#251 Mon deuxième rapport en tant que Sénateur

Jeudi prochain, j’aurai le plaisir de présenter mon deuxième rapport en tant que Sénateur, cette fois-ci dans le cadre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Entouré de mes collègues Jean-Michel Arnaud, Nadège Havet, Pierre Médevielle, Marie-Pierre Monier, Guylène Pantel, Raymonde Poncet Monge et Marie-Claude Varaillas nous dévoilerons le rapport « Femmes et Ruralités ». 

Aujourd’hui, selon l’INSEE, 11 millions des femmes vivent en milieu rural, soit 32 % des femmes du pays, 51 % de la population des territoires ruraux et 17 % de la population nationale. C’est pourquoi il nous est apparu nécessaire de faire le diagnostic de leur place dans les territoires ruraux et ainsi travailler aux pistes de réflexions pour améliorer leur quotidien.

Après une trentaine d’heures d’auditions et de tables rondes réunissant différents acteurs, une consultation en ligne des élues, et de nombreux échanges avec les femmes de nos territoires, nous avons pu établir une analyse de la situation des femmes vivant éloignées des centres urbains, autour de huit thématiques : mobilité et articulation des temps de vie, jeunesse et orientation scolaire, emploi et insertion professionnelle, métier d’agricultrice, entrepreneuriat, santé et accès aux soins, lutte contre les violences conjugales et engagement politique.

De par ma fonction d’élu local et de pharmacien en milieu rural, j’ai particulièrement abordé les sujets relatifs à la santé, faisant écho de déserts médicaux encore trop nombreux impactant de fait la prévention, le dépistage et le suivi médical des femmes. 

Au-delà des difficultés et freins spécifiques rencontrés par les femmes rurales, nous avons également souhaité mettre en avant 70 bonnes pratiques et les initiatives locales innovantes qui pourraient être dupliquées dans d’autres zones du territoire national.

Nous espérons que le fruit de notre travail trouvera écho auprès de chacune et chacun et surtout qu’il sera source d’actions dans chaque territoire. Nous avons encore tant à faire, ne devons tous nous mobilisés !

C’est dit !



QO #2 – Il y a 67 Millions d’oubliés du Ségur en France  – 8 Octobre 2021

Bruno BELIN alerte le Ministre des Solidarités et de la Santé : Il y a 67 Millions d’oubliés du Ségur en France. 

Lors de la session des Questions Orales, jeudi 7 octobre, Bruno BELIN, Sénateur de la Vienne, soulignait qu’il existe toujours des « Oubliés du Ségur ». Malgré la Mission LAFORCADE, et l’élargissement aux établissements médico-social financés par l’assurance maladie, « le compte n’y est pas ». 

Bruno BELIN : Le compte n’y est pas. Je vais être très programmatique avec une question simple et un exemple simple. Les résidences autonomie dans nos départements ne sont pas dans le dispositif « Ségur ». Donc ma question est toute simple : Quand allez-vous envisager la revalorisation de ces salaires pour éviter toutes distorsions dans les différents emplois médico-social ? 

Sarah El Haïry, Secrétaire d’État, chargée de la jeunesse et de l’engagement : Le Gouvernement reconnaît l’engagement des personnels. Dans la continuation des travaux de M. Laforcade, les discussions avec les syndicats se poursuivent, avec un protocole signé le 28 mai étendant le complément de traitement indiciaire à tout le personnel soignant, notamment aux auxiliaires de soins, à compter du 9 octobre.  Les professionnels du privé en bénéficieront aux 1er janvier 2022, grâce à un second accord de méthode. Dans les autres secteurs, toute revalorisation doit faire l’objet de nouvelles discussions. Dans les autres secteurs, toute revalorisation doit faire l’objet de nouvelles discussions.

Bruno BELIN : Je vous remercie mais je regrette l’absence des ministres chargés du sujet. Je n’ai pas la réponse à ma question. Il existe 67 millions d’oubliés du Ségur en France. Tous les habitants de ce pays sont des oubliés du Ségur. Venez constater dans les territoires, dans les quartiers les déserts médicaux. Le Ségur, cela devait être aussi des postes, des lits, des praticiens supplémentaires. Si vous souhaitez avoir un rendez-vous avec un chirurgien-dentiste dans nos territoires, vous allez comprendre comment souffrance rime avec patience. 

Je profite de cette intervention pour apporter également un message de solidarité à l’ensemble de la profession des sages-femmes. Il est grand temps que le Gouvernement réagisse en soutien pour cette profession !

QE #55 – La demande de remboursement du dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA) aux professionnels libéraux. – 4 Octobre 2021

A l’occasion d’une Question Ecrite, le Sénateur Bruno BELIN attire l’attention d’Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé sur la demande de remboursement du dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA) aux professionnels libéraux.

«Afin de pallier la perte de revenus due à l’arrêt de l’activité qu’impliquaient les confinements, l’assurance maladie a versé au total plus d’un milliard d’euros à 203 000 professionnels libéraux au titre du DIPA. 

Aujourd’hui, alors que certains perçoivent les derniers versements de cette aide, d’autres reçoivent une facture de l’assurance maladie demandant le remboursement de la totalité ou en partie de l’aide attribuée ces derniers mois. Il note que 53 % des chirurgiens-dentistes et 36 % des médecins ayant bénéficié de cette aide sont concernés. Les sommes demandées sont conséquentes, environnant les 4 000€ en moyenne. Il tient à rappeler au Gouvernement que pour beaucoup de ces praticiens, cette facture vient s’ajouter au remboursement inévitable du prêt garanti par l’État. 

Il s’interroge sur la soudaineté du changement de calcul du DIPA et souhaiterait qu’on lui indique les raisons de ces nombreuses réclamations de remboursement, mettant en péril l’équilibre financier de bon nombre de professionnels libéraux. 

Il tient à souligner que, derrière chaque professionnel de santé, ce sont des emplois, ce sont des indicateurs positifs de bien-être et bien-vivre dans les communes, ce sont des richesses économiques générées. Alors ne générons pas la perte d’attractivité de nos territoires, ne mettons pas en difficulté les professionnels de santé. 

C’est pourquoi il demande au Gouvernement d’étudier avec l’assurance maladie la suspension des demandes de remboursement du DIPA.»

La question sera publiée le 7 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24760.

QE #53 – Point de situation des sites classés «SEVESO» de la Vienne – 4 Octobre 2021

Après avoir auditionné les associations des victimes de l’accident « Lubrizol », le Sénateur Bruno BELIN demande un point de situation des sites classés «SEVESO» de la Vienne, à la Ministre de la Transition Ecologique. 

«M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur le suivi des entreprises dont l’activité est liée à la manipulation, la fabrication, l’emploi ou le stockage de substances dangereuses dites « sites Seveso ».

Le 26 septembre 2019, l’usine chimique Lubrizol brûlait provoquant le réveil des Rouennaises et Rouennais sous un épais nuage de fumée noire. Les inspecteurs de la direction régionale de l’environnement (Dreal), ont identifié une série de manquements dans le respect des normes anti-incendies de l’usine.

Deux ans après cet incendie, l’usine est toujours mise en examen et des associations se sont créés pour représenter les victimes de l’accident. 

Le Département de la Vienne compte à ce jour deux sites identifiés Seveso, celui de Jouffray-Drillaud à Cissé exploitant un stockage de produits phytosanitaires ainsi que Picoty SA à Chasseneuil-du-Poitou exploitant un stockage d’hydrocarbures. De plus l’entreprise Phyteurop située à Montreuil-Bellay, dans le département du Maine-et-Loire intègre la commune des Trois-Moutiers (située dans la Vienne) dans sa zone de risque. 

Conscient de l’exceptionnalité de ces incidents, il demande au Gouvernement de lui transmettre la procédure de contrôle des sites qualifiés Seveso. De plus concernant les sites précédemment cités, il souhaiterait savoir si des contrôles ont été effectués ces deux dernières années et en connaître les conclusions émises.»

La question sera publiée le 7 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24757.

#250 La rareté des places en EHPAD

L’inauguration de l’extension de l’EHPAD l’Orée du Verger à Verrières, samedi matin, est l’occasion de rappeler qu’il est essentiel de créer des places en établissements pour accompagner les personnes âgées dans la dépendance. 

80 % des Français souhaitent vieillir à leur domicile le plus longtemps possible. La population des plus de 85 ans va tripler d’ici 2050, or il est déjà impossible, faute de personnels et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement. L’EHPAD reste la solution afin d’encadrer, aider et prendre soin les personnes en perte d’autonomie. 

Si nous ne nous mobilisons pas, dès à présent, la rareté des places aura pour conséquence, l’augmentation du prix de journée, impactant ainsi de nombreuses familles qui ne pourront pas se permettre d’assurer une place à leur proche. 

Cette semaine, je déposerai une question écrite auprès d’Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé afin de lui demander la création de places supplémentaires en EHPAD.

Mobilisé sur le sujet du bien vieillir depuis plus de vingt ans, j’ai déjà alerté, en février, Brigitte BOURGUIGNON, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’Autonomie, afin de réintégrer au plus vite la Loi Grand Âge et Autonomie dans le calendrier parlementaire et d’engager au plus vite de vrais moyens pour les structures, puis répondre ainsi pleinement au défi de l’autonomie.

C’est dit !



#249 Un an au Sénat!

Aujourd’hui, cela fait désormais un an qu’avec mon collègue Yves BOULOUX, j’ai l’honneur de représenter la voix des collectivités de la Vienne au Sénat.

Présent au Sénat et dans la Vienne, j’ai profondément à cœur de tenir ce rôle de représentation de la voix de nos territoires, en étant à l’écoute de chacun des élus et facilitateur dans l’exercice de leur mandat en soulevant leur problématique à la Haute-Assemblée.

Depuis un an maintenant je participe notamment aux travaux de la Délégation aux droits des Femmes et à l’égalité des chances entre les Hommes et les Femmes. C’est à ce titre que je tenais à souligner également le premier anniversaire du bracelet anti-rapprochement mis en place par la Gouvernement en septembre 2020. Ce dispositif permet, à l’aide de la géolocalisation, de protéger la personne victime, lorsque l’auteur présumé ou réel de violences rentre dans le cercle géographique de la victime. Les mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes progressent mais il reste encore énormément à faire.

Éric DUPOND-MORRETI, Garde des Sceaux, annonçait, vendredi dernier, dans la Vienne, la création de postes supplémentaires dans certaines juridictions pour traiter au plus vite les affaires de violences conjugales. Mais le problème doit se traiter bien en amont. Multiplier les postes pour une meilleure réactivité devrait également être l’action du Ministère de l’Intérieur. Il est impératif de répondre à toute situation de femme en détresse. 

Chaque femme dont la vie est violentée, brimée, en danger doit être prise en charge. 

Nous devons également apporter notre attention à la situation des femmes dans le monde, c’est pourquoi j’ai souhaité cosigner le courrier parlementaire en soutien aux femmes afghanes, destiné au Président de la République, et à l’initiative de Marie-George BUFFET, Députée de Seine-Saint-Denis. 

C’est dit !



QE #50 – La réforme d’automatisation du fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) – 21 Septembre 2021

Bruno BELIN alerte la ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales sur la réforme d’automatisation du fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA).

«Initialement prévue en 2019, cette réforme consiste à mettre en place une procédure informatisée permettant un calcul automatique du FCTVA, à partir des imputations comptables des dépenses des collectivités locales. 

Il alerte du fait que l’ajustement de l’assiette des dépenses éligibles définie par l’arrêté publié le 31 décembre 2020 exclut les travaux d’investissement réalisés en régie. Une telle application de cette nouvelle formule de calcul vient pénaliser de nombreuses communes, en particulier en milieu rural, pour qui la réalisation de travaux en régie reste l’opération la plus efficiente. Avec la perte de compensation de taxe de valeur ajoutée sur de nombreux projets, les communes se voient une fois plus amputées dans leur budget. Il est évoqué une perte d’environ 16 % pour certaines communes. 

Il rappelle toute l’importance des projets dans les communes et de la nécessité d’investir pour faire vivre, préserver et développer les territoires. Si le rôle de maire a su être mis en valeur pendant la crise sanitaire, leur mobilisation n’en est pas moins totale depuis toujours. Il ne s’agit pas de les brimer une fois plus dans leur envie de faire évoluer les territoires.

C’est pourquoi il demande au Gouvernement les évolutions possibles afin d’intégrer l’investissement des travaux en régie dans le FCTVA.»

La question sera publiée le 23 septembre au Journal Officiel et portera le numéro 24485.

#248 La proposition de Loi au sujet des Sapeurs-pompiers professionnels, volontaires

Cette semaine l’activité parlementaire reprend avec un sujet phare :
la Proposition de loi visant à consolider notre modèle de sécurité
civile et valoriser le volontariat des sapeurs-pompiers et les
sapeurs-pompiers professionnels.

L’OCCASION DE RENOUVELER TOUTE MA RECONNAISSANCE POUR L’ACTION SUR
LE TERRAIN MENÉE PAR LES SAPEURS-POMPIERS PROFESSIONNELS, VOLONTAIRES
AINSI QUE L’ENSEMBLE DES BÉNÉVOLES DE LA SÉCURITÉ CIVILE.

Je salue le travail de la commission des lois, qui a fait, en
concertation avec l’ensemble des parties prenantes, évoluer ce texte.
Nous pouvons nous satisfaire d’un résultat respectant les besoins de
chacun.

Ce nouveau texte, qui sera examiné dès mercredi, répond aux
inquiétudes des Services d’Incendie et de Secours, inscrivant dans la
loi le principe de non-assimilation du volontariat chez les
sapeurs-pompiers à une activité de travailleur. J’avais sollicité
Gérald DARMANIN, Ministre de l’Intérieur, en ce sens, afin de
préserver notre modèle de secours volontaire. De plus, la question des
carences ambulancières est clarifiée, en supprimant l’obligation de
prescription médicale pour pouvoir qualifier une intervention de
carence ambulancière. La valorisation de l’engagement des
sapeurs-pompiers est également reconnue par la création de la mention
« mort pour le Service de la République » pour les personnes ayant
péri en accomplissant leurs fonctions dans des circonstances
exceptionnelles, et en reconnaissant le statut de « pupille de la
République » aux enfants des défunts.

Je suis convaincu que cette proposition de loi apporte une véritable
avancée à notre modèle de sécurité civile. Derrière cette
proposition de loi, il y a une vraie ambition pour nos territoires, pour
nos concitoyens et bien évidemment pour nos héros du quotidien.

Je m’engage à protéger le statut de ceux qui par passion protègent
nos vies.

C’est dit !



QE #49 – Les conséquences de la mesure «Zero Cash» – 17 Septembre 2021

Bruno BELIN alerte le Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance sur les conséquences de la mesure «Zero Cash».

«Les collectivités territoriales, qui ont à leur charge l’aide aux personnes en difficulté, attribuent régulièrement leur secours sous forme de chèque. Le plus généralement, après réception de cette aide, les personnes se rendent à la trésorerie la plus proche afin d’échanger le chèque contre des espèces.

Il note que les trésoreries de proximité se voient fermer les unes après les autres, distançant à chaque fois un peu plus les habitants des services à la population. 

À cela s’ajoute la disparition des espèces dans le réseau de la direction générale des finances publiques qui entraîne donc des conséquences sur le paiement des sommes dues par les particuliers, sur leurs opérations de besoins de première nécessité, d’approvisionnement. 

Plusieurs pistes sont certes envisagées par les collectivités, mais chacune trouve sa limite. Le virement bancaire ne répond pas à l’objectif d’aide efficiente puisqu’elle peut être saisie si la personne est à découvert. Le bon alimentaire engendre une lourdeur administrative pour les commerçants.

C’est pourquoi il demande au Gouvernement, dans un premier temps, de lui clarifier le calendrier de la disparition totale des espèces dans les trésoreries. 

Dans un second temps il souhaiterait connaître les mesures envisagées afin que les collectivités puissent répondre avec la même efficacité et simplicité au besoin d’aide urgent pour les personnes en difficulté.»

La question sera publiée le 23 septembre au Journal Officiel et portera le numéro 24476.

QE #46 – Le nombre alarmant de noyades cet été – 30 Août 2021

Bruno BELIN alerte le Ministre délégué en charge des Sports sur le nombre alarmant de noyades cet été.

A l’occasion d’une Question Ecrite, Bruno BELIN, Sénateur de la Vienne, interpelle Roxana MARACINEANU, Ministre déléguée en charge des Sports, sur les mesures envisagées pour limiter le nombre de noyades.

« M.Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargée des sports sur le nombre alarmant de noyades cet été. 

Le rapport de Santé publique France relève 1447 noyades entre le 1er juin et le 8 août 2021, dont 186 suivies de décès. Il souhaite l’alerter du fait que 25 % de ces noyades concernent les moins de 6 ans. 

Il note qu’en raison de la crise sanitaire les cours de natation n’ont pas pu être maintenus impactant ainsi 800 000 enfants qui n’ont pas pu apprendre à nager. Il relève que la mer et les piscines privées restent les lieux les plus exposés aux noyades. 

C’est pourquoi il demande au Gouvernement les mesures envisagées pour limiter le nombre de noyades dans ces lieux ainsi que les évolutions possibles pour améliorer l’apprentissage de la natation dès le plus jeune âge.»

La question sera publiée le 2 septembre au Journal Officiel et portera le numéro 24262.