#456 – Secours en montagne : un système d’excellence sous tension

Ce lundi, dans le cadre d’une mission de contrôle parlementaire en qualité de Rapporteur spécial pour la sécurité intérieure, j’ai effectué un déplacement à Chamonix pour évaluer les moyens consacrés au secours en montagne, et notamment le renouvellement de la flotte d’hélicoptères avec l’arrivée très attendue des nouveaux hélicoptères H145.

Il convient avant tout de saluer les équipes du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM), ainsi que l’ensemble des professionnels engagés dans ces missions. Ceux-ci interviennent en toutes circonstances, quelle que soit la météo. Leur niveau d’engagement et de compétence est remarquable.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 1 000 interventions en 2025. Ces chiffres sont en hausse, et cette tendance n’est pas conjoncturelle. 

La fréquentation croissante des massifs, la diversification des pratiques sportives et les effets du changement climatique sur les conditions en montagne, se traduisent par une sollicitation toujours plus forte des moyens de secours, en particulier aériens. Le coût de ces opérations atteint les 110 millions d’euros.

Or, ce système d’excellence repose sur des équilibres fragiles. Les hélicoptères vieillissent, les coûts de maintenance augmentent. 

Parmi les priorités : renouveler rapidement la flotte d’hélicoptères, renforcer la coordination entre les différentes forces à l’échelle des massifs, mieux encadrer le recours aux moyens lourds pour garantir des interventions proportionnées, et investir davantage dans la prévention. Réduire le nombre d’accidents, c’est aussi réduire la pression sur un dispositif sollicité à l’extrême.

Efficience, sobriété budgétaire, responsabilisation des usagers et outils technologiques : voilà les leviers sur lesquels il faut agir, sans jamais sacrifier la qualité et la sécurité du service rendu.

Cette mission de contrôle parlementaire est aussi l’occasion d’exprimer une nouvelle fois tout mon soutien à la famille de la Gendarmerie et à l’ensemble des forces de sécurité du pays.

Responsable des budgets de la sécurité intérieure au Sénat, c’est à la fois un honneur, mais aussi une responsabilité, car, dans le contexte que nous connaissons et malgré les contraintes budgétaires, nous avons une obligation de moyens envers nos concitoyens. 

J’en ai fait depuis bientôt trois ans, une priorité de mon engagement national.

C’est dit !



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