus de 80 % des Français souhaitent vieillir à leur domicile le plus longtemps possible et que la population des plus de 85 ans allait tripler d’ici 2050.

Il a bien pris en compte de la réponse apportée par la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l’autonomie, le 21 avril 2022, démontrant toute la considération faite à la branche autonomie par «le grand plan anti-chutes national et triennal», «grand plan consacré au renforcement des contrôles dans les établissements sociaux et médico-sociaux», «plan agir pour les aidants» et le « Ségur de la santé ».

Il constate pourtant qu’il est toujours impossible, faute de personnel et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement. Cette situation n’est pas acceptable.

Il note que la proposition de loi « portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir en France », qui sera examiné courant avril 2023 à l’Assemblée nationale, fait preuve de propositions. Cependant le texte ne peut se permettre d’y associer un budget.

Il tient à ce que le rôle des professionnels d’aide à la personne dans l’accompagnement du quotidien des personnes âgées soit considéré à sa juste valeur. Le bien vivre et vieillir à domicile doit être une priorité de notre politique de santé.

C’est pourquoi il réitère sa demande au Gouvernement de réintroduire la loi « grand âge et autonomie » dans le calendrier parlementaire afin d’engager au plus vite de vrais moyens pour les structures du domicile et répondre ainsi pleinement au défi de l’autonomie. »

La question sera publiée le 6 avril au Journal Officiel et portera le numéro 06116.

#321

Lors du Projet de Loi de Finances 2023, le Gouvernement a appliqué la suppression de la Cotisation de la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) en deux ans.

La semaine dernière l’ensemble des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) ont reçu la notification de leur compensation. Et ce que les élus redoutaient est arrivé : pour de nombreuses collectivités, le calcul de la compensation entraîne une perte conséquente de recettes.

Ce système de compensation prévoit un socle correspondant à la moyenne des CVAE encaissées entre 2020 et 2023 et une part variable territorialisée.

J’avais alerté en juillet dernier, le Ministre délégué, en charge des comptes publics afin d’éviter un calcul complexe créant ainsi une nouvelle baisse des dotations.

La crise sanitaire a impacté les années 2020 – 2021, et l’année 2022 a été marquée par la fin des dotations du plan de relance. Appliquer une moyenne sur les trois années les plus difficiles et instables paraît irrationnel et illogique.

Avec cette nouvelle disposition, le Gouvernement vient une fois de plus complexifié l’équilibre des budgets des collectivités.

Je réitère mes propos : N’ajoutons pas de la difficulté à la difficulté. Les collectivités sont depuis trop longtemps sujettes à de nombreuses coupes budgétaires.

Évidemment, j’aborderai ce sujet, lors de mes différentes visites de communes que j’organise depuis le 1er avril et jusqu’au 26 juin, à l’occasion du Tour de la Vienne en 86 jours #2 .

Je serai à l’écoute de chacun des élus, mobilisé, pour arrêter cette asphyxie financière des collectivités !

C’est dit ! 



#320

Entre réforme des retraites et projets de bassines,
La France vit au rythme des colères parfois indignes,

Les poubelles entassées à Paris font la joie des rats,
Mais obligent le report de la visite d’un Roi,

Si l’expression populaire se comprend,
Rien ne justifie les débordements!

Véhicules brûlés et coups de chaque côté,
Divisent une France qui devrait se parler,
S’écouter, se respecter,
Et si on essayait ?

L’élu, par ses fonctions ayant l’exemple pour obligation,
Ne devrait pas être celui qui appelle aux frictions,

Notre République repose sur trois inaliénables piliers,
Liberté, Égalité, Fraternité.

La France est belle quand elle est unie.

C’est dit ! 



QE #164 – Contrôle technique des deux roues

« M.Bruno BELIN attire l’attention de Mme la Ministre de la Transition écologique sur le contrôle technique des deux roues. Il souligne que le Conseil d’État a annulé le décret n° 2022-1044 du 25 juillet 2022 qui abrogeait le décret n°2021-1062 du 9 août 2021 mettant en place un contrôle technique des véhicules motorisés à deux ou trois roues et quadricycles à moteur, le 31 octobre 2022. Il relève que les associations d’usagers travaillent depuis 10 ans pour proposer des solutions alternatives en cohérence avec la directive européenne 2014/45. De plus, il soulève que les associations constatent que les centres de contrôle technique ne sont, aujourd’hui, pas équipés, ni prêts à exercer ce genre de contrôle. Aucune information, aucun processus de réalisation n’est actuellement défini. Il prend en compte que cette disposition dépend de la nécessité de publier préalablement des textes d’application du décret du 9 août 2021. C’est pourquoi il demande au Gouvernement le calendrier envisagé dans cette mise en application, et la prise en considération des associations d’usagers, forces de propositions. »

La question sera publiée le 23 mars au Journal Officiel et portera le numéro 05952.

QO #8 – Définition du potentiel fiscal et financier des communes – 21 mars 2023

Bruno BELIN : Madame la ministre, je voudrais revenir sur la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi NOTRe.

Celle-ci a été un véritable séisme pour un certain nombre de collectivités, comme les départements. Ceux-ci ont perdu la clause de compétence générale, la compétence économique et une des compétences de proximité les plus symboliques, le transport scolaire, transféré aux grandes régions, qui naissaient alors et connaissaient moins le terrain.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces grandes régions, qui n’ont permis de réaliser aucune économie de fonctionnement depuis sept ou huit ans et qui ont parfois conservé leur hôtel de région dans d’anciennes capitales régionales.

Cette loi a été un cataclysme pour les collectivités locales, et sans doute pour les plus rurales d’entre elles.

En effet, elles ont dû, parfois contre leur gré, intégrer des établissements publics de coopération intercommunale de grande taille, comme des communautés urbaines.

Je connais plusieurs exemples de communes dans le département de la Vienne, autour de Poitiers, dont le potentiel financier a mécaniquement doublé ou triplé, alors que les maires s’interrogent, puisque la population de leur commune n’est pas devenue plus riche.

La conséquence immédiate a été l’effondrement de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Or, actuellement, des communes sont asphyxiées, essaient de travailler à l’élaboration de leur budget sans y parvenir et ne peuvent avoir un budget d’investissement, car leur budget de fonctionnement n’est pas bouclé. Je pense à des communes, comme Liniers, Bonnes ou Cloué, qui essaient de survivre.

Quelle est la position du Gouvernement pour aider ces collectivités asphyxiées ?

Mme Dominique Faure, ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité : Monsieur le sénateur Belin, le potentiel fiscal et le potentiel financier communaux ont pour vocation de retranscrire, de la manière la plus objective possible, en neutralisant les choix budgétaires et de gestion des collectivités locales, le niveau de ressources libres d’emploi qu’une commune est en mesure de retirer, à la fois de la fiscalité locale et de la fiscalité transférée qu’elle peut percevoir, mais aussi la richesse qu’elle tire de son appartenance à un EPCI à fiscalité propre.

En effet, au sein d’un EPCI à fiscalité propre, une commune bénéficie, directement ou indirectement, des produits de fiscalité économique, des prélèvements ou reversements fiscaux intercommunaux ou bien encore de la répartition des attributions de compensation décidées par le conseil communautaire.

Ce mode de calcul, commun à l’ensemble des communes appartenant à un EPCI faisant l’application du régime de la fiscalité professionnelle unique, ce qui est le cas de 90 % des communes, assure la comparabilité de leur niveau de ressources potentielles entre elles et constitue la condition sine qua non d’une répartition objective et équitable des différentes composantes de la DGF à l’échelon national.

Cependant, je vous rejoins sur le fait que l’échelon local joue un rôle essentiel pour assurer une plus grande solidarité entre les communes. Pour cela, il dispose d’outils dédiés. En effet, plusieurs mécanismes fiscaux permettent d’assurer une plus forte péréquation des ressources en direction des communes les moins dotées, comme la révision libre des attributions de compensation ou l’institution d’une dotation de solidarité communautaire (DSC). J’ajouterai également qu’il existe un dispositif de répartition locale de la DGF, dont les élus peuvent se saisir pour définir des règles de réallocation des attributions de DGF qui leur sont notifiées.

Grâce à l’ensemble de ces outils, les collectivités ont donc la possibilité de faire jouer la solidarité intercommunale. J’ajoute que je suis à votre entière disposition pour poursuivre ces échanges.

Bruno BELIN : Madame la ministre, je vous ai bien écoutée, et l’Évangile selon saint Bercy, nous le connaissons ! Or la réalité du terrain est tout autre aujourd’hui.

Ainsi, le Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic), également bien connu – j’ai moi-même présidé une intercommunalité pendant une quinzaine d’années – nécessite l’unanimité du conseil communautaire, ce qui ne marche pas.

Par conséquent, des moyens de créer des fonds de compensation pour sauver les communes rurales doivent absolument être trouvés.

#319

Quel mauvais film !

Le débat tel que nous l’avons vu ces derniers jours à l’Assemblée Nationale a incontestablement donné une image pitoyable de la vie politique même si je comprends les enjeux et les inquiétudes.

Quel contraste entre les échanges respectueux et constructifs au Sénat et l’image déplorable et indigne sur certains bancs du Palais Bourbon.

Je trouve dommage qu’il n’y ait pas eu de vote car après onze jours de travaux et une Commission Mixte Paritaire conclusive, le Sénat s’était fortement impliqué dans cette réforme et avait voté le matin-même en faveur d’un texte largement amendé, marqué par de nombreuses avancées sociales.

Le recours à l’article 49.3 de la Constitution était-il adapté ?
Sans doute, NON.

Il a choqué comme nous avons pu le constater, car l’expression du Parlement, et par conséquent de la représentation nationale, s’est arrêtée de fait, laissant place à la colère de la rue. Je le regrette.

La Constitution de 1958 permet le recours à l’article 49.3 pour éviter un blocage parlementaire malvenu aujourd’hui dans un calendrier où nos concitoyens subissent depuis plusieurs mois de nombreux vents contraires.

Je ne souhaite pas qu’une crise politique majeure vienne s’ajouter à la suite d’une crise économique brutale et une crise sanitaire mondiale.


C’est dit !