#302

Samedi matin, dans le centre-ville de Lille, deux immeubles se sont effondrés. Ce drame nous interroge sur l’état général des bâtiments et des logements en France. 

J’ai déjà alerté au Sénat, sur le besoin d’un plan logement au niveau national. Il existe trop de logements vétustes, insalubres et totalement inefficaces sur le plan de l’isolation énergétique. Nous le savons, le bâtiment est le deuxième secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre. La rénovation énergétique permettrait des économies d’énergie tant en volume que pour la facture des particuliers. 

Malgré les objectifs fixés par le texte de loi « Climat et Résilience », les aides de l’État et de la Banque des territoires, les passoires thermiques sont encore trop nombreuses. On n’en compte aujourd’hui pas moins de 5 millions. 

Tout comme pour les infrastructures, il doit être réalisé un état des lieux et la mise en œuvre d’une boîte à outils pour accompagner les collectivités, bailleurs sociaux, copropriétés et les privés, à améliorer la qualité de leurs logements, éviter de nouvelles catastrophes et répondre au défi climatique.

C’est dit ! 



QAG #4 – Pénurie de médicaments – 9 novembre 2022

Bruno BELIN : Monsieur le président, mes chers collègues, la France est à sec !

À sec d’argent, à sec d’eau, à sec d’électricité, à sec de gaz, à sec de nucléaire, à sec de médecins… Et maintenant à sec de certains médicaments : Spasfon et Gaviscon, nous cherchons ; amoxicilline et paracétamol aussi rares que le pétrole ; en cette période d’épidémie de bronchiolite, c’est dramatique !

Ce sont pourtant des médicaments matures, peu onéreux et essentiels tout au long de l’année.

Monsieur le ministre de la santé, ma question est si simple qu’elle inquiète les professionnels de santé et les patients : quelle est votre stratégie pour que la France puisse retrouver sa souveraineté sur les produits de santé ?

Lors de sa réplique le Sénateur BELIN a alerté le Ministre : Dont acte ! Je pense que vous-même, monsieur le ministre, ainsi que votre collègue Agnès Firmin Le Bodo êtes de bonne volonté, mais Le sirop typhon, c’est fini !

À force d’avoir asphyxié, depuis des années, le prix du médicament, Bercy a tué une industrie nationale stratégique.Le coup de la panne du Doliprane est révélateur d’une France exsangue.

Voici la réalité : Sanofi est incapable de faire un vaccin ; des médicaments sont contingentés tous les matins ; l’accès à la santé est plus compliqué… La réalité, c’est la régression indiscutable de la puissance sanitaire de la France ! La mascarade des masques a illustré de façon insoutenable cette impuissance – cette faiblesse –, et aujourd’hui, ce sont des médicaments qui manquent !

Il faut réindustrialiser la France, car c’est par là que passe le combat pour la santé – et donc pour la vie.

QE #150 – Charles-de-Gaulle express

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports sur le projet du Charles-de-Gaulle express.
Il souligne les avantages majeurs économiques et écologiques de créer une ligne reliant la Gare de l’Est à l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle en 20 minutes.
Il note que ce projet déclaré d’utilité publique en 2008 ne cesse d’être repoussé.
Malgré un chantier d’ores et déjà avancé à mi-parcours, il regrette que cette modernisation s’inaugurera en 2027 et non à l’aube des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ; comme initialement prévu.
Il soulève pourtant que l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle sera la porte d’entrée pour aussi les sportifs que les spectateurs.
Il interroge alors le Gouvernement sur les raison d’un tel retard et le calendrier envisagé pour la fin des travaux. »

La question sera publiée le 17 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03795.

#301

Au Sénat, la semaine dernière nous avons examiné le projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, aux enjeux majeurs pour les collectivités territoriales.

Nous devons faire en sorte de répondre à nos besoins en énergie de manière la plus sobre possible. S’appuyer sur les énergies renouvelables est inévitable.

Cependant cette démarche doit être faite en cohérence et en coordination avec les élus locaux.

Dès le début de l’examen du texte, j’ai tenu à interpeller Agnès PANNIER-RUNACHER, Ministre de la Transition écologique pour travailler à ce que les Maires aient, le dernier mot mais surtout le premier. Les Maires sont en droit de décider pour leur territoire dont ils ont mandat.

Avec le texte voté au Sénat, un conseil municipal a la capacité d’accepter ou non un projet et de fixer les règles d’application et d’impact sur la commune, notamment sa nature, les distances par rapport aux habitations, les covisibilités… quel que soit le document d’urbanisme en vigueur. Les conseils municipaux peuvent délibérer et choisir ce qu’ils souhaitent pour leur commune puis faire remonter à leur EPCI en charge du Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) et à la Région, qui a la responsabilité du Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET). Les Architectes des Bâtiments de France ont également un droit d’opposabilité par rapport aux monuments classés.

En matière d’aménagement du territoire, les élus locaux doivent être entendus et respectés pour une France équilibrée.

C’est dit ! 



QE #149 – Critères de financement de l’État des lignes en obligation de service public

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports sur les critères de financement de l’État des lignes en obligation de service public (OSP).
Il relève que l’arrêté du 16 mai 2005 définissant les critères d’éligibilité d’une liaison aérienne à une prise en charge financière par l’État semble, aujourd’hui, contraignant et désuet pour la bonne mise en œuvre d’un maillage des lignes aériennes dans nos territoires.
Il s’appuie sur le constat local sur le département de la Vienne mais également sur le rapport d’information sénatoriale « Contribution du transport aérien au désenclavement et à la cohésion des territoires » publié le 24 septembre 2019. Il souligne que lors des auditions, la direction générale de l’aviation civile envisageait une révision des critères dudit arrêté avec l’argument qu’ils n’étaient d’ores et déjà « plus cohérents avec les critères du règlement (CE) n° 1008/2008. »
Il constate néanmoins que l’arrêté n’a pas été modifié depuis 2005. De plus, il note que la plupart de ces lignes, à l’instar de l’ensemble du trafic aérien national, n’ont pas encore retrouvé leurs performances commerciales de 2019 – période pré-covid – notamment en termes de recette moyenne par passager. Associée à une forte hausse des coûts d’exploitation, notamment les coûts du carburant et de la main d’œuvre spécialisée, la crise sanitaire émet encore de nombreuses conséquences économiques en 2022. Il s’interroge alors sur la participation limitée de l’État à 50 % des recettes commerciales. Il souhaite donc connaître la position du Gouvernement, ainsi que le calendrier envisagé quant à la révision de l’arrêté du 16 mai 2005. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03656.

QE #148 – Dérogations de chasse aux oiseaux

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires sur les dérogations de chasse aux oiseaux.
Il relève que l’arrêté du 4 octobre 2022 relatif à la capture de l’alouette des champs à l’aide de pantes dans les départements de la Gironde, des Landes, de Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques vient autoriser la capture létale de plus de 100 000 alouettes des champs.
Il souligne qu’en raison de contradiction à la directive oiseaux de l’Union européenne, le Conseil d’État a annulé les arrêtés des saisons précédentes autorisant lesdites pratiques.
Il s’interroge alors sur les arguments avancés par le Gouvernement pour persister à de telles dérogations. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03650.

QE #147 – Application de la loi visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de la santé et de la prévention, chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé sur l’application de la loi n° 2021-502 du 26 avril 2021 visant à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification.
Il note que l’article 1 de la loi publiée en avril 2022 permettait la pratique avancée pour l’ensemble des professions d’auxiliaire médical, dont les infirmiers spécialisés à la condition d’un rapport du Gouvernement.
De plus, les modalités de l’accès à l’exercice de missions en pratique avancée doivent être définies par voie réglementaire.
Six mois plus tard, les professionnels de santé sont toujours en attente.
C’est pourquoi il interroge le Gouvernement quant au calendrier envisagé pour la publication du rapport et des décrets relatifs à l’article 1 de la loi n° 2021-502 du 26 avril 2021. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03649.

#300

J’ai le plaisir de vous adresser cette semaine le numéro 300 de cette infolettre, née en janvier 2015.

Depuis près de 8 ans, 4 000 abonnés reçoivent chaque semaine mon billet d’actualité ainsi que mon agenda public.

Ce lien constant avec vous est essentiel. Vos réactions et nos échanges réguliers enrichissent mes positions pour vous défendre dans la Haute-Assemblée.

Il est d’autant plus important dans cette période d’incertitude, où le Sénat va débuter, cette semaine, l’examen de plusieurs textes essentiels, qui pourront avoir des conséquences sur nos collectivités locales :
– Le projet de loi relatif à l’accélération de la production d’énergies renouvelables
– Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023
– Le projet de loi des Finances pour 2023

Je serai vigilant et engagé, sur tous ces textes notamment pour permettre aux collectivités de préparer leur budget 2023 dans les meilleures conditions possibles.

Le congrès des maires sera d’ailleurs l’occasion de faire un bilan. Nous profiterons de ce moment, avec Yves Bouloux, pour accueillir les élus de la Vienne au Sénat le 24 novembre.

Au Sénat, au travail, avec la Vienne à cœur !

C’est dit ! 



QE #146 -Pénurie de maîtres-nageurs sauveteurs

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre des sports et des jeux Olympiques et Paralympiques sur le manque de maîtres-nageurs sauveteurs.
Il relève que la neuvième édition de l’enquête « Noyades » en 2021 estimait 1 480 noyades accidentelles dont 27 % ont conduit à un décès durant l’été de cette même année.
Il souligne donc toute l’importance des maîtres-nageurs sauveteurs pour assurer la sécurité des baigneurs.
Cependant les établissements de baignade d’accès payant souffrent de pénurie de personnel. Il constate que bon nombre de ces établissements ont donc décidé d’avoir recours à des personnes titulaires du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA).
Il note que l’arrêté du 22 juin 2011 modifiant l’arrêté du 23 janvier 1979 fixant les modalités de délivrance du brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique, autorise par arrêté du préfet les titulaires du BNSSA à surveiller un établissement de baignade d’accès payant, dès lors que l’exploitant de l’établissement concerné a préalablement démontré qu’il n’a pu recruter des maîtres-nageurs sauveteurs pour une durée de un à quatre mois.
Il tient cependant à alerter que la formation appliquée au BNSSA est disparate en fonction des territoires et semble insuffisante si un projet de décret venait à prolonger la durée de la surveillance en autonomie des titulaires au BNSSA.
Afin de répondre à ce manque de maîtres-nageurs sauveteurs, des négociations sur la situation salariale peuvent être engagées. Des places supplémentaires dans les formations peuvent être également ouvertes.
Il soulève que de trop nombreux accidents de noyades sont encore occasionnés. C’est pourquoi il souhaiterait connaître la position du Gouvernement quant à une éventuelle prolongation du temps de surveillance en autonomie des titulaires de BNSSA, et les pistes envisagées pour améliorer la condition des Maîtres-Nageurs sauveteurs afin de répondre aux enjeux du secteur. »

La question sera publiée le 3 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 03621.

QE #145 – Manque de personnel pour la récolte de melons

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion sur le manque de personnel pour la récolte de melons.
Il souligne que la réglementation des emplois saisonniers limitant les horaires de travail et d’heures supplémentaires implique un doublement de l’effectif lors du pic de l’activité.
Cependant il observe que le manque de main-d’œuvre dans le secteur agricole et en particulier pour la récolte de melons est un fléau dont aucun producteur n’est épargné.
Il se souvient que fut un temps, les étudiants se bousculaient pour avoir une place aussi bien dans les champs qu’à l’usine.
Là encore il note que la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel modifiant l’article L. 3162-1 du code du travail, impose alors aux salariés mineurs une semaine de 35 heures, dans la limite de 8 heures par jour.
Les agriculteurs s’appliquent à embaucher de la main-d’œuvre locale, mais se sentent désœuvrés face au manque de candidats. Certains vont même jusqu’à perdre la moitié de leur production.
Il souhaite donc connaître les pistes envisagées par le Gouvernement pour accompagner les producteurs de melons dans la quête de personnel. »

La question sera publiée le 27 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 03494.