QE #327 – Implantation de la base de formation des pilotes de casse de l’AAE à Cognac

Bruno Belin interroge Mme la ministre des armées et des anciens combattants sur les conséquences des activités de formation des pilotes de chasse de l’armée de l’air et de l’espace (AAE) à Cognac pour les populations survolées.

Au milieu des années 2010, le ministère des armées a décidé de regrouper sur la base aérienne 709 de Cognac les moyens de formation des pilotes de chasse, entraînant une intensification des activités aériennes.

Or, le plan d’exposition au bruit (PEB), publié en 2009, repose sur des modèles d’aéronefs obsolètes et ne couvre que la piste et ses abords immédiats. Depuis 2021, l’augmentation de 65 % des vols d’entraînement des PC-21, dont la flotte est passée de 19 à 26 appareils, accentue les nuisances sonores et affecte durablement la qualité de vie des habitants, ainsi que l’attractivité économique et touristique des territoires concernés.

La recherche de solutions est notamment freinée par l’absence d’un logiciel permettant d’optimiser la répartition géographique, altimétrique et temporelle des vols. Malgré un accord amiable conclu en mars 2026 entre le ministère des armées et l’association Le Droit des Citoyens, à la suite d’une procédure engagée devant le tribunal de Paris, cet outil n’aurait toujours pas été acquis.

Face à cette situation, la mise en place d’un dispositif d’aide à l’insonorisation des logements, notamment par le financement de fenêtres à double ou triple vitrage et de portes renforcées, permettrait de protéger les foyers les plus exposés.

Par conséquent, il demande au Gouvernement quelles mesures il entend prendre pour réduire les nuisances sonores, améliorer la protection acoustique des habitations et répondre à la détresse des populations survolées.

La question sera publiée le 22 octobre 2026 au Journal Officiel et portera le numéro 10460.

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