#252 Pour une politique du logement au rendez-vous du défi climatique

Pour une politique du logement et de l’habitat ambitieuse et au rendez-vous du défi climatique.

Nous traversons depuis de nombreux mois maintenant, une crise du logement. La demande a largement dépassé l’offre. Ce qui implique une inflation des prix au mètre carré. Plus un bien devient rare, plus il devient cher. La logique est imparable. Par conséquent, il devient difficile de se loger. 

Selon les dernières données de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), la production de logements neufs affiche un net recul de 22,3 % en 2020. Les mises en chantier ont fléchi de 8,2% l’an dernier et les autorisations d’urbanisme de près de 15%.

Le secteur du bâtiment représente près de 1,5 million d’équivalents temps plein soit 6 % de l’emploi en France. De plus la construction d’un logement conduit à la création ou le maintien de 1,6 million d’emplois dans la filière. Ce sont des emplois : qualifiés, non délocalisables et ancrés dans les territoires. 91 % des 34 000 communes de France, disposent d’au moins une entreprise de bâtiment.

La réponse que nous pouvons apporter passe par la réhabilitation et la construction de logements, en espérant que les PLUI ne constituent pas un obstacle au développement équilibré du territoire.

Dans la Vienne, depuis 6 ans ce sont plus de 1000 logements construits, rénovés grâce à la politique de l’habitat mise en place par le Conseil Départemental. Soutenir une politique du logement et de l’habitat ambitieuse c’est générer de l’investissement et par conséquent du chiffre d’affaires pour les entreprises du secteur et de la création d’emplois pour l’économie de nos territoires.

De plus le constat d’un parc immobilier vieillissant datant, pour une grande partie, avant les années 80, ne répond pas aux enjeux d’économies d’énergies et donc aux objectifs que s’est fixé la France lors de la COP 21. Aujourd’hui 4,8 millions de logements sont considérés comme « passoires énergétiques », lesquels génèrent une quantité importante de gaz à effet de serre. 

La question du logement est indissociable des enjeux climatiques et doit avoir toute sa place lors de la COP26, qui débutera le 31 octobre prochain à Glasgow.

Donnons-nous les moyens d’avoir une politique du logement et de l’habitat ambitieuse et au rendez-vous du défi climatique.

C’est dit !



QE #67 – La position du Gouvernement sur les projets de bassines – 15 Octobre 2021

Bruno Belin demande à la Ministre de la transition écologique la position du Gouvernement sur les projets de bassines.

«M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur les projets de bassines. 

À ce jour, 41 bassines sont en projets dans le bassin du Clain. Ces projets sont clivants et engendrent beaucoup de questionnements pour nos concitoyens.

Là où certains voient une manière de protéger les cultures en stockant l’eau afin de pallier toute éventuelle sécheresse, d’autres y voient un système archaïque favorisant une agriculture intensive provoquant l’appauvrissement de nos ressources.

C’est pourquoi il souhaiterait connaître la position du Gouvernement concernant les projets de bassines en France.»

La question sera publiée le 21 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24952.

QE #66 – La situation des sages-femmes et maïeuticiens de France – 12 Octobre 2021

A l’occasion d’une Question Ecrite, le Sénateur Bruno BELIN attire l’attention d’Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé sur la situation des sages-femmes et maïeuticiens de France.

«Depuis fin septembre, les sages-femmes et maïeuticiens de France ont entrepris un mouvement de grève dans plus de 150 maternités et dans plus de 60 % des cabinets libéraux afin d’alerter le ministère sur la pénurie de sages-femmes.

Cela fait bien trop longtemps qu’ils alertent sur les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent. La situation n’est plus acceptable et engendre de véritables risques pour les patientes et les nouveaux nés. 

L’épuisement est total. L’organisation nationale syndicale des sages-femmes révèle que 40 % des sages-femmes hospitalières sont en épuisement professionnel, 7 étudiants sur 10 ont des symptômes dépressifs et 27 % d’entre eux ont pensé à arrêter la formation. Et pourtant ils répondent présents continuellement.

L’augmentation salariale de cent euros, évoquée le 16 septembre dernier, ne suffit pas. Les sages-femmes évoquent trois pistes afin d’améliorer leur cadre de travail : Tout d’abord, la création d’une sixième année d’étude qui permettrait d’acquérir l’ensemble des compétences qu’exige la profession et d’améliorer le bien-être étudiant, trop souvent sujet à la surcharge mentale ; ensuite, la révision des décrets de périnatalité de 1998, qui permettra de reprendre en charge les femmes dans des conditions décentes ; enfin, la création d’un statut médical pour les sages-femmes et maïeuticiens en accord avec le code de la santé publique.

Il souligne que la non-réponse aux cris d’alerte de ces professionnels provoque une incurie sans précédent. Il est temps d’agir. C’est pourquoi il demande au Gouvernement de revaloriser leur statut et de prendre en considération leurs revendications.»

La question sera publiée le 14 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24886.

QE #65 – La création de places supplémentaires en EHPAD – 12 Octobre 2021

Bruno BELIN, Sénateur de la Vienne, demande à la Ministre déléguée, chargée de l’autonomie, la création de places supplémentaires en EHPAD.

«M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l’autonomie, sur la création de places supplémentaires dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).

80 % des Français souhaitent vieillir à leur domicile le plus longtemps possible. L’institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estime que le nombre de personnes de plus de 85 ans représentera 2 millions d’individus en France, dans dix ans. Or il est déjà impossible, faute de personnels et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement. 

L’EHPAD reste la solution afin d’encadrer, aider et prendre soin les personnes en perte d’autonomie. Les établissements publics de retraite représentent 600 000 lits et les 30 principaux groupes privés comptent quant à eux un peu plus de 85 000 places. L’offre ne répond donc pas à la demande.

Il est à noter que la rareté des places aura pour conséquence l’augmentation du prix de journée, impactant ainsi de nombreuses familles qui ne pourront pas se permettre d’assurer une place à leur proche.

Cette analyse est connue de tous. 

C’est pourquoi il demande au Gouvernement de lui faire part du programme de créations de places pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.»

La question sera publiée le 14 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24888.

#251 Mon deuxième rapport en tant que Sénateur

Jeudi prochain, j’aurai le plaisir de présenter mon deuxième rapport en tant que Sénateur, cette fois-ci dans le cadre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Entouré de mes collègues Jean-Michel Arnaud, Nadège Havet, Pierre Médevielle, Marie-Pierre Monier, Guylène Pantel, Raymonde Poncet Monge et Marie-Claude Varaillas nous dévoilerons le rapport « Femmes et Ruralités ». 

Aujourd’hui, selon l’INSEE, 11 millions des femmes vivent en milieu rural, soit 32 % des femmes du pays, 51 % de la population des territoires ruraux et 17 % de la population nationale. C’est pourquoi il nous est apparu nécessaire de faire le diagnostic de leur place dans les territoires ruraux et ainsi travailler aux pistes de réflexions pour améliorer leur quotidien.

Après une trentaine d’heures d’auditions et de tables rondes réunissant différents acteurs, une consultation en ligne des élues, et de nombreux échanges avec les femmes de nos territoires, nous avons pu établir une analyse de la situation des femmes vivant éloignées des centres urbains, autour de huit thématiques : mobilité et articulation des temps de vie, jeunesse et orientation scolaire, emploi et insertion professionnelle, métier d’agricultrice, entrepreneuriat, santé et accès aux soins, lutte contre les violences conjugales et engagement politique.

De par ma fonction d’élu local et de pharmacien en milieu rural, j’ai particulièrement abordé les sujets relatifs à la santé, faisant écho de déserts médicaux encore trop nombreux impactant de fait la prévention, le dépistage et le suivi médical des femmes. 

Au-delà des difficultés et freins spécifiques rencontrés par les femmes rurales, nous avons également souhaité mettre en avant 70 bonnes pratiques et les initiatives locales innovantes qui pourraient être dupliquées dans d’autres zones du territoire national.

Nous espérons que le fruit de notre travail trouvera écho auprès de chacune et chacun et surtout qu’il sera source d’actions dans chaque territoire. Nous avons encore tant à faire, ne devons tous nous mobilisés !

C’est dit !



QO #2 – Il y a 67 Millions d’oubliés du Ségur en France  – 8 Octobre 2021

Bruno BELIN alerte le Ministre des Solidarités et de la Santé : Il y a 67 Millions d’oubliés du Ségur en France. 

Lors de la session des Questions Orales, jeudi 7 octobre, Bruno BELIN, Sénateur de la Vienne, soulignait qu’il existe toujours des « Oubliés du Ségur ». Malgré la Mission LAFORCADE, et l’élargissement aux établissements médico-social financés par l’assurance maladie, « le compte n’y est pas ». 

Bruno BELIN : Le compte n’y est pas. Je vais être très programmatique avec une question simple et un exemple simple. Les résidences autonomie dans nos départements ne sont pas dans le dispositif « Ségur ». Donc ma question est toute simple : Quand allez-vous envisager la revalorisation de ces salaires pour éviter toutes distorsions dans les différents emplois médico-social ? 

Sarah El Haïry, Secrétaire d’État, chargée de la jeunesse et de l’engagement : Le Gouvernement reconnaît l’engagement des personnels. Dans la continuation des travaux de M. Laforcade, les discussions avec les syndicats se poursuivent, avec un protocole signé le 28 mai étendant le complément de traitement indiciaire à tout le personnel soignant, notamment aux auxiliaires de soins, à compter du 9 octobre.  Les professionnels du privé en bénéficieront aux 1er janvier 2022, grâce à un second accord de méthode. Dans les autres secteurs, toute revalorisation doit faire l’objet de nouvelles discussions. Dans les autres secteurs, toute revalorisation doit faire l’objet de nouvelles discussions.

Bruno BELIN : Je vous remercie mais je regrette l’absence des ministres chargés du sujet. Je n’ai pas la réponse à ma question. Il existe 67 millions d’oubliés du Ségur en France. Tous les habitants de ce pays sont des oubliés du Ségur. Venez constater dans les territoires, dans les quartiers les déserts médicaux. Le Ségur, cela devait être aussi des postes, des lits, des praticiens supplémentaires. Si vous souhaitez avoir un rendez-vous avec un chirurgien-dentiste dans nos territoires, vous allez comprendre comment souffrance rime avec patience. 

Je profite de cette intervention pour apporter également un message de solidarité à l’ensemble de la profession des sages-femmes. Il est grand temps que le Gouvernement réagisse en soutien pour cette profession !

QE #55 – La demande de remboursement du dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA) aux professionnels libéraux. – 4 Octobre 2021

A l’occasion d’une Question Ecrite, le Sénateur Bruno BELIN attire l’attention d’Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé sur la demande de remboursement du dispositif d’indemnisation de perte d’activité (DIPA) aux professionnels libéraux.

«Afin de pallier la perte de revenus due à l’arrêt de l’activité qu’impliquaient les confinements, l’assurance maladie a versé au total plus d’un milliard d’euros à 203 000 professionnels libéraux au titre du DIPA. 

Aujourd’hui, alors que certains perçoivent les derniers versements de cette aide, d’autres reçoivent une facture de l’assurance maladie demandant le remboursement de la totalité ou en partie de l’aide attribuée ces derniers mois. Il note que 53 % des chirurgiens-dentistes et 36 % des médecins ayant bénéficié de cette aide sont concernés. Les sommes demandées sont conséquentes, environnant les 4 000€ en moyenne. Il tient à rappeler au Gouvernement que pour beaucoup de ces praticiens, cette facture vient s’ajouter au remboursement inévitable du prêt garanti par l’État. 

Il s’interroge sur la soudaineté du changement de calcul du DIPA et souhaiterait qu’on lui indique les raisons de ces nombreuses réclamations de remboursement, mettant en péril l’équilibre financier de bon nombre de professionnels libéraux. 

Il tient à souligner que, derrière chaque professionnel de santé, ce sont des emplois, ce sont des indicateurs positifs de bien-être et bien-vivre dans les communes, ce sont des richesses économiques générées. Alors ne générons pas la perte d’attractivité de nos territoires, ne mettons pas en difficulté les professionnels de santé. 

C’est pourquoi il demande au Gouvernement d’étudier avec l’assurance maladie la suspension des demandes de remboursement du DIPA.»

La question sera publiée le 7 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24760.

QE #53 – Point de situation des sites classés «SEVESO» de la Vienne – 4 Octobre 2021

Après avoir auditionné les associations des victimes de l’accident « Lubrizol », le Sénateur Bruno BELIN demande un point de situation des sites classés «SEVESO» de la Vienne, à la Ministre de la Transition Ecologique. 

«M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur le suivi des entreprises dont l’activité est liée à la manipulation, la fabrication, l’emploi ou le stockage de substances dangereuses dites « sites Seveso ».

Le 26 septembre 2019, l’usine chimique Lubrizol brûlait provoquant le réveil des Rouennaises et Rouennais sous un épais nuage de fumée noire. Les inspecteurs de la direction régionale de l’environnement (Dreal), ont identifié une série de manquements dans le respect des normes anti-incendies de l’usine.

Deux ans après cet incendie, l’usine est toujours mise en examen et des associations se sont créés pour représenter les victimes de l’accident. 

Le Département de la Vienne compte à ce jour deux sites identifiés Seveso, celui de Jouffray-Drillaud à Cissé exploitant un stockage de produits phytosanitaires ainsi que Picoty SA à Chasseneuil-du-Poitou exploitant un stockage d’hydrocarbures. De plus l’entreprise Phyteurop située à Montreuil-Bellay, dans le département du Maine-et-Loire intègre la commune des Trois-Moutiers (située dans la Vienne) dans sa zone de risque. 

Conscient de l’exceptionnalité de ces incidents, il demande au Gouvernement de lui transmettre la procédure de contrôle des sites qualifiés Seveso. De plus concernant les sites précédemment cités, il souhaiterait savoir si des contrôles ont été effectués ces deux dernières années et en connaître les conclusions émises.»

La question sera publiée le 7 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 24757.

#250 La rareté des places en EHPAD

L’inauguration de l’extension de l’EHPAD l’Orée du Verger à Verrières, samedi matin, est l’occasion de rappeler qu’il est essentiel de créer des places en établissements pour accompagner les personnes âgées dans la dépendance. 

80 % des Français souhaitent vieillir à leur domicile le plus longtemps possible. La population des plus de 85 ans va tripler d’ici 2050, or il est déjà impossible, faute de personnels et de moyens financiers, d’honorer toutes les demandes d’accompagnement. L’EHPAD reste la solution afin d’encadrer, aider et prendre soin les personnes en perte d’autonomie. 

Si nous ne nous mobilisons pas, dès à présent, la rareté des places aura pour conséquence, l’augmentation du prix de journée, impactant ainsi de nombreuses familles qui ne pourront pas se permettre d’assurer une place à leur proche. 

Cette semaine, je déposerai une question écrite auprès d’Olivier VERAN, Ministre des Solidarités et de la Santé afin de lui demander la création de places supplémentaires en EHPAD.

Mobilisé sur le sujet du bien vieillir depuis plus de vingt ans, j’ai déjà alerté, en février, Brigitte BOURGUIGNON, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’Autonomie, afin de réintégrer au plus vite la Loi Grand Âge et Autonomie dans le calendrier parlementaire et d’engager au plus vite de vrais moyens pour les structures, puis répondre ainsi pleinement au défi de l’autonomie.

C’est dit !



#249 Un an au Sénat!

Aujourd’hui, cela fait désormais un an qu’avec mon collègue Yves BOULOUX, j’ai l’honneur de représenter la voix des collectivités de la Vienne au Sénat.

Présent au Sénat et dans la Vienne, j’ai profondément à cœur de tenir ce rôle de représentation de la voix de nos territoires, en étant à l’écoute de chacun des élus et facilitateur dans l’exercice de leur mandat en soulevant leur problématique à la Haute-Assemblée.

Depuis un an maintenant je participe notamment aux travaux de la Délégation aux droits des Femmes et à l’égalité des chances entre les Hommes et les Femmes. C’est à ce titre que je tenais à souligner également le premier anniversaire du bracelet anti-rapprochement mis en place par la Gouvernement en septembre 2020. Ce dispositif permet, à l’aide de la géolocalisation, de protéger la personne victime, lorsque l’auteur présumé ou réel de violences rentre dans le cercle géographique de la victime. Les mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes progressent mais il reste encore énormément à faire.

Éric DUPOND-MORRETI, Garde des Sceaux, annonçait, vendredi dernier, dans la Vienne, la création de postes supplémentaires dans certaines juridictions pour traiter au plus vite les affaires de violences conjugales. Mais le problème doit se traiter bien en amont. Multiplier les postes pour une meilleure réactivité devrait également être l’action du Ministère de l’Intérieur. Il est impératif de répondre à toute situation de femme en détresse. 

Chaque femme dont la vie est violentée, brimée, en danger doit être prise en charge. 

Nous devons également apporter notre attention à la situation des femmes dans le monde, c’est pourquoi j’ai souhaité cosigner le courrier parlementaire en soutien aux femmes afghanes, destiné au Président de la République, et à l’initiative de Marie-George BUFFET, Députée de Seine-Saint-Denis. 

C’est dit !