#271 Maintenir et développer le commerce de proximité !

Comment maintenir et développer le commerce de proximité dans nos zones rurales ? 

Ce mardi 15 mars, au Sénat, j’ai l’honneur de présenter, aux membres de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, mon rapport sur le commerce en milieu rural, dans le cadre de la Mission d’Information sur les perspectives de la politique d’aménagement du territoire et de cohésion territoriale. Je tiens à remercier Serge BABARY, co-rapporteur, Sénateur de l’Indre-et-Loire, avec lequel j’ai pu mener à bien ce travail.

Aujourd’hui, les deux tiers de nos communes n’ont plus aucun commerce.  Les fractures territoriales persistent alors que les territoires ruraux restent des atouts pour celles et ceux à la recherche d’espace. Même si nous pouvons admettre que les initiatives portées ces dernières années ont permis quelques avancées, elles restent cependant trop marginales. Nous pouvons et devons faire encore d’avantage. C’est pourquoi, après plus de trois mois de travail, plus de cinquante auditions, plus d’une vingtaine de contributions écrites (dont celles de nombreux Maires de la Vienne), nous présenterons 10 propositions afin de répondre aux deux objectifs que nous nous sommes fixés :

– Faire en sorte que 100 % de nos concitoyens se trouvent à moins de 10 minutes de trajet d’un ensemble de commerces de la vie quotidienne.
– Donner les outils aux élus locaux pour créer les conditions d’une activité de commerce chaque fois que possible

A travers ce rapport, nous nous sommes inspirés de notre expérience en tant qu’élus de territoires ruraux. Nous avons également souhaité insuffler notre volonté du quotidien, qui est bien évidemment d’améliorer la qualité de vie de nos citoyens mais aussi de préserver le tissu économique qui fait vivre nos cœurs de bourgs.

D’autant plus aujourd’hui, dans cette ère post-confinement, où l’attente des (nouveaux) habitants est très forte, nous devons nous saisir des questions d’aménagement du territoire. La ruralité est une chance, saisissons-là ! Une vitrine allumée, c’est un village qui respire.  

C’est dit ! 



QE #97 – Un allègement de la fiscalité du carburant – 11 Mars 2022

Bruno Belin demande au Ministre de l’Economie, des Finances
et de la Relance, un allègement de la fiscalité du carburant.

«M.Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des
finances et de la relance sur la fiscalité du carburant.

Il souligne que les taxes qui s’appliquent sur le gazole agricole sont moins
élevées que celles relatives au diesel utilisé par les usagers.

Depuis le 1er janvier 2022, et selon la loi de finances pour 2020, la
fiscalité sur le gazole agricole est réduite à 0,0386€/litre comparée à la
taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques du
gazole laquelle s’élève à 0,5940€/litre.

Il note que la mobilité en milieu rural présente de plus en plus de
difficulté et reste pourtant nécessaire et primordiale.
En réponse à la situation économique actuelle, et aux impacts au
pouvoir d’achat de nos concitoyens, il demande la position du
Gouvernement quant à faire un effort de fiscalité et mettre en place le
même taux de reprise fiscale sur l’ensemble des carburants, aligné à
celui du gazole agricole.»

La question sera publiée le 17 mars au Journal Officiel et portera le numéro
27240.






#270 Nous sommes tous ukrainiens !


Cette semaine encore, je tiens à transmettre toute ma solidarité à l’Ukraine.  

Cette guerre laisse tout un peuple dans la détresse, obligé de fuir son pays pour se protéger. J’ai donc immédiatement lancé sur les réseaux sociaux un appel à la solidarité et au devoir d’accueil, en demandant aux habitants de la Vienne de m’informer sur les logements vacants et en sollicitant les bonnes volontés d’accueillir des réfugiés à domicile. Je fais le lien régulièrement avec l’Etat et leur transmets toutes les propositions.  

Il faut en appeler à la raison : l’escalade et l’intimidation par la menace de l’arme de dissuasion sous la seule responsabilité du Président russe sont de la folie. Le bombardement de la centrale de Zaporojie aurait pu être le point de non-retour d’un conflit nucléaire généralisé.  

Les conséquences sont déjà concrètes en France. Le prix de l’énergie et notamment du carburant est à des niveaux records.  Nous devons faire attention à ce que l’on consomme dans une situation où le pouvoir d’achat est au plus mal. De plus les entreprises font face à une hausse tarifaire des matières premières en raison de la paralysie de l’économie mondiale.  

Nous devons faire preuve d’unité dans cette guerre dramatique. Nous sommes tous ukrainiens.  

C’est dit ! 



QE #96 – Les difficultés rencontrées par les artisans – 1 Mars 2022

Bruno Belin demande des mesures économiques au
Gouvernement pour alléger les trésoreries des artisans.
Alerté par Karine DESROSES, Présidente de la Chambre de Métiers et de
l’Artisanat de la Vienne, le Sénateur BELIN a souhaité faire écho des
difficultés rencontrées par les artisans au Ministre délégué, chargé des
PME.

«Il soulève qu’une récente étude de la confédération des petites et moyennes
entreprises met en exergue les difficultés rencontrées par les entreprises dans
ce contexte économique. Les artisans ne bénéficient d’aucun effet de levier
significatif leur permettant d’amortir la hausse de ce poste de dépenses.

Ainsi 87 % des dirigeants seraient impactés, entraînant une restriction de leur
marge, de fait une baisse de trésorerie et donc des investissements. Il note que
16 % des entreprises ont décidé de reporter leur investissement dit productif.
Au regard de la situation économique délicate, depuis le début de la crise
sanitaire, cette hausse du carburant vient s’additionner à l’augmentation des
charges énergétiques et au remboursement des prêts (dont celui garanti par
l’État). La reprise d’activité artisanale est, de plus, impactée par les pénuries
d’approvisionnement de matières premières.

Face à cette accumulation de charges, il observe que bon nombre d’entreprises
ont souhaité réorienter leur fonctionnement. Là où certains chefs d’entreprise
ont décidé de réduire les déplacements des agents, d’autres ont fait
l’acquisition d’équipements plus économes en carburants. Là encore sur cette
dernière solution, il souligne que les entreprises sont contraintes par une offre
de véhicules utilitaires hybrides ou électriques limitée, car inadaptée, tant en
termes de rayon d’action que de charge utile.

Il ne peut ignorer que certains ont décidé de répercuter cette hausse sur leur
prix. Ce qui vient de facto impacter les consommateurs.

À l’heure où le pouvoir d’achat est le maître d’œuvre de l’activité économique,
il demande au Gouvernement les mesures envisagées pour alléger les charges
des entreprises du secteur artisanal dont la trésorerie reste encore beaucoup
trop fragile. »

La question sera publiée le 10 mars au Journal Officiel et portera le numéro
27130.



QE #95 – L’entretien des églises – 1 Mars 2022

Bruno Belin alerte la Ministre de la cohésion des territoires et
des relations avec les collectivités territoriales
sur l’entretien des églises.

«Il note que la loi du 13 avril 1908 relative à la protection temporaire de la
propriété industrielle dans les expositions internationales étrangères officielles
ou officiellement reconnues, et dans les expositions organisées en France ou
dans les territoires d’outre-mer avec l’autorisation de l’administration ou avec
son patronage définit les communes comme propriétaires des lieux de cultes
construits en 1905.

Les travaux d’entretien et de conservation sont donc entièrement à la charge
des communes. Cependant il soulève qu’il existe trois catégories d’église :
classée, inscrite ou non protégée. Pour les deux premières catégories, les
collectivités gérantes peuvent solliciter des subventions auprès du
département, de la région et de l’État. Concernant les communes dont l’église
est non classée, ces dernières ne bénéficient d’aucune aide de l’État.

Il est dans l’intérêt des communes d’entretenir leur patrimoine, signe de leur
identité et de leur histoire.

Il constate que dans un contexte où le budget des collectivités est de plus en
plus contraint, il devient difficile de mettre en priorité les travaux d’entretien
des lieux de culte.

C’est pourquoi il demande au Gouvernement quelles mesures il envisage
d’attribuer aux communes dont le patrimoine non-classé et non-inscrit
demande une attention et une ligne budgétaire.»

La question sera publiée le 3 mars au Journal Officiel et portera le numéro
27025.

QE #94 – Le déblocage des financements nécessaires pour préserver les centres de santé infirmier – 1 Mars 2022

Bruno Belin demande au Gouvernement d’entamer des
négociations avec la caisse nationale d’assurance maladie
afin de débloquer les financements nécessaires pour
préserver les centres de santé infirmier.

«M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre des solidarités et de la santé
sur l’avenant 43 de la convention collective aide et accompagnement des soins
et services à domicile.

Il tient à soulever en particulier la situation des centres de santé infirmier
concernés par l’arrêté n° 2941du 28 juillet 2021 portant extension d’avenants
à la convention collective de la branche de l’aide, de l’accompagnement, des
soins et des services à domicile.

Il note que l’avenant 43 est une véritable avancée ainsi qu’une reconnaissance
essentielle de la mobilisation des salariés de ce secteur. Il est aussi l’occasion
de rendre plus attractif ces métiers, de plus en plus délaissés.
Il souligne que la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des
services à domicile est satisfaite de cette disposition.

Cependant toute revalorisation engendre évidemment des charges, dont l’État
s’est engagé à financer une partie. Pour le cas des centres de santé infirmier,
l’autre partie de la revalorisation devrait être financée par la caisse nationale
d’assurance maladie. Or depuis le 1er octobre 2021, date à laquelle l’avenant
43 est devenu applicable, la caisse nationale d’assurance maladie n’a confirmé
aucun engagement et versé aucun complément de financement.

Il prend pour exemple le centre de santé infirmier de Châtellerault, pour lequel
ce surcoût revient à 95 000 euros sur l’ensemble d’une année. Si aucune
négociation n’est engagée avec la caisse nationale d’assurance maladie, ce sont
16 salariés qui risquent de perdre leur emploi. Ce sont 200 patients par jour
qui ne seront plus pris en charge.

Il est question de considération humaine, de santé des plus fragiles. La volonté
du Gouvernement est louable, mais il lui demande de faire aboutir la démarche
en engageant des négociations avec la caisse nationale d’assurance maladie
afin de débloquer les financements nécessaires pour préserver ces structures
essentielles à l’autonomie et au bien vieillir ensemble.»

La question sera publiée le 3 mars au Journal Officiel et portera le numéro
27011.

#269 Solidarité au peuple Ukrainien


Alors que la guerre fait rage dans leur pays, je tiens à adresser un message de solidarité au peuple ukrainien. Nous sommes tous concernés par cette tragique situation. Et peut-être encore plus demain.  

Je condamne fermement l’acte de guerre mené par la Russie. L’Ukraine est un pays indépendant depuis 1991 et reconnu par la communauté internationale. J’appelle à la raison de la diplomatie car on ne peut que s’inquiéter de « la mise en alerte de dissuasion » voulue par le Président russe.  

Cette guerre aura des conséquences désastreuses pour le peuple ukrainien. Nous devons être en mesure d’être une terre d’accueil pour les réfugiés. A l’heure actuelle on en compte d’ores et déjà près de 400 000.    

Elle aura également des conséquences pour l’économie mondiale. La hausse des matières premières telles que le carburant, le gaz ou encore le blé conduira très rapidement à une reprise de l’inflation et donc à une hausse des taux d’intérêts. 

Nous espérons pour l’Ukraine et pour en finir avec cette guerre que l’Organisation des Nations Unies s’engagera très vite !  

Paix pour l’Ukraine. 

C’est dit ! 



QE #93 – La valeur ajoutée des entreprises de la commune de Civaux – 24 Février 2022

Bruno Belin demande des précisions au Ministre délégué
des comptes publics pour la cotisation sur la valeur
ajoutée des entreprises de la commune de Civaux.


«Il relève que les deux réacteurs de la centrale nucléaire situés sur la
commune de Civaux sont à l’arrêt depuis maintenant 3 mois. La reprise
de la tranche 1 est prévue pour le mois d’août 2022. A contrario, la
tranche 2 est à l’arrêt pour le reste de la fin de l’année.


Il note que, selon l’article 1586 octies du code général des impôts, « la
valeur ajoutée est imposée dans la commune où le contribuable la
produisant dispose de locaux ou emploie des salariés exerçant leur
activité plus de trois mois ».


La commune de Civaux ainsi que l’intercommunalité Vienne et
Gartempe s’interrogent alors sur le montant de la cotisation sur la valeur
ajoutée des entreprises de la centrale nucléaire de Civaux. Il lui demande
donc de bien vouloir apporter des précisions sur ce sujet.»


La question sera publiée le 2 mars au Journal Officiel et portera le
numéro 26959.

QE #92 – Le prix du lait de chèvre – 23 Février 2022

Bruno Belin attire l’attention du Ministre de l’Agriculture
et de l’Alimentation sur le prix du lait de chèvre.


«Il rappelle que le fondement de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018
pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et
alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite
loi EGAlim, était d’amener une égalité dans les rapports entre les
producteurs, les fournisseurs et les distributeurs de produits agricoles et
de l’agroalimentaire.

Plus récemment, la loi n° 2021-1357 du 18 octobre 2021 visant à
protéger la rémunération des agriculteurs, dite loi EGAlim2, est venue
renforcer la protection d’une rémunération juste pour les agriculteurs.
Pourtant il note que début 2022, la fédération nationale des éleveurs de
chèvres (FNEC) alertait les laiteries et les distributeurs sur la nécessité
de revaloriser le prix du lait d’au moins 60 euros / 1 000 litres (soit 6
centimes d’euros le litre) pour couvrir la hausse des coûts de production
et assurer une rémunération descente à l’éleveur.

Il demande donc au Gouvernement d’intervenir dans les négociations
commerciales et de faire respecter la loi EGAlim2, en imposant une
revalorisation du prix du lait de chèvre. Il souligne que cette hausse est
primordiale pour assurer la pérennité des élevages dans nos territoires.»

La question sera publiée le 2 mars au Journal Officiel et portera le
numéro 26947

QE #91 – L’engagement des Médecins sapeurs-pompiers au delà de 68 ans – 22 Février 2022


Bruno Belin souhaite prolonger l’engagement des
Médecins sapeurs-pompiers au-delà de 68 ans.

«M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur
l’engagement des médecins sapeurs-pompiers volontaires.
Il note que l’article 50 du décret n° 2013-412 du 17 mai 2013 relatif aux
sapeurs-pompiers volontaires limite l’engagement de ces derniers et
prend fin dès lors qu’ils atteignent soixante-huit ans.
Être médecin sapeur-pompier volontaire c’est mettre sa disponibilité,
son énergie et ses compétences au service à la population. Il trouve
regrettable de devoir se priver de bonnes volontés ayant le sens de
l’engagement et faisant preuve de courage, de dévouement et
d’humilité dès lors qu’elles atteignent l’âge de soixante-huit ans.
Il considère qu’il est tout à fait possible qu’un médecin sapeur-pompier
volontaire, sur demande et sous réserve de leur aptitude médicale
dûment constatée par le service de santé et de secours médical du
service dont il relève, puisse bénéficier d’un maintien d’activité.
Il lui demande donc de lui faire connaître sa position sur cette éventuelle
modification de la cessation d’activité des médecins sapeurs-pompiers
volontaires.»

La question sera publiée le 24 février au Journal Officiel et portera le
numéro 26917.