
Ce mardi, l’examen des textes budgétaires a débuté à l’Assemblée nationale. Ces discussions constituent un préalable à l’adoption du budget de la France.
Adopter un budget avant le 31 décembre est un impératif pour assurer le bon fonctionnement de notre pays. À défaut, le recours à une loi spéciale, comme lors des deux dernières années, permettrait certes d’assurer la continuité de l’action publique, mais au prix de nouvelles contraintes pour nos finances publiques. Ce dispositif contribue à fragiliser davantage nos comptes publics et entraîne le blocage de nombreux investissements et recrutements, notamment en raison du gel de certaines subventions et de la suspension de plusieurs dépenses.
Les chiffres témoignent de l’ampleur du défi : entre 2019 et 2026, le déficit de l’État sera passé de 73 à 153 milliards d’euros. Cette trajectoire ne peut plus durer.
Dans un contexte de préparation des élections présidentielles, la tentation est grande pour certains partis de refuser le débat et de rejeter en bloc toute proposition budgétaire, dans l’espoir d’apparaître comme les meilleurs opposants à la politique du gouvernement actuel. Pourtant, le refus du dialogue et le blocage du processus démocratique ne feront pas diminuer notre dette. Les enjeux budgétaires exigent du sérieux, du sens des responsabilités et la capacité de dépasser les postures partisanes pour défendre l’intérêt général.
Au Sénat, nous avons engagé les travaux préparatoires à l’examen du budget en commission. Dans ce cadre, j’ai auditionné le directeur général de la Gendarmerie nationale et le directeur général de la Police nationale afin de préparer mon rapport sur la mission budgétaire « Sécurités ».
Ce budget représente 27 milliards d’euros pour notre sécurité intérieure. À cette occasion, j’ai réaffirmé mon soutien total à l’ensemble de nos forces de sécurité, qui assurent chaque jour la protection de nos concitoyens et font face à des exigences toujours plus importantes.
Je présenterai ce rapport le 4 novembre en commission des finances, avant sa présentation en séance publique au début du mois de décembre.
C’est dit !
