#291

Le mois de juillet a été intense en travail législatif pour améliorer la condition de nos concitoyens.

C’est pourquoi, j’ai voté en faveur de :
– la compensation de la majoration du point d’indice des fonctionnaires et la hausse du coût de l’énergie des budgets communaux ;
– la revalorisation des retraites de 4% ;
– la monétisation des RTT et la défiscalisation des heures supplémentaires ;
– l’augmentation du plafond quotidien des tickets restaurants de 25€ ;
– l’attribution d’une indemnité carburant aux travailleurs modestes entre 100 et 300€ par voiture et par actif (selon composition et revenus du ménage) ;
– la prolongation du bouclier tarifaire sur l’électricité et le gaz.

Vous pourrez retrouver l’ensemble de mon action dans le compte-rendu annuel de mandat, que j’adresse à l’ensemble des élus de la Vienne dès cette semaine. Vous rendre compte est un engagement auquel je tiens depuis mon élection.

A l’occasion de cette rentrée, j’ai souhaité réunir l’ensemble des présidents des SIVOS de la Vienne, au collège Joséphine BAKER à Vouneuil-sous-Biard, ce lundi. Ce fut l’occasion d’échanger et de faire un point de situation à la veille de cette nouvelle année scolaire. J’ai tenu à leur rappeler tout mon soutien et affirmer toute ma vigilance concernant le maintien des classes en milieu rural.

Je vous souhaite à tous une bonne rentrée.

C’est dit ! 



QO #5 – Etat de catastrophe naturelle et calamité – 2 août 2022

Bruno Belin : Monsieur le ministre, je souhaite vous interpeller ce matin sur les événements climatiques exceptionnels qui ont touché le nord de la Vienne, ainsi que le Saumurois, les 4 et 5 juin dernier. De tels événements dramatiques posent évidemment la question de la reconnaissance, pour ces territoires, de l’état de calamité ou de catastrophe naturelle, mais il faut également avoir conscience que ces épisodes, qui ont eu des conséquences professionnelles importantes, ont aussi provoqué de nombreux dégâts personnels au vu des nombreux biens partiellement ou complètement détruits.

Monsieur le ministre, ma question est simple : sur quelles mesures concrètes les agriculteurs et les viticulteurs du nord de la Vienne peuvent-ils compter aujourd’hui ?

Mme la présidente. Mes chers collègues, monsieur le ministre, si je fais preuve d’une aussi grande rigueur quant à la durée des prises de parole, c’est en raison de l’emploi du temps contraint qui est celui du Sénat aujourd’hui : notre assemblée doit absolument reprendre ses travaux à quatorze heures trente cet après-midi, car elle doit impérativement achever l’examen du projet de loi de finances rectificative pour 2022 dans la nuit. J’invite donc de nouveau chacun d’entre vous au respect scrupuleux de son temps de parole.

M. Marc Fesneau, ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire : Monsieur le sénateur Belin, vous avez raison de rappeler la survenue d’une succession d’épisodes de grêle les 4 et 5 juin dans la Vienne, épisodes qui se sont également répétés dans de nombreux autres territoires entre la fin du mois de mai et le milieu du mois de juin, et qui ont profondément touché un grand nombre d’exploitations agricoles – c’est particulièrement le cas dans votre département.

Plusieurs mesures ont d’ores et déjà été prises : je citerai tout d’abord l’exonération de charges sociales versées à la Mutualité sociale agricole (MSA) ; nous avons également décidé d’accorder aux exploitants une exonération de taxe foncière sur les propriétés non bâties ; nous avons en outre fait droit à la demande des acteurs de prolonger le prêt garanti par l’État, dit PGE résilience, jusqu’au 31 décembre 2022, en inscrivant cette disposition dans le projet de loi de finances rectificative pour 2022 ; enfin, une mission flash s’est rendue dans votre département, monsieur le sénateur, pour tenter de déceler les éventuels « trous dans la raquette » qu’auraient laissés ces dispositifs.

Derrière les réalités météorologiques, il y a, comme vous l’avez parfaitement rappelé, des réalités humaines, sociales et économiques.

Dès demain après-midi, je présenterai les conclusions de la mission flash dont je viens de parler, mais j’aimerais dès à présent exposer nos objectifs : au-delà des dispositifs classiques, habituels, pour lutter contre les calamités agricoles notamment – je viens d’énumérer quatre différents types de mesures –, nous souhaitons débloquer des moyens importants sous la forme d’un fonds d’urgence, qui permettra de réagir rapidement aux situations de détresse dans lesquelles se trouvent ces agriculteurs, dont certains n’étaient pas assurés, et de répondre à toutes leurs difficultés. Je pense en particulier aux exploitants qui étaient engagés par contrat à livrer le produit de leurs récoltes à des coopératives ou à des négociants et qui ne seront pas en mesure de le faire.

Grâce à cette mission flash, nous apportons une série de réponses adaptées, au plus près du terrain. J’en profite pour saluer le travail des services de l’État, des chambres d’agriculture et des collectivités locales : n’hésitez pas, car je pense que c’est fort utile, mesdames, messieurs les sénateurs, à nous faire remonter des cas particuliers où des difficultés persisteraient.

Bruno Belin : Monsieur le ministre, nous avons effectivement besoin de votre aide et de celle des services de l’État. J’en profite d’ailleurs moi aussi pour remercier le préfet Girier et le sous-préfet Pecate, qui ont été très présents aux côtés des élus. Comme vous le savez, trois communes – Saix, Morton et Roiffé – ont vu leurs cultures très largement détruites – à 95 % pour la commune de Saix…

La question de la reconnaissance de l’état de calamité agricole est essentielle à la fois pour indemniser les pertes liées aux récoltes de l’année et pour compenser les pertes de fonds, puisque la destruction des vignes empêchera la plupart des exploitations de réaliser un chiffre d’affaires en 2023 ou 2024.

J’ajoute qu’il est primordial de prolonger le dispositif des PGE : je pense que c’est vraiment le sujet sur lequel tout le monde peut se mettre d’accord rapidement. Les allégements de cotisations sociales sont évidemment bienvenus, mais je pense aussi au report des grandes cultures, d’autant que les cours du blé ont beaucoup varié entre l’année dernière et cette année.

Les agriculteurs, les viticulteurs et les éleveurs ont besoin que le Parlement et le Gouvernement leur accordent la plus grande écoute possible. L’agriculture française est en effet dans une situation dramatique. Je n’oublie pas le problème de l’eau, qui engage aussi l’avenir de notre agriculture, et qui mérite évidemment de faire l’objet d’un grand débat ici même.

#290

L’activité législative a repris au Sénat ces derniers jours. 

La semaine passée nous avons adopté au bout de 22 heures de séance plénière le texte de loi portant plusieurs mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat. 

Le débat a été l’occasion de faire le constat de notre dépendance énergétique : 
– Risque de rupture d’approvisionnement en gaz depuis l’agression de la Russie en Ukraine avec l’éventualité de ne plus en avoir du tout pour l’hiver 2023 – 2024 si rien n’est fait dans l’année qui vient. 

– Risque d’un manque d’électricité, notamment en raison de la mise en arrêt d’une douzaine de réacteurs nucléaires, comme ceux de Civaux, par défaut d’entretien consécutif, depuis plusieurs années, à une volonté de sortie utopique du nucléaire. La fermeture de Fessenheim est l’illustration de ces mauvaises idées largement exprimées depuis huit ans.

Sans stratégie énergétique, nous sommes ainsi confrontés à la réalité de la dépendance et à l’obligation d’un retour en arrière telle la réouverture de la centrale à charbon de Saint-Avold. 

Il est urgent que le Parlement soit saisi dès la rentrée pour débattre de la stratégie de la France en matière énergétique dans un contexte de raréfaction des ressources, de la hausse des prix en raison des nouvelles règles de marché et de la réalité du défi climatique que nul ne conteste.

D’ici là, la sobriété doit devenir un réflexe pour tous. Les élus locaux vont devoir, une nouvelle fois, encore, faire preuve d’inventivité et de combativité face à l’augmentation des charges de l’énergie dans des budgets déjà contraints. 

Je ne manquerai pas d’être engagé sur ce sujet lors de l’examen du Projet de Loi de Finances Rectificative 2022 au Parlement pour ne pas abandonner les collectivités dans un pays qui a plus que jamais besoin de ses élus locaux. 

C’est dit ! 



QE #139 – Suppression de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé des comptes publics, sur la suppression annoncée de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Le Gouvernement a exprimé son intention de supprimer dans le cadre de la loi de finances pour 2023 la CVAE. Cette cotisation représente une source indispensable de recettes de fonctionnement pour les communautés de communes. Il est prévu que le dispositif de compensation soit indexé sur les montants encaissés grâce à la CVAE en N-1.

Or il fait remarquer que l’exercice de 2022 affiche une nette baisse par rapport à l’année 2021, expliquée par la fin des dotations du plan de relance et des effets de la crise sanitaire. Il en tient pour preuve la communauté de commune du Haut-Poitou qui, sur l’exercice 2023, accuse une baisse de revenus chiffrée à hauteur de 357 000 . Cette somme représente 2,3 % du montant de ses recettes de fonctionnement. Il soulève que cet établissement public de coopération intercommunale (EPCI) n’est pas un cas isolé. Cette mesure vient une nouvelle dois complexifier l’équilibre budgétaire.

Ainsi, il lui demande de lui indiquer les pistes envisagées pour pallier cette nouvelle baisse des dotations.»

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01977.

QE #138 – Pénurie de maîtres-nageurs-sauveteurs

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur et des outre-mer sur le manque de maîtres-nageurs-sauveteurs.

Il note que les enquêtes réalisées tous les trois ans par Santé publique France démontre une augmentation constante du nombre de noyades passant de 1 260 en 2015 à 1 480 en 2021. La situation est préoccupante. La sécurité des citoyens doit pouvoir être assurée, d’autant plus que les fortes chaleurs entrainent toujours d’avantage de personnes vers les zones de baignade.

Le syndicat national professionnel des maitres-nageurs-sauveteurs estiment à 5 000
le nombre de postes à pourvoir, alors même que l’on dénombre 12 000 à 15 000 maitres-nageurs sauveteurs en activité en France. À cela s’ajoute également la baisse de policiers affectés à une compagnie républicaine de sécurité (CRS) déployés sur les plages des stations balnéaires. 

Ainsi il lui demande de lui indiquer quels moyens le Gouvernement compte-t-il mettre en place pour le recrutement des maitres-nageurs-sauveteurs et de fait assurer la sécurité des zones de baignades.»

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01849.

QE #137 – Licence non limitative pour les taxis

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports à propos de la licence de taxi ».

L’article L.3121-1 du code des transports dispose que « Les taxis sont des véhicules automobiles comportant, outre le siège du conducteur, huit places assises au maximum ». 

Certains chauffeurs de taxi lui ont fait parvenir leur souhait de pouvoir étendre ce nombre de places à plus de huit.

Ainsi il lui demande de lui indiquer quelle est sa position quant à une possible licence non limitative pour les chauffeurs de taxi. 

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01850.

QE #136 – Médecins coordonateurs

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de la santé et de la prévention, chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé sur le diplôme universitaire des médecins coordonnateurs ».

Il relève que le décret n°2019-714 du 5 juillet 2019 portant sur la réforme du métier de médecin coordonnateur en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et venant ainsi modifier l’article D312-157 du code de l’action sociale et des familles, impose un diplôme d’études spécialisées complémentaires de gériatrie. 

Dès lors, il prend l’exemple de l’EHPAD « Les tilleuls » de Vivonne. La structure ayant recruté un médecin coordonnateur en fin de carrière se voit devoir lui imposer une formation demandant un investissement important et une absence longue, ce dernier devant être ainsi remplacé. 

Il note que malgré la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant sur la réforme des retraites, prévoyant l’âge limite des médecins coordonnateurs à 67 ans, le recrutement de ces derniers reste compliqué.

C’est pourquoi il lui demande les pistes envisagées afin d’assouplir la procédure diplômante des médecins coordonnateurs et ainsi soulager les EHPAD. 

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01695.

QE #135 – Augmentation du point d’indice de la fonction publique

« M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales sur l’augmentation du point d’indice de la fonction publique ».

Il souligne favorablement que le décret n° 2022-994 du 7 juillet 2022 portant majoration de la rémunération des personnels civils et militaires de l’État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation, vient ainsi augmenter la valeur du point d’indice de la fonction publique de 3,5 %.

Il ne peut que se réjouir de cette décision mais il lui demande cependant les pistes envisagées pour compenser cette dépense supplémentaire dans le budget de fonctionnement des collectivités territoriales. 

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01694.

QE #134 – Route nationale 147

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé des transports sur la route nationale 147 (RN 147) ».

Il rappelle que la RN 147 constitue un axe économique majeur de communication et de développement entre la Vienne et la Haute-Vienne reliant les deux anciennes capitales régionales Poitiers et Limoges. Il souligne l’engagement d’une première série de travaux, notamment pour les créneaux de dépassement.

Cependant du 4 janvier jusqu’au 20 mars 2022, l’État, à travers la commission nationale du débat public, organisait une concertation publique autour du projet de construction d’une autoroute entre Poitiers et Limoges par la mise en concession. 

Il lui demande alors les conclusions de cette concertation et les projections envisagées concernant cet axe routier. 

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01693.

QE #133 – Construction de réserves de substitution sur le bassin du Clain

« M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la construction de réserves de substitution sur la bassin du Clain ».

Il souligne la validation du protocole visant la construction de 30 réserves de substitution sur le bassin du Clain, travaillé depuis 2013 en concertation avec l’État, les élus du territoire et les partenaires.

Il relève que le protocole répond aussi bien à l’enjeu quantitatif de la sécurisation d’approvisionnement en eau pour les exploitations agricoles que l’enjeu qualitatif de préservation de l’environnement. 

Cependant il s’interroge sur le financement de la construction de ces 30 réserves d’eau. Il s’inquiète que le coût revienne pour la majeure partie aux collectivités territoriales. 

C’est pourquoi il lui demande quels sont les plans de financements envisagés par le ministère concernant ces projets.

La question sera publiée le 28 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 01692.