#256 Fiasco à Glasgow ?

On peut s’interroger sur la pertinence du sommet et le rapport final adopté à l’issue de la conférence des parties de Glasgow – COP 26 sur les changements climatiques organisée par l’Organisation des Nations Unies. Le texte est un compromis plein de contradictions.

L’enjeu est pourtant de première urgence car notre planète est bien malade de son climat.
Ses poussées de fièvre régulières nous le montrent.

Mais, une fois encore, les puissants continuent de minorer les réalités 
au détriment de la survie d’une partie de notre humanité.
(fin de non-recevoir pour les pays pauvres de l’aide promise par les pays riches lors de la cop21)

On ne réagit que maintenant sur l’utilité d’outils pour mesurer l’avancée des engagements de chacun.
On garde le charbon,
Et on regarde l’eau monter sous les ponts.
À quoi cela sert-il alors de réunir tant de personnes en un même endroit pour se dire que tout va mal si rien ne sort de ces grandes messes où la diplomatie l’emporte sur la survie.
Que garderons nous de Glasgow ?
Quelques mises en scène de communication pour dire que « le train c’est bien » et l’avion « c’est pas bon » ?
Sans constater que cela n’a pas baissé le nombre d’avions mobilisés à cette occasion !

Les enjeux sont ailleurs : 
la qualité énergétique des logements, 
l’aménagement du territoire pour permettre de travailler là où l’on vit sans passer le tiers de son budget et le quart de son temps dans les déplacements,
l’urgence d’une gestion pertinente des forêts et du papier,
la relocalisation de nombreuses productions,
sont autant de pistes de travail réalistes pour avancer face aux enjeux du défi climatique.

C’est dit ! 

QE #74 – L’apprentissage des gestes qui sauvent – 9 Novembre 2021

Bruno Belin se mobilise pour l’apprentissage des gestes qui sauvent.

«M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le statut de citoyen sauveteur.

Le statut de citoyen sauveteur prévu dans la loi n° 2020-840 du 3 juillet 2020 a pour but d’inciter la population à effectuer les gestes de premiers secours sans risquer des poursuites judiciaires en cas de préjudice non intentionnel causé à la victime.

Il note que, chaque année, environ 40 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque. Le taux de survie est estimé à seulement 5 %. La sensibilisation aux gestes de premiers secours est donc primordiale.

Il souhaiterait donc connaître le nombre de citoyens sauveteurs ainsi que les mesures envisagées par le Gouvernement pour sensibiliser plus largement à l’apprentissages des gestes qui sauvent et faire de chacun un citoyen sauveteur. »

La question sera publiée le 11 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 25328.

l’apprentissage des gestes qui sauvent

#255 Black-out énergétique.

« Madame la Ministre,

Le sujet est crucial, je me permets donc de revenir sur la COP26 qui se tient cette semaine à Glasgow. Il y a cinq ans, lors des Accords de Paris, la France s’est fixé des objectifs ambitieux. Rappelez-vous, ici-même dans cette assemblée, il y a moins d’un an, nous débattions sur un risque de blackout énergétique.

On ferme Fessenheim

Et on achète en Allemagne

De l’énergie fabriquée dans les conditions que l’on sait.

Comment allez-vous tenir vos objectifs face au défi climatique et permettre aux français de vivre un hiver moins chaotique.

Chacun sait vos tergiversations sur le nucléaire, cela a le mérite d’être clair. Alors que c’est un atout pour notre pays.

Vous avez le nucléaire honteux, aigri.
À vouloir se passer du nucléaire, on va finir par éteindre toutes les lumières. 

On veut des voitures électriques et vous voulez vous passer de la principale source de production d’électricité. Et ce ne sont pas vos trop-pleins d’éoliennes qui suffiront.

La France des campagnes leur dit NON !
La France des campagnes, comme celle des villes, peine à se chauffer.

La France des campagnes souffre de rouler pour travailler, seule solution de mobilité.

Pour sortir de l’impasse, l’énergie pour tous passe par une baisse massive des taxes. Et l’Etat y gagnera à court terme car le pouvoir d’achat dégagé sera source de consommation et, ainsi, de TVA encaissée.

Alors, cohérence et bon sens seront les bienvenus, pour permettre aux Français de passer un hiver moins tendu. »

C’est dit !



QE #73 – Les fermetures d’officines dues à une restitution de licence – 4 Novembre 2021

Bruno Belin alerte le Ministre des Solidarités et de la Santé sur les fermetures d’officines dues à une restitution de licence.

«M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation des pharmacies.

Il se félicite du maillage équilibré et efficace des pharmacies sur le territoire.

Cependant aujourd’hui, en France, nous comptons 20 978 officines. En dix ans, ce ne sont pas moins de 1 500 officines qui ont été fermées. 

En 2019, pour 39 % d’entre elles, il s’agissait d’une restitution de licence, faute de repreneur. 

Actuellement, l’article L. 5125-22 du code de la santé publique prévoit qu’en cas de cessation définitive d’activité de l’officine, son titulaire, ou en cas de décès, ses héritiers, déclare cette cessation auprès du directeur général de l’agence régionale de santé. Lorsqu’elle n’est pas déclarée, la cessation d’activité est réputée définitive dès lors qu’aucune activité n’a été constatée pendant douze mois consécutifs. 

Le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) constate la caducité de la licence par arrêté. 

Il soulève qu’une période de douze mois pour retrouver un repreneur est bien trop courte, surtout en milieu rural. 

Il souligne d’autant plus que les deux dernière années, marquées par la crise sanitaire et de multiple confinement n’a pas facilité les reprises de licences. 

C’est pourquoi il demande au Gouvernement de lui faire connaître le nombre de fermetures d’officines dues à une restitution de licence au cours de ces deux dernières années. De plus il souhaiterait connaître sa position quant à la suggestion d’allonger la période pour trouver un repreneur. »

La question sera publiée le 11 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 25280.

QAG #2 – Le blackout énergétique – 4 Novembre 2021

Bruno BELIN alerte le Gouvernement afin d’éviter un blackout énergétique. 

Mercredi 3 novembre, à l’occasion des Questions d’Actualité au Gouvernement, le Sénateur Bruno BELIN a demandé au Gouvernement les mesures envisagées pour ne pas craindre un blackout énergétique dans une politique où le nucléaire n’a plus sa place. 

« Madame la Ministre, 

Chacun sait vos tergiversations sur le nucléaire, cela a le mérite d’être clair. Alors que c’est un atout pour notre pays. 

Vous avez le nucléaire honteux, aigri.

À vouloir se passer du nucléaire, on va finir par éteindre toutes les lumières. 

On veut des voitures électriques et vous voulez vous passer de la principale source de production d’électricité. Et ce ne sont pas vos trop-pleins d’éoliennes qui suffiront.

La France des campagnes leurs dit NON !

La France des campagnes, comme celle des villes, peine à se chauffer.

La France des campagnes souffre de rouler pour travailler, seule solution de mobilité. 

Pour sortir de l’impasse, l’énergie pour tous passe par une baisse massive des taxes. Et l’Etat y gagnera à court terme car le pouvoir d’achat dégagé sera source de consommation et, ainsi, de TVA encaissée.

Alors, cohérence et bon sens seront les bienvenus, pour permettre aux Français de passer un hiver moins tendu. »

Retrouvez la vidéo de la Question du Sénateur Bruno BELIN sur : http://videos.senat.fr/video.2573410_61828ee2ae06a.seance-publique-du-3-novembre-2021-apres-midi?timecode=3395000

#254 Référent sur la thématique « commerce en milieu rural »

Mercredi dernier, la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, lors de m’a désigné comme l’un des cinq référents dans le cadre des travaux « Perspectives pour l’aménagement du territoire ». Je remercie vivement le Président Longeot pour sa confiance.

Avec mes collègues Patricia DEMAS, Martine FILLEUL, Christine HERZOG et Bruno ROJOUAN, nous avons pour mission d’élaborer des propositions autour de l’accessibilité des services et des équipements en milieu rural, des mobilités et de la cohésion de l’aménagement du territoire. 

J’interviendrai en tant que référent sur la thématique « commerce en milieu rural ». Les commerces sont essentiels pour la vie de nos territoires. Ils sont le cœur de nos centres bourgs, générateurs d’animations, d’attractivité et d’économie. Durant les différents confinements, les commerces de proximité ont su prouver toute leur nécessité. De nombreuses communes se battent pour tenir leurs commerces ouverts. 

L’objectif est d’arriver rapidement à garantir un maillage équilibré de commerces et de services pertinents et  pérenniser une dynamique des centres bourgs ruraux les plus importants.

J’ai d’ores et déjà sollicité l’avis de mes collègues Maires de la Vienne afin d’avoir de véritables retours de terrain. Les auditions débuteront le 10 novembre prochain pour une présentation du rapport en février 2022. 

Nous sommes mobilisés pour permettre un avenir à toutes nos communes rurales tant recherchées depuis dix huit mois.

C’est dit !



#253 100 euros pour les 38 millions de Français

Jeudi dernier le Premier Ministre annonçait un chèque de 100 euros pour les 38 millions de français qui touchent moins de 2000 euros.

Le budget carburant moyen par habitant est de près de 2000 euros par an, à raison de deux pleins par mois. L’indemnité inflation, ayant vocation à n’être versée qu’une seule fois, représenterait seulement 5% de ce budget. 

Cette mesure peut sembler juste mais elle fait défaut à de nombreuses situations : l’effet de seuil entraîne une inégalité de traitement. Prenons un exemple simple : Un retraité citadin, n’utilisant que très peu sa voiture, dont la pension à la retraite est inférieure à 2000 euros, touchera le « chèque de 100 euros ». Une mère monoparentale, avec deux enfants à charge, habitant en milieu rural, utilisant quotidiennement sa voiture (écoles, courses, travail), et dont le salaire est de 2100 euros, est exclue du dispositif. 

La distribution d’un « chèque de 100 euros » ne règle donc pas le problème de la hausse du carburant.

La solution doit être encore plus poussée. 

Pourquoi ne pas envisager une autre hypothèse ? Baisser les taxes pourrait être à privilégier. Elle permettra une hausse du pouvoir d’achat et par conséquent une relance de la consommation et de l’économie. L’Etat sera alors gagnant par un retour sur la TVA qu’il perçoit sur la consommation et les investissements. 

Baisser les taxes sur l’énergie c’est créer un cercle vertueux pour l’économie.

C’est dit !



QAG #1 – La rupture de vaccin – 22 Octobre 2021

Question :

M. Bruno Belin. Ma question s’adressait à M. le ministre des solidarités et de la santé. 

Je parlerai non pas d’un virus venu du bout du monde, encore inconnu de tous voilà quelques mois, mais d’un virus dont la puissance contagieuse est connue mondialement depuis 1918 et pour lequel un vaccin existe depuis 1944. Chacun sait la virulence contagieuse du virus saisonnier de la grippe. Or nous ne sommes pas prêts : 7 millions de Français, inquiets de la situation sanitaire, ont d’ores et déjà retiré en pharmacie une dose de vaccin ; 15 millions de personnes bénéficieront d’une prise en charge du fait d’une situation à risque ; mais 13 millions de doses de vaccin seulement ont été préparées… 

Que compte faire le Gouvernement pour protéger les habitants de ce pays, pour éviter la rupture de stock en officines dès cette semaine, alors que nous entrons dans la période optimale pour se faire vacciner ?

Réplique :

Je crains que nous ne devenions le pays de la pénurie : pénurie de médecins, pénurie de moyens dans les hôpitaux, pénurie de masques, pénurie de gel, pénurie de surblouses, pénurie de tests, pénurie de lits de réanimation, pénurie de doses de vaccin, pénurie d’anticipation, ce qui est encore plus grave… L’impréparation est une faute, monsieur le secrétaire d’État.

J’espère que nous allons nous mobiliser, les uns et les autres, pour qu’il y ait moins de pénuries et d’incurie dans ce pays.

QE #70 – Le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église – 22 Octobre 2021

Bruno Belin attire l’attention du Ministre de l’Intérieur sur le rapport de la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église.

«Mardi 5 octobre 2021, la commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), a publié son rapport après deux ans et demi de travaux, d’auditions, d’investigations.

Le constat est fracassant.

Il est dénombré plus de 300 000 victimes en 70 ans. Au-delà du droit canonique en accord avec la loi civile, de tels actes ne doivent plus être cachés.

Il rappelle que le code pénal français oblige tout citoyen, lorsqu’il en a les moyens d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité corporelle de la personne (art. 223-6) ; d’informer la justice, quel que soit l’âge de la victime, de tout crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets ou dont les auteurs sont susceptibles de récidiver (art. 434-1), et de tous faits ou privation, mauvais traitements ou atteintes sexuelles infligées à un mineur ou à une personne vulnérable (art. 434-3). L’évêque diocésain est donc tenu d’informer l’autorité judiciaire étatique du crime ou du délit d’abus sexuel sur mineurs perpétré par des clercs relevant de sa juridiction. 

Il note cependant la rareté des réactions suite à la publication du rapport. Il ne s’agit pas simplement d’affaires d’Église. Il s’agit également de citoyens brisés. Les actes dont ils ont été victimes doivent être reconnus. Ils doivent obtenir la réparation du préjudice. 

Il souhaite connaître sa position, suite au rapport de la CIASE et les mesures envisagées afin d’aider les victimes d’abus sexuels dans l’Église.»

La question sera publiée le 28 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 25081.

QE #68 – Le fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle – 18 Octobre 2021

Bruno Belin demande la stabilité du fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle, au Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance.

«La suppression de la taxe professionnelle en 2011 a conduit à la création d’un fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle, alimenté par une dotation de l’État égale pour chaque département à la somme des versements effectués au titre de l’année 2009 aux structures locales (communes, établissements publics de coopération intercommunales, agglomérations nouvelles) défavorisées par la faiblesse de leur potentiel fiscal ou l’importance de leurs charges. 

Il note que l’article 1648A du code général des impôts prévoyant la dotation perçue par les fonds départementaux de péréquation de la taxe professionnelle est stable depuis la loi de finances de 2019, après avoir subi une forte baisse en 2017 et 2018. Depuis la mise en place du fonds dit «fonds Civaux» en 1983, le conseil départemental de la Vienne s’est toujours attaché à répartir ce fonds au bénéfice de l’ensemble des communes sur des critères objectifs tels que le potentiel fiscal et les charges. 

Il soulève l’importance de ce fonds pour les communes dans l’équilibre de leur budget qui ont vu ces dernières années la baisse de leur dotation globale de fonctionnement et leurs recettes fiscales. Ce fonds est par conséquent indispensable pour les collectivités. Le montant du fonds s’élevait en 2021 à 8 679 130 euros. 

Il souhaiterait avoir sa confirmation quant à la stabilité du montant du fonds prévu dans le projet de loi n° 4482 (Assemblée nationale, XVe législature) de finances 2022.»

La question sera publiée le 21 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 25014.