QE #149 – Critères de financement de l’État des lignes en obligation de service public

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports sur les critères de financement de l’État des lignes en obligation de service public (OSP).
Il relève que l’arrêté du 16 mai 2005 définissant les critères d’éligibilité d’une liaison aérienne à une prise en charge financière par l’État semble, aujourd’hui, contraignant et désuet pour la bonne mise en œuvre d’un maillage des lignes aériennes dans nos territoires.
Il s’appuie sur le constat local sur le département de la Vienne mais également sur le rapport d’information sénatoriale « Contribution du transport aérien au désenclavement et à la cohésion des territoires » publié le 24 septembre 2019. Il souligne que lors des auditions, la direction générale de l’aviation civile envisageait une révision des critères dudit arrêté avec l’argument qu’ils n’étaient d’ores et déjà « plus cohérents avec les critères du règlement (CE) n° 1008/2008. »
Il constate néanmoins que l’arrêté n’a pas été modifié depuis 2005. De plus, il note que la plupart de ces lignes, à l’instar de l’ensemble du trafic aérien national, n’ont pas encore retrouvé leurs performances commerciales de 2019 – période pré-covid – notamment en termes de recette moyenne par passager. Associée à une forte hausse des coûts d’exploitation, notamment les coûts du carburant et de la main d’œuvre spécialisée, la crise sanitaire émet encore de nombreuses conséquences économiques en 2022. Il s’interroge alors sur la participation limitée de l’État à 50 % des recettes commerciales. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement, ainsi que le calendrier envisagé quant à la révision de l’arrêté du 16 mai 2005. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03656.

QE #148 – Dérogations de chasse aux oiseaux

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur les dérogations de chasse aux oiseaux.
Il relève que l’arrêté du 4 octobre 2022 relatif à la capture de l’alouette des champs à l’aide de pantes dans les départements de la Gironde, des Landes, de Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques vient autoriser la capture létale de plus de 100 000 alouettes des champs.
Il souligne qu’en raison de contradiction à la directive oiseaux de l’Union européenne, le Conseil d’État a annulé les arrêtés des saisons précédentes autorisant lesdites pratiques.
Il s’interroge alors sur les arguments avancés par le Gouvernement pour persister à de telles dérogations. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03650.

QE #147 – Application de la loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de la santé et de la prévention, chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé sur l’application de la loi n° 2021-502 du 26 avril 2021 visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification.
Il note que l’article 1 de la loi publiée en avril 2022 permettait la pratique avancée pour l’ensemble des professions d’auxiliaire médical, dont les infirmiers spécialisés à la condition d’un rapport du Gouvernement.
De plus, les modalités de l’accès à l’exercice de missions en pratique avancée doivent être définies par voie réglementaire.
Six mois plus tard, les professionnels de santé sont toujours en attente.
C’est pourquoi il interroge le Gouvernement quant au calendrier envisagé pour la publication du rapport et des décrets relatifs à l’article 1 de la loi n° 2021-502 du 26 avril 2021. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03649.

#300

J’ai le plaisir de vous adresser cette semaine le numéro 300 de cette infolettre, née en janvier 2015.

Depuis près de 8 ans, 4 000 abonnés reçoivent chaque semaine mon billet d’actualité ainsi que mon agenda public.

Ce lien constant avec vous est essentiel. Vos réactions et nos échanges réguliers enrichissent mes positions pour vous défendre dans la Haute-Assemblée.

Il est d’autant plus important dans cette période d’incertitude, où le Sénat va débuter, cette semaine, l’examen de plusieurs textes essentiels, qui pourront avoir des conséquences sur nos collectivités locales :
– Le projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables
– Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023
– Le projet de loi des Finances pour 2023

Je serai vigilant et engagé, sur tous ces textes notamment pour permettre aux collectivités de préparer leur budget 2023 dans les meilleures conditions possibles.

Le congrès des maires sera d’ailleurs l’occasion de faire un bilan. Nous profiterons de ce moment, avec Yves Bouloux, pour accueillir les élus de la Vienne au Sénat le 24 novembre.

Au Sénat, au travail, avec la Vienne à cœur !

C’est dit ! 



QE #146 -Pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques sur le manque de maîtres-nageurs sauveteurs.
Il relève que la neuvième édition de l’enquête « Noyades » en 2021 estimait 1 480 noyades accidentelles dont 27 % ont conduit à un décès durant l’été de cette même année.
Il souligne donc toute l’importance des maîtres-nageurs sauveteurs pour assurer la sécurité des baigneurs.
Cependant les établissements de baignade d’accès payant souffrent de pénurie de personnel. Il constate que bon nombre de ces établissements ont donc décidé d’avoir recours à des personnes titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA).
Il note que l’arrêté du 22 juin 2011 modifiant l’arrêté du 23 janvier 1979 fixant les modalités de délivrance du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, autorise par arrêté du préfet les titulaires du BNSSA à surveiller un établissement de baignade d’accès payant, dès lors que l’exploitant de l’établissement concerné a préalablement démontré qu’il n’a pu recruter des maîtres-nageurs sauveteurs pour une durée de un à quatre mois.
Il tient cependant à alerter que la formation appliquée au BNSSA est disparate en fonction des territoires et semble insuffisante si un projet de décret venait à prolonger la durée de la surveillance en autonomie des titulaires au BNSSA.
Afin de répondre à ce manque de maîtres-nageurs sauveteurs, des négociations sur la situation salariale peuvent être engagées. Des places supplémentaires dans les formations peuvent être également ouvertes.
Il soulève que de trop nombreux accidents de noyades sont encore occasionnés. C’est pourquoi il souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant à une éventuelle prolongation du temps de surveillance en autonomie des titulaires de BNSSA, et les pistes envisagées pour améliorer la condition des Maîtres-Nageurs sauveteurs afin de répondre aux enjeux du secteur. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03621.

QE #145 – Manque de personnel pour la récolte de melons

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion sur le manque de personnel pour la récolte de melons.
Il souligne que la réglementation des emplois saisonniers limitant les horaires de travail et d’heures supplémentaires implique un doublement de l’effectif lors du pic de l’activité.
Cependant il observe que le manque de main-d’œuvre dans le secteur agricole et en particulier pour la récolte de melons est un fléau dont aucun producteur n’est épargné.
Il se souvient que fut un temps, les étudiants se bousculaient pour avoir une place aussi bien dans les champs qu’à l’usine.
Là encore il note que la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel modifiant l’article L. 3162-1 du code du travail, impose alors aux salariés mineurs une semaine de 35 heures, dans la limite de 8 heures par jour.
Les agriculteurs s’appliquent à embaucher de la main-d’œuvre locale, mais se sentent désœuvrés face au manque de candidats. Certains vont même jusqu’à perdre la moitié de leur production.
Il souhaite donc connaître les pistes envisagées par le Gouvernement pour accompagner les producteurs de melons dans la quête de personnel. »

La question sera publiée le 27 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 03494.

QO #6 – Stages obligatoires en milieu rural pour les étudiants en médecine – 25 octobre 2022

Bruno Belin : Madame la ministre, le sujet des déserts médicaux, qui a été abordé ce matin par plusieurs collègues, concerne de nombreux territoires. Je sais que vous êtes vous-même mobilisée en Nouvelle-Aquitaine, en particulier dans votre département des Landes.

Le Sénat a adopté la semaine dernière une proposition de loi présentée par le président Retailleau. C’est une bonne chose, mais ces nouvelles dispositions ne produiront leurs effets que dans quelques années.

Or nous disposons d’outils législatifs, notamment la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, dont nous attendons toujours un décret d’application. La pénurie est telle qu’on se demande bien pourquoi la publication de celui-ci se fait attendre !

Interrogé à ce sujet à l’occasion d’une question d’actualité au Gouvernement en début d’année, le Gouvernement nous avait promis que ce décret serait pris en avril, ce qui correspondait à un calendrier électoral qui n’échappera à personne.

Ma question est simple, madame la ministre : quand le décret d’application rendant obligatoires les stages d’internes en milieu rural prévu par la loi du 24 juillet 2019 sera-t-il pris ?

Mme Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités, de l’autonomie et des personnes handicapées, chargée des personnes handicapées. Monsieur le sénateur Bruno Belin, la mesure sur laquelle vous m’interrogez est d’application immédiate.

La maquette de formation du diplôme d’études spécialisées de médecine générale, qui a été adaptée, prévoit que les étudiants en phase d’approfondissement peuvent accomplir leur stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée auprès de maîtres de stage agréés.

La loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation à la transformation du système de santé prévoit que ce stage est réalisé en priorité en zone sous-dense en fonction de l’offre de stage dans chaque région et des politiques d’incitation locales.

Par une instruction interministérielle du 24 février 2022, le Gouvernement a engagé une politique incitative de recrutement de maîtres de stage en zone sous-dense – pour avoir des étudiants, encore faut-il avoir des maîtres de stage pour les accueillir – afin d’accroître l’offre de stages et d’augmenter le nombre d’étudiants qui s’y engagent.

Cette instruction rappelle que les stages ambulatoires doivent constituer une véritable opportunité pour les étudiants en médecine de découvrir des spécificités de l’exercice ambulatoire. Elle rappelle aux ARS et aux universités que les multiples leviers existants pour développer et diversifier l’offre dans les zones sous-denses doivent être mobilisés dans tout leur potentiel.

Le Gouvernement fixe des objectifs ambitieux de développement et de diversification de ces stages. Nous voulons notamment accroître de 7,7 % d’ici 2024 le nombre de maîtres de stage universitaire formés.

Par ailleurs, des dispositions ambitieuses sont intégrées au projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023, telles que l’incitation à effectuer la quatrième année de consolidation en fin d’internat de médecine générale en priorité dans les territoires sous-denses.

Bruno Belin : Madame la ministre, je ne doute ni de votre bonne volonté ni de l’énergie que vous consacrez à ce dossier, mais j’estime que l’on ne va pas assez vite.

Je me permets par ailleurs de vous lancer un SOS sur une autre urgence. Vous êtes chargée des personnes handicapées, or partout sur le territoire, des personnes attendent des places en institut médico-éducatif (IME), en établissement et service d’aide par le travail (Ésat) et dans le cadre des programmes interdépartementaux d’accompagnement du handicap et de la perte d’autonomie (Priac).

Vous savez comme moi que dans notre région, la Nouvelle-Aquitaine, il n’y a plus de créations de places pour les personnes handicapées dans le cadre du Priac et plus de créations de lits au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Plusieurs rapports sénatoriaux alertent sur la situation d’urgence qui en résulte. Je vous prie d’en prendre acte, madame la ministre.

#299

Le Gouvernement a décidé d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée Nationale en utilisant l’article 49.3 de la Constitution à deux reprises la semaine dernière lors de l’examen du Projet de Loi de Finances 2023 et du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale.

Au Sénat, une telle démarche n’existe pas. C’est pourquoi nous travaillons dès maintenant au sein des différentes commissions à examiner dans un premier temps le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) puis le Projet de Loi de Finances 2023.

En ce qui concerne le PLFSS, j’ai déjà exprimé, mardi dans l’hémicycle et mercredi à la tribune, ma volonté de défendre une santé de proximité. Je serai mobilisé en faveur d’actions concrètes afin que se décide très vite l’arrivée de professionnels de santé tant attendus dans les territoires sous-dotés. Je serai également vigilant quant à la protection du réseau officinal ainsi que du thermalisme.

Pour le Projet de Loi de Finances 2023, je participe dès cette semaine, aux auditions du transport aérien. L’objectif n’est pas de pénaliser l’aérien. Au contraire, nous devons faire en sorte de favoriser le développement d’un transport plus vert.

Je l’ai exprimé et affirmé aux Maires : je serai également attentif au volet sur les collectivités territoriales et aux mesures envisagées afin de compenser la hausse du coût de l’énergie et des matières premières.

Au Sénat, nous serons forces de propositions pour répondre au mieux aux attentes et besoins de chacun.

C’est dit ! 



QE #144 – Diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur technicien en pharmacie

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur technicien en pharmacie.
Lancé en 2021, le diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques de préparateur technicien en pharmacie avait pour but de devenir l’équivalent universitaire du brevet professionnel de préparateur en pharmacie.
Il note que certains étudiants sont sur la dernière année d’études avant d’être diplômés.
Cependant, le décret validant l’équivalence est toujours en attente.
Il souligne donc l’urgence quant à la publication du décret et souhaite connaître le délai envisagé par le Gouvernement. »

La question sera publiée le 27 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 03394.

#298

Ce mardi matin je serai présent sur le plateau de Public Sénat dès 8h30 afin d’évoquer la hausse des taxes foncières.

La loi NOTRe a imposé une révision des schémas intercommunaux formant ainsi des EPCI plus grands. Les potentiels fiscaux ont été réévalués à la hausse, baissant ainsi les dotations au détriment des communes les plus rurales. 

Les Maires sont acculés. Pour parvenir à voter un budget à l’équilibre ils sont contraints d’augmenter leur taxe foncière. 

Aujourd’hui les Maires ont un pouvoir décisionnel de plus en plus restreint. L’État délègue des compétences avec des compensations qui ne correspondent pas au coût réel (exemple : transfert de la gestion des titres sécurisés)

On demande aux Maires de faire plus avec moins. Ce n’est plus possible !

Au Sénat, nous travaillons afin de trouver la meilleure solution possible pour venir en appui des Maires. Certains proposent que la DGF ait une hausse équivalente à l’inflation, mais il est difficile de déterminer ce que celle-ci sera fin mars. 

Je compte faire une autre proposition en scindant en deux temps le versement de la DGF pour tenir compte de la réalité de l’inflation après le premier semestre 2023.

J’espère qu’à l’occasion du Projet de Loi de Finances, le Gouvernement et le Parlement n’oublieront pas le rôle essentiel que jouent les collectivités locales.

C’est dit !