QAG #2 – Le blackout énergétique – 4 Novembre 2021

Bruno BELIN alerte le Gouvernement afin d’éviter un blackout énergétique. 

Mercredi 3 novembre, à l’occasion des Questions d’Actualité au Gouvernement, le Sénateur Bruno BELIN a demandé au Gouvernement les mesures envisagées pour ne pas craindre un blackout énergétique dans une politique où le nucléaire n’a plus sa place. 

« Madame la Ministre, 

Chacun sait vos tergiversations sur le nucléaire, cela a le mérite d’être clair. Alors que c’est un atout pour notre pays. 

Vous avez le nucléaire honteux, aigri.

À vouloir se passer du nucléaire, on va finir par éteindre toutes les lumières. 

On veut des voitures électriques et vous voulez vous passer de la principale source de production d’électricité. Et ce ne sont pas vos trop-pleins d’éoliennes qui suffiront.

La France des campagnes leurs dit NON !

La France des campagnes, comme celle des villes, peine à se chauffer.

La France des campagnes souffre de rouler pour travailler, seule solution de mobilité. 

Pour sortir de l’impasse, l’énergie pour tous passe par une baisse massive des taxes. Et l’Etat y gagnera à court terme car le pouvoir d’achat dégagé sera source de consommation et, ainsi, de TVA encaissée.

Alors, cohérence et bon sens seront les bienvenus, pour permettre aux Français de passer un hiver moins tendu. »

Retrouvez la vidéo de la Question du Sénateur Bruno BELIN sur : http://videos.senat.fr/video.2573410_61828ee2ae06a.seance-publique-du-3-novembre-2021-apres-midi?timecode=3395000

#254 Référent sur la thématique « commerce en milieu rural »

Mercredi dernier, la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, lors de m’a désigné comme l’un des cinq référents dans le cadre des travaux « Perspectives pour l’aménagement du territoire ». Je remercie vivement le Président Longeot pour sa confiance.

Avec mes collègues Patricia DEMAS, Martine FILLEUL, Christine HERZOG et Bruno ROJOUAN, nous avons pour mission d’élaborer des propositions autour de l’accessibilité des services et des équipements en milieu rural, des mobilités et de la cohésion de l’aménagement du territoire. 

J’interviendrai en tant que référent sur la thématique « commerce en milieu rural ». Les commerces sont essentiels pour la vie de nos territoires. Ils sont le cœur de nos centres bourgs, générateurs d’animations, d’attractivité et d’économie. Durant les différents confinements, les commerces de proximité ont su prouver toute leur nécessité. De nombreuses communes se battent pour tenir leurs commerces ouverts. 

L’objectif est d’arriver rapidement à garantir un maillage équilibré de commerces et de services pertinents et  pérenniser une dynamique des centres bourgs ruraux les plus importants.

J’ai d’ores et déjà sollicité l’avis de mes collègues Maires de la Vienne afin d’avoir de véritables retours de terrain. Les auditions débuteront le 10 novembre prochain pour une présentation du rapport en février 2022. 

Nous sommes mobilisés pour permettre un avenir à toutes nos communes rurales tant recherchées depuis dix huit mois.

C’est dit !



#253 100 euros pour les 38 millions de Français

Jeudi dernier le Premier Ministre annonçait un chèque de 100 euros pour les 38 millions de français qui touchent moins de 2000 euros.

Le budget carburant moyen par habitant est de près de 2000 euros par an, à raison de deux pleins par mois. L’indemnité inflation, ayant vocation à n’être versée qu’une seule fois, représenterait seulement 5% de ce budget. 

Cette mesure peut sembler juste mais elle fait défaut à de nombreuses situations : l’effet de seuil entraîne une inégalité de traitement. Prenons un exemple simple : Un retraité citadin, n’utilisant que très peu sa voiture, dont la pension à la retraite est inférieure à 2000 euros, touchera le « chèque de 100 euros ». Une mère monoparentale, avec deux enfants à charge, habitant en milieu rural, utilisant quotidiennement sa voiture (écoles, courses, travail), et dont le salaire est de 2100 euros, est exclue du dispositif. 

La distribution d’un « chèque de 100 euros » ne règle donc pas le problème de la hausse du carburant.

La solution doit être encore plus poussée. 

Pourquoi ne pas envisager une autre hypothèse ? Baisser les taxes pourrait être à privilégier. Elle permettra une hausse du pouvoir d’achat et par conséquent une relance de la consommation et de l’économie. L’Etat sera alors gagnant par un retour sur la TVA qu’il perçoit sur la consommation et les investissements. 

Baisser les taxes sur l’énergie c’est créer un cercle vertueux pour l’économie.

C’est dit !



QAG #1 – La rupture de vaccin – 22 Octobre 2021

Question :

M. Bruno Belin. Ma question s’adressait à M. le ministre des solidarités et de la santé. 

Je parlerai non pas d’un virus venu du bout du monde, encore inconnu de tous voilà quelques mois, mais d’un virus dont la puissance contagieuse est connue mondialement depuis 1918 et pour lequel un vaccin existe depuis 1944. Chacun sait la virulence contagieuse du virus saisonnier de la grippe. Or nous ne sommes pas prêts : 7 millions de Français, inquiets de la situation sanitaire, ont d’ores et déjà retiré en pharmacie une dose de vaccin ; 15 millions de personnes bénéficieront d’une prise en charge du fait d’une situation à risque ; mais 13 millions de doses de vaccin seulement ont été préparées… 

Que compte faire le Gouvernement pour protéger les habitants de ce pays, pour éviter la rupture de stock en officines dès cette semaine, alors que nous entrons dans la période optimale pour se faire vacciner ?

Réplique :

Je crains que nous ne devenions le pays de la pénurie : pénurie de médecins, pénurie de moyens dans les hôpitaux, pénurie de masques, pénurie de gel, pénurie de surblouses, pénurie de tests, pénurie de lits de réanimation, pénurie de doses de vaccin, pénurie d’anticipation, ce qui est encore plus grave… L’impréparation est une faute, monsieur le secrétaire d’État.

J’espère que nous allons nous mobiliser, les uns et les autres, pour qu’il y ait moins de pénuries et d’incurie dans ce pays.

QE #70 – Le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église – 22 Octobre 2021

Bruno Belin attire l’attention du Ministre de l’Intérieur sur le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église.

«Mardi 5 octobre 2021, la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), a publié son rapport après deux ans et demi de travaux, d’auditions, d’investigations.

Le constat est fracassant.

Il est dénombré plus de 300 000 victimes en 70 ans. Au-delà du droit canonique en accord avec la loi civile, de tels actes ne doivent plus être cachés.

Il rappelle que le code pénal français oblige tout citoyen, lorsqu’il en a les moyens d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité corporelle de la personne (art. 223-6) ; d’informer la justice, quel que soit l’âge de la victime, de tout crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets ou dont les auteurs sont susceptibles de récidiver (art. 434-1), et de tous faits ou privation, mauvais traitements ou atteintes sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable (art. 434-3). L’évêque diocésain est donc tenu d’informer l’autorité judiciaire étatique du crime ou du délit d’abus sexuel sur mineurs perpétré par des clercs relevant de sa juridiction. 

Il note cependant la rareté des réactions suite à la publication du rapport. Il ne s’agit pas simplement d’affaires d’Église. Il s’agit également de citoyens brisés. Les actes dont ils ont été victimes doivent être reconnus. Ils doivent obtenir la réparation du préjudice. 

Il souhaite connaître sa position, suite au rapport de la CIASE et les mesures envisagées afin d’aider les victimes d’abus sexuels dans l’Église.»

La question sera publiée le 28 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 25081.

QE #68 – Le fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle – 18 Octobre 2021

Bruno Belin demande la stabilité du fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle, au Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance.

«La suppression de la taxe professionnelle en 2011 a conduit à la création d’un fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle, alimenté par une dotation de l’État égale pour chaque département à la somme des versements effectués au titre de l’année 2009 aux structures locales (communes, établissements publics de coopération intercommunales, agglomérations nouvelles) défavorisées par la faiblesse de leur potentiel fiscal ou l’importance de leurs charges. 

Il note que l’article 1648A du code général des impôts prévoyant la dotation perçue par les fonds départementaux de péréquation de la taxe professionnelle est stable depuis la loi de finances de 2019, après avoir subi une forte baisse en 2017 et 2018. Depuis la mise en place du fonds dit «fonds Civaux» en 1983, le conseil départemental de la Vienne s’est toujours attaché à répartir ce fonds au bénéfice de l’ensemble des communes sur des critères objectifs tels que le potentiel fiscal et les charges. 

Il soulève l’importance de ce fonds pour les communes dans l’équilibre de leur budget qui ont vu ces dernières années la baisse de leur dotation globale de fonctionnement et leurs recettes fiscales. Ce fonds est par conséquent indispensable pour les collectivités. Le montant du fonds s’élevait en 2021 à 8 679 130 euros. 

Il souhaiterait avoir sa confirmation quant à la stabilité du montant du fonds prévu dans le projet de loi n° 4482 (Assemblée nationale, XVe législature) de finances 2022.»

La question sera publiée le 21 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 25014.

#252 Pour une politique du logement au rendez-vous du défi climatique

Pour une politique du logement et de l’habitat ambitieuse et au rendez-vous du défi climatique.

Nous traversons depuis de nombreux mois maintenant, une crise du logement. La demande a largement dépassé l’offre. Ce qui implique une inflation des prix au mètre carré. Plus un bien devient rare, plus il devient cher. La logique est imparable. Par conséquent, il devient difficile de se loger. 

Selon les dernières données de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), la production de logements neufs affiche un net recul de 22,3 % en 2020. Les mises en chantier ont fléchi de 8,2% l’an dernier et les autorisations d’urbanisme de près de 15%.

Le secteur du bâtiment représente près de 1,5 million d’équivalents temps plein soit 6 % de l’emploi en France. De plus la construction d’un logement conduit à la création ou le maintien de 1,6 million d’emplois dans la filière. Ce sont des emplois : qualifiés, non délocalisables et ancrés dans les territoires. 91 % des 34 000 communes de France, disposent d’au moins une entreprise de bâtiment.

La réponse que nous pouvons apporter passe par la réhabilitation et la construction de logements, en espérant que les PLUI ne constituent pas un obstacle au développement équilibré du territoire.

Dans la Vienne, depuis 6 ans ce sont plus de 1000 logements construits, rénovés grâce à la politique de l’habitat mise en place par le Conseil Départemental. Soutenir une politique du logement et de l’habitat ambitieuse c’est générer de l’investissement et par conséquent du chiffre d’affaires pour les entreprises du secteur et de la création d’emplois pour l’économie de nos territoires.

De plus le constat d’un parc immobilier vieillissant datant, pour une grande partie, avant les années 80, ne répond pas aux enjeux d’économies d’énergies et donc aux objectifs que s’est fixé la France lors de la COP 21. Aujourd’hui 4,8 millions de logements sont considérés comme « passoires énergétiques », lesquels génèrent une quantité importante de gaz à effet de serre. 

La question du logement est indissociable des enjeux climatiques et doit avoir toute sa place lors de la COP26, qui débutera le 31 octobre prochain à Glasgow.

Donnons-nous les moyens d’avoir une politique du logement et de l’habitat ambitieuse et au rendez-vous du défi climatique.

C’est dit !



QE #67 – La position du Gouvernement sur les projets de bassines – 15 Octobre 2021

Bruno Belin demande à la Ministre de la transition écologique la position du Gouvernement sur les projets de bassines.

«M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur les projets de bassines. 

À ce jour, 41 bassines sont en projets dans le bassin du Clain. Ces projets sont clivants et engendrent beaucoup de questionnements pour nos concitoyens.

Là où certains voient une manière de protéger les cultures en stockant l’eau afin de pallier toute éventuelle sécheresse, d’autres y voient un système archaïque favorisant une agriculture intensive provoquant l’appauvrissement de nos ressources.

C’est pourquoi il souhaiterait connaître la position du Gouvernement concernant les projets de bassines en France.»

La question sera publiée le 21 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24952.

QE #66 – La situation des sages-femmes et maïeuticiens de France – 12 Octobre 2021

A l’occasion d’une Question Ecrite, le Sénateur Bruno BELIN attire l’attention d’Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation des sages-femmes et maïeuticiens de France.

«Depuis fin septembre, les sages-femmes et maïeuticiens de France ont entrepris un mouvement de grève dans plus de 150 maternités et dans plus de 60 % des cabinets libéraux afin d’alerter le ministère sur la pénurie de sages-femmes.

Cela fait bien trop longtemps qu’ils alertent sur les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent. La situation n’est plus acceptable et engendre de véritables risques pour les patientes et les nouveaux nés. 

L’épuisement est total. L’organisation nationale syndicale des sages-femmes révèle que 40 % des sages-femmes hospitalières sont en épuisement professionnel, 7 étudiants sur 10 ont des symptômes dépressifs et 27 % d’entre eux ont pensé à arrêter la formation. Et pourtant ils répondent présents continuellement.

L’augmentation salariale de cent euros, évoquée le 16 septembre dernier, ne suffit pas. Les sages-femmes évoquent trois pistes afin d’améliorer leur cadre de travail : Tout d’abord, la création d’une sixième année d’étude qui permettrait d’acquérir l’ensemble des compétences qu’exige la profession et d’améliorer le bien-être étudiant, trop souvent sujet à la surcharge mentale ; ensuite, la révision des décrets de périnatalité de 1998, qui permettra de reprendre en charge les femmes dans des conditions décentes ; enfin, la création d’un statut médical pour les sages-femmes et maïeuticiens en accord avec le code de la santé publique.

Il souligne que la non-réponse aux cris d’alerte de ces professionnels provoque une incurie sans précédent. Il est temps d’agir. C’est pourquoi il demande au Gouvernement de revaloriser leur statut et de prendre en considération leurs revendications.»

La question sera publiée le 14 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24886.

QE #65 – La création de places supplémentaires en EHPAD – 12 Octobre 2021

Bruno BELIN, Sénateur de la Vienne, demande à la Ministre déléguée, chargée de l’autonomie, la création de places supplémentaires en EHPAD.

«M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l’autonomie, sur la création de places supplémentaires dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

80 % des Français souhaitent vieillir à leur domicile le plus longtemps possible. L’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estime que le nombre de personnes de plus de 85 ans représentera 2 millions d’individus en France, dans dix ans. Or il est déjà impossible, faute de personnels et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement. 

L’EHPAD reste la solution afin d’encadrer, aider et prendre soin les personnes en perte d’autonomie. Les établissements publics de retraite représentent 600 000 lits et les 30 principaux groupes privés comptent quant à eux un peu plus de 85 000 places. L’offre ne répond donc pas à la demande.

Il est à noter que la rareté des places aura pour conséquence l’augmentation du prix de journée, impactant ainsi de nombreuses familles qui ne pourront pas se permettre d’assurer une place à leur proche.

Cette analyse est connue de tous. 

C’est pourquoi il demande au Gouvernement de lui faire part du programme de créations de places pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.»

La question sera publiée le 14 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24888.