#267 La fermetures des classes dans nos communes

Lors des Questions d’Actualité au Gouvernement, j’ai rappelé à Sarah EL HAIRY, Secrétaire d’Etat, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, les dires du Ministre de l’Éducation Nationale qui, devant le Sénat, le 21 janvier 2021, avait déclaré : « Aucune classe, aucune école ne sera fermée sans l’accord du Maire. »

Face aux trop nombreuses fermetures de classes dans nos communes, je me dis que le Ministre de l’Education Nationale a bien changé.

La situation, elle, n’a pas changé. Nous avons dans ces écoles, les élèves de la génération autotests qui vont terminer leur troisième année scolaire dans une situation de grande souffrance psychologique, voire pour certains en plein décrochage.

A mon interrogation sur la pertinence de la stratégie du Gouvernement en matière de carte scolaire, notamment en milieu rural, la Secrétaire d’Etat m’a confirmé que le « Ministre de l’Éducation nationale s’est engagé à ce qu’aucune école ou classe ne ferme sans l’accord du maire, car c’est la volonté du Président de la République. Nous construisons la carte scolaire en lien avec les élus locaux, comme nous le faisons pour tout ce qui concerne l’aménagement du territoire. L’Éducation nationale a perdu 78 000 élèves mais 14 380 postes ont été créés. L’encadrement n’a jamais été aussi important. Le dialogue avec les élus locaux est essentiel, notamment lors de la préparation de la carte scolaire. L’engagement du Président de la République est tenu ! »

Or, les élus ruraux ont le sentiment que l’Etat fait tout pour que la France des campagnes aille de mal en pis : Carburant hors de prix, construction et PLU interdits, commune sans trésorerie, territoire sans téléphonie, médecins partis et maintenant carte scolaire sans stratégie.

C’est une faute et une erreur. C’est une faute parce que le ministre de l’Education Nationale ne tient pas son engagement d’écouter les élus. C’est une erreur parce que la France des campagnes est en train de se reconstruire grâce à ses élus. 

Je me réjouis tout de même de la décision du Conseil Départemental de l’Education Nationale, qui est revenu sur la fermeture d’une classe de l’école de Buxeuil. Commune, pour laquelle avec les élus et les parents d’élèves, nous nous sommes mobilisés lundi dernier à la sortie des classes. 

Cependant, de nombreuses communes n’ont pas été entendues, c’est pourquoi j’interrogerai de nouveau le Ministre de l’Education Nationale, de la Jeunesse et de Sports demain matin lors de la séance des Questions Orales. 

La modernité, c’est la ruralité. L’espoir, c’est l’espace.

C’est dit ! 
 



#266 Soutien aux écoles en milieu rural

Cette semaine est, encore une fois, très importante pour de nombreuses communes mobilisées pour conserver leurs classes. 

Je leur dis mon soutien. Je suis à leurs côtés, aux côtés des parents d’élèves et des équipes éducatives. 

C’est dans l’intérêt des élèves car cela permet d’avoir des niveaux où il est plus facile d’apprendre. C’est moins de déplacement en milieu rural quand il reste des écoles à proximité donc moins de kilomètres parcourus sous maitrise d’ouvrage des collectivités aux budget de plus en plus contraints. C’est surtout moins de fatigue quand on est enfant. 

C’est dans l’intérêt des territoires également. Ceux-ci connaissent un regain d’activité incontestable depuis quelques temps. Il faut soutenir ce mouvement et être acteur de cette reconstruction rurale. 

Le télétravail et le déploiement de la fibre partout, le soutien à la rénovation d’habitats anciens vacants dans un contexte où les taux demeurent très bas, la recherche d’espace, la volonté politique de maintenir le commerce de proximité pour lequel je ferai des proposition devant le Sénat très prochainement, sont autant d’éléments qui permettent d’entrevoir l’espoir que le monde rural attend. 

L’Etat doit assumer de son côté sa pleine responsabilité sur les sujets qui relèvent de sa compétence tels que le besoin en professionnel de santé et le maintien des services publics. L’école en fait partie.

L’école en milieu rural restera toujours un marqueur de vitalité et un élément d’attractivité. 

En maintenant les classes en milieu rural, l’Etat montrerait ainsi sa volonté d’être exemplaire en matière aménagement du territoire 

J’interviendrai en ce sens, mercredi 9 février devant le Sénat lors de la Séance des Questions d’Actualité au Gouvernement. 

C’est dit ! 
 



#265 Le constat sur la situation au Burkina Faso suite à la prise de pouvoir par les militaires.

Ce dimanche après-midi, en visioconférence avec une française résidant à Ouagadougou, nous avons pu faire un point avec plusieurs élus de Cités Unies France sur la situation au Burkina Faso suite à la prise de pouvoir le week-end dernier par les militaires.

Le constat partagé est clair : 
– Le régime sortant était à bout de souffle 
– La population est soulagée et en soutien 
– Aucune exaction relevée à ce jour
– La presse fonctionne 
– Espoir dans la population, même si celle-ci est déjà éprouvée face aux nombreux déplacements en raison des territoires perdus 
– « Pas de plan B » pour l’avenir immédiat du pays 
– Un leader francophile (il a fait ses études en France)
– La coopération doit être maintenue car elle permet des services essentiels à la population

Les groupes France-Burkina (CUF et Sénat) restent bien évidemment attentifs à l’évolution de la situation et un point sera fait au sein du groupe d’Amitié prochainement.  Cette semaine, j’interviendrai de nouveau à la tribune du Sénat. Cette fois-ci dans le cadre du débat relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Le constat est effarant. J’apporterai, jeudi après-midi, plusieurs propositions avec pour objectifs : Zéro tolérance dans les violences et une place réaffirmée dans la société. 

C’est dit ! 
 



#264 La modernisation sociale de notre pays.

Cette semaine, j’interviens une nouvelle fois à la tribune du Sénat sur un sujet marqueur de l’évolution sociétale. 
 
Mercredi dernier, mon intervention portait sur la proposition d’allongement du délai permettant une interruption volontaire de grossesse à 16 semaines d’aménorrhée (soit 14 semaines de grossesse).

Mes propos avaient pour objectif de rappeler deux réalités : 
-Sociale, quant à l’inéquité d’accès à une telle intervention sur l’ensemble du territoire national.
-Médicale, sur la complexité d’intervention à ce stade de la grossesse, exposant la femme à demultiples complications comme l’ont rappelé l’Académie de Médecine, plusieurs collèges professionnels et le Comité National d’Éthique.

Nous devons avant tout développer dès le collège la formation et la prévention auprès des futures femmes afin qu’elles soient mieux informées.
 
Mercredi prochain, mon intervention concernera la Proposition de loi visant à réformer l’adoption dont l’avancée principale du texte est l’ouverture de l’adoption aux couples non-mariés.
L’objectif de ce texte est de combler quelques lacunes toujours réelles malgré la loi du 14 mars 2016 et de faciliter l’adoption afin de permettre à de nombreux enfants d’avoir une famille. 
 
Le Sénat est engagé sur la modernisation sociale de notre pays. 
 
C’est dit !



#263 Soutien aux boulangers !

Une grande enseigne annonce, ou précisément, rappelle qu’elle commercialise la baguette de pain à 29 centimes d’euros ! 
Au moment où une mission d’information m’est confiée au Sénat pour faire des propositions afin de soutenir le commerce en milieu rural, je trouve l’annonce indécente. 
Ne soyons pas dupes dans la démarche. Il ne s’agit pas pour cette enseigne de venir en soutien au pouvoir d’achat de nombreux foyers face aux difficultés économiques mais bien d’une communication agressive pour faire parler d’elle et capter de nouvelles parts de marché. 

Ubériser le pain pour accroître le gain ! 

C’est indécent vis-à-vis des 33 000 boulangers de France auxquels j’exprime mon soutien. Chacun sait la difficulté de leur métier mais surtout la qualité qu’il apporte à un produit si symbolique dans la tradition française. 

C’est aussi : 
Indécent vis-à-vis des céréaliers, agriculteurs, producteurs qui éprouvent des difficultés à vivre de leur travail dans une économie planétaire où les cours du blé sont autant incertains que les conditions météorologiques qui peuvent ruiner les efforts d’une année. Je leur apporte une nouvelle fois mon indéfectible soutien. 
Les hypermarchés avec leur volonté de tout avaler en périphérie ont bien souvent asphyxié le cœur des villes et les commerces de proximité, qui ont fait preuve de résistance depuis deux ans dans le contexte de pandémie qui rabat les cartes du commerce local.
Le commerce en milieu rural est indispensable à la vie des territoires. 22 millions de femmes et d’hommes y vivent en 2022. 

A travers le rapport que je rendrai fin février, le Sénat sera source de propositions pour donner un avenir aux commerces de proximité, aux commerces de la ruralité, aux commerces de qualité. 
Quand une vitrine est allumée, c’est tout un village qui respire. 

C’est dit ! 

#262 Projet de Loi renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire

Le Sénat est appelé à voter cette semaine le projet de loi adopté à l’Assemblée Nationale dans la nuit de mercredi à jeudi dernier.
Ce nouveau texte « renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire » cherche avant tout à persuader les 5 millions de non vaccinés, à le faire. 
 
En effet, 
En se protégeant eux même, ils protègent leur entourage.
Il est incontestable que le virus a perdu de sa virulence en évoluant de sa forme « delta » à sa forme « omnicron », même si celui-ci est devenu sans doute plus contagieux. 
Les défenses immunitaires des personnes vaccinées combattent mieux l’attaque virale. 
Les non-vaccinés restent, de très loin, les plus exposés et occupent très majoritairement les lits d’hospitalisation et de réanimation. Il est possible que le virus évolue encore. Si la vaccination permet d’en diminuer sa virulence à chaque adaptation, ce sera bon signe dans le combat contre la pandémie. 
La charge de travail dans les hôpitaux contraint les équipes médicales à déprogrammer de multiple opérations de toute nature. Ce fait a la lourde conséquence pour de très nombreux patients. Ils doivent attendre des soins parfois urgents avec une perte immédiate de chances de guérison.
 
Pour ces raisons dont je fais le constat chaque jour, je voterai le texte proposé et serai attentif aux amendements que le Sénat apportera au débat mardi et mercredi. 
 
C’est dit ! 

#261 Mes meilleurs voeux pour 2022!

En ce 4 janvier, je suis bien évidemment heureux de vous présenter mes meilleurs vœux pour 2022.
Comme l’an passé, notre préoccupation quant à la pandémie reste la même :
Protéger grâce au développement de l’offre vaccinale 
Soigner en renforçant les moyens sur le terrain, notamment dans les hôpitaux
Permettre une certaine vie sociale tout en maintenant l’attention et la vigilance
Assurer l’activité économique dont les ressources sont essentielles pour maintenir l’emploi et financer la solidarité
 
Au Sénat, l’activité parlementaire reprend dès aujourd’hui. J’interviendrai sur plusieurs sujets :
Je prendrai part au débat « Trois ans après la loi « Asile et Immigration », quel est le niveau réel de maîtrise de l’immigration par les pouvoirs publics ? ». 
J’aurai à cœur d’intervenir lors du débat «Les oubliés du Ségur de la santé/ investissements liés au Ségur à l’hôpital» afin de soutenir tous les acteurs de la santé. L’amélioration de notre système de santé est un sujet plus que jamais d’actualité.
Je vais également poursuivre les auditions en tant que rapporteur de la mission d’information « Perspectives de la Politique d’Aménagement du Territoire et de cohésion territoriale »
 
Tout en maintenant bien évidemment, mon engagement professionnel assurant encore cette semaine tests, vaccins et garde !
 
En 2022, avec toujours la Vienne à cœur !
 
C’est dit !