QE #196 – Généralisation des véhicules électriques

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition énergétique sur la généralisation des véhicules électriques.


Malgré les vertus prêtées aux voitures électriques, il constate quelques contraintes qui viennent décourager bon nombre de consommateurs.


Tout d’abord, il remarque que la filière de la recharge électrique n’est pas assez compétitive financièrement. Il prend pour exemple : le coût de recharge dans une station de grande distribution revenant au même prix qu’un plein en énergie fossile (10,78 euros contre 10,73 euros pour 100 kilomètres).


Ensuite, il constate que l’incitation à une transition vers des véhicules électriques vient en contradiction avec la demande de baisser la consommation électrique. S’il est évidemment moins onéreux de recharger la voiture à son domicile, de fait cette action vient augmenter la consommation et la facture du foyer.


C’est pourquoi il souhaite connaître la stratégie envisagée par le Gouvernement pour généraliser les véhicules électriques de manière efficiente et efficace.

La question sera publiée le 23 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 09146.

QE #195 – Présence du chlorothalonil dans l’eau potable

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de la biodiversité, sur la présence du chlorothalonil dans l’eau potable.


Il souligne que, depuis le printemps 2023, certains secteurs de la Vienne sont touchés par la présence du métabolite du chlorothalonil dans l’eau potable.


Il note qu’entre 0,1 et 3 microgrammes de chlorothalonil par litre, même si la qualité de l’eau n’est pas optimale, elle peut être consommée. Au-dessus de 3 microgrammes par litre (seuil dit sanitaire), l’eau ne peut plus être bue, par mesure de précaution.


Cependant, il relève qu’aujourd’hui aucune règlementation n’est proprement définit afin d’imposer une restriction de l’usage de l’eau lors d’une présence anormale de polluants dans les relevés.
De plus, il constate que les agences régionales de santé n’ont pas tous les mêmes critères de plan de surveillance.

Il souhaite alors connaître la position du Gouvernement sur l’encadrement des seuils des polluants dans l’eau potable et par conséquent les mesures envisagées pour assurer une qualité de l’eau à chacun.

La question sera publiée le 9 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 08968.

QE #194 – Autorisation d’exercice en sites distincts

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur l’interdiction d’autorisation d’exercice en sites distincts pour trois infirmiers de la Vienne.


Défenseur de la santé dans les territoires, il était présent à l’inauguration du centre médical de soins immédiats de Châtellerault le 13 octobre 2022.


Il tient à souligner que ce projet était soutenu par l’ensemble des acteurs locaux et représentants nationaux.

L’objectif de ce centre est de répondre aux besoins de soins urgents des patients ne relevant pas de l’urgence vitale mais ne pouvant être ni anticipés, ni retardés dans leur prise en charge. C’est en ce sens que le centre hospitalier universitaire de Poitiers s’est alors saisi pour une installation de cette unité, au plus vite, au sein du site Camille-Guerin à Châtellerault.


Il tient, à ce titre, à saluer l’engagement des professionnels de santé permettant d’apporter une offre de soin adaptée ainsi qu’une régulation pour le service des urgences des sites de Poitiers et Châtellerault.


Il tient également à affirmer que ces professionnels de santé ne viennent en rien concurrencer l’activité libérale des infirmiers exerçant en ville.


Il est donc stupéfait d’apprendre que le conseil national de l’ordre des infirmiers vient de prendre la décision d’interdire l’exercice en sites distincts à trois infirmiers de la Vienne, exerçant dans le centre médical de soins immédiats.


Il relève que l’argument avancé est qu’« une offre de soins [est] suffisamment assurée sur la commune de Châtellerault ».

Ne faut-il pas rappeler que ce centre médical de soins immédiats couvre l’ensemble du bassin de vie du nord de la Vienne ?
Ne faut-il pas non plus rappeler la fermeture régulière du service de soins non programmés à l’hôpital de Loudun (situé à 30 kilomètres de Châtellerault) ?

Contrairement au constat du conseil national de l’ordre des infirmiers, l’agence régionale de santé de la Nouvelle-Aquitaine considère le Châtelleraudais en zone sous-dotée.
L’élu de terrain qu’il est ne peut pas laisser entériner l’interdiction d’exercer dans ce centre à trois infirmiers. Chaque professionnel de santé de ce centre est indispensable à l’amélioration de l’accès en soin dans le nord de la Vienne.

Il souhaite alors connaître la position du Gouvernement quant à cette situation et les pistes envisagées afin de garantir l’action du centre médical de soins immédiats à Châtellerault.

La question sera publiée le 9 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 08967.

QE #193 – Indemnités pour les membres d’un syndicat mixte ouvert

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement, sur la crise actuelle du logement.

Il constate que de nombreuses communes se retrouvent avec beaucoup de logements indignes, dégradés ou vacants. La crise du logement que nous traversons inquiète de nombreux élus et citoyens. Il souligne à ce titre plusieurs éléments : la hausse des taux d’intérêt, freinant ainsi l’accession à la propriété ; la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dont le décret d’application n° 2023-796 du 18 août 2023 interdisant la mise en location des logements classés G et F ; l’article 191 de cette même loi, déterminant une absence d’artificialisation nette des sols d’ici 2050.

L’ensemble de ces mesures déséquilibre le rapport d’offre et de demande, accentuant la valeur de l’offre.

Il note la bonne volonté des maires d’investir dans l’opération de revitalisation de territoire, avec entre autres le dispositif « permis de louer ».

Cependant là encore, il constate que les moyens manquent pour les collectivités.

Il alerte donc le Gouvernement, et souhaite connaître les pistes envisagées afin de limiter les conséquences de cette crise du logement et en particulier ce qu’il est décidé pour aider les collectivités à investir de nouveau dans la restauration des logements.

La question sera publiée le 2 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 08919.

QE #192 – Indemnités pour les membres d’un syndicat mixte ouvert

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité, sur le syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural (SIMER).


Il souligne que ce syndicat mixte ouvert a été créé en 1952 sur le canton de Montmorillon, dans le but de mettre en commun des moyens humains, techniques et financiers à même de relever les défis qui se posaient aux secteurs ruraux en matière de développement. Aujourd’hui il est composé de 150 collectivités membres et intervient sur les compétences de travaux publics et de gestion des déchets ménagers.

Selon l’article L5721 8 du code général des collectivités territoriales mentionnant le sujet des indemnités pour les syndicats mixtes associant des collectivités territoriales, des groupements de collectivités territoriales et d’autres personnes morales de droit, il relève que le SIMER ne peut indemniser les personnes morales de droit public membre du syndicat.


De fait en 2016, pour remédier à ce défaut de traitement, le SIMER s’est vu initier une modification statutaire visant à le transformer en syndicat mixte ouvert « restreint ». Pour ce faire, il a dû procéder au retrait de certains organismes tel que le syndicat Eaux de Vienne ou bien le bailleur social Habitat de la Vienne.

Aujourd’hui le SIMER, dont l’activité s’est fortement fragilisée, se voit également pénalisé avec le retrait d’attribution de réalisation de travaux pour les anciennes structures membres.


Il interroge alors le Gouvernement afin d’établir une égalité de traitement entre les membres d’un syndicat mixte ouvert et ainsi permettre l’indemnisation des personnes morales de droit public.

La question sera publiée le 26 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08817.

QE #191 – Statut de l’élu

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité, sur le sacrifice des élus en milieu rural. Il note que le Gouvernement souhaite travailler en collaboration avec l’association des maires de France sur le statut de l’élu, en particulier sur la revalorisation de l’indemnité d’élu.

À ce titre, il tient à lui signaler la situation du maire de Maisonneuve, également vice-président à la communauté de communes du Haut-Poitou.

Il souligne les articles L. 382-31 et D. 382-34 du code de la sécurité sociale indiquant que si le montant total des indemnités perçues par les élus au titre de leurs différents mandats est supérieur à 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale (Pass) soit à 21 996 euros par an pour 2023, soit une moyenne mensuelle de 1 833 euros, alors ils sont assujettis aux cotisations et contributions sociales.

S’il considère le code général des collectivités territoriales, le cumul d’une indemnité de maire d’une commune de plus de 300 habitants et de vice-Président d’une communauté de communes de plus de 40 000 habitants, dépasse (de peu) le plafond évoqué ci-dessus. De fait, ce maire d’une commune de 300 habitants, se voit obligé de délibérer afin de réduire son indemnité, qui notons-le, pourtant est la plus basse de l’échelon.

En considérant le temps consacré à la gestion d’une commune rurale et d’une communauté de communes, il estime que l’impact de cet assujettissement est injuste. Un maire ne devrait pas avoir à baisser son indemnité.

Il souhaite alors connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de mettre en place une revalorisation de l’indemnité d’élu qui n’aurait pas une contre-partie dévalorisante.

La question sera publiée le 19 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08726.

QE #190 – Alerte pour les territoires zéro chômeur longue durée

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion sur la baisse de financement des territoires zéro chômeur longue durée. Il note que l’arrêté du 31 juillet 2023 fixant le montant de la participation de l’État au financement de la contribution au développement de l’emploi du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024, prévoit une baisse passant de 102 % à 95 % de la base du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à partir du 1er octobre 2023.

De plus, il constate que le budget alloué à l’expérimentation à hauteur de 69 millions dans le projet de loi de finances pour 2024 (n° 1680, Assemblée nationale, 16ème législature) ne suffira pas à mettre en oeuvre les objectifs visés dans la loi n° 2020-1577 du 14 décembre 2020 et dans le projet de loi relatif au plein emploi.

Il souligne pourtant la dynamique vertueuse impulsée dans 58 territoires, 38 départements et 14 régions. Les bienfaits sociaux et économiques sont tels qu’aujourd’hui plus de 110 territoires souhaitent s’intégrer le dispositif.

Il tient à noter que ce sont déjà près de 4 000 personnes qui sont sortis de la privation durable d’emploi grâce aux territoires zéro chômeur longue durée.

À ce titre, il alerte le Gouvernement sur le fait que les orientations budgétaires prévues suscitent l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble des parties-prenantes du projet.

Il souhaite donc connaître les pistes envisagées afin de garantir les fonds nécessaires à la bonne application et à l’évolution du dispositif zéro chômeur longue durée.

La question sera publiée le 12 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08656.

QE #189 – Dysfonctionnements du dispositif de la politique agricole commune

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dysfonctionnements du dispositif de la politique agricole commune (PAC).

Il souligne que la première campagne de déclaration de la programmation 2023-2027 s’est avérée complexe et laborieuse pour les agriculteurs.

Suite à la réforme, bénéficier d’une aide du dispositif de la PAC est devenu quasi inespéré. De plus, le logiciel dit « Télépac » n’étant pas opérationnel, la campagne de déclaration a dû être prolongée. Il ne peut que comprendre le découragement des agriculteurs.

À ce titre il tient à saluer l’accompagnement réalisé par les chambres d’agriculture, pour qui le constat de la complexité administrative a été durement partagée.

À cette occasion, il a été soulevé de nombreuses mesures incohérentes avec la réalité. Il cite pour exemples :

  • le minimum d’infrastructures agro-écologiques imposé : une règle dont les bienfaits sont reconnus, mais qui ne peut pas être appliquée à l’ensemble des agriculteurs. Les exploitations se situant en zone de plaine sont donc désavantagées ;
  • la diversité de l’assolement : là encore, une règle bénéfique pour la rotation des écosystèmes. Cependant il est appliqué un système de calcul à points et à pourcentages qui est difficilement réalisable sur les parcelles.

Il alerte alors le Gouvernement sur la détresse des agriculteurs face à l’ensemble de ces règles toutes aussi compliquées les unes que les autres. Il regrette que l’on vienne contraindre les agriculteurs dans leurs objectifs de faire évoluer et adapter l’agriculture vers un nouveau modèle de société.

Il souhaite connaître alors la position du Gouvernement et les pistes de réflexions afin d’améliorer les prochaines campagnes de déclarations à la PAC.

La question sera publiée le 12 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08655.

QE #188 – Chèque-vacances au bénéfice des agents retraités de l’État

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de la transformation et de la fonction publiques sur la circulaire du 2 août 2023 relative au chèque-vacances au bénéfice des agents de l’État.

Il constate que cette circulaire a pour effet de supprimer les chèques-vacances pour les agents de l’État retraités à partir du 1er octobre 2023.

Il souligne que dans une situation économique rythmée par l’inflation, cette mesure vient réduire une fois de plus le pouvoir d’achat des agents de l’État retraités.

Il sollicite donc le Gouvernement pour ne pas appliquer cette circulaire et permettre le maintien du bénéfice de ce dispositif d’action sociale au agents de l’État retraités.

La question sera publiée le 21 septembre au Journal Officiel et portera le numéro 08408.

QE #187 – Délais d’enlèvement des animaux lors de l’équarrissage

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les délais d’enlèvement des animaux lors de l’équarrissage. Il souligne le II de l’article L. 226-6 du code rural et de la pêche maritime, sous lequel il est indiqué que l’enlèvement doit se faire « dans un délai de deux jours francs après réception de la déclaration du propriétaire ».

Cependant à cette règle s’ajoutent des conditions : le délai débute le lendemain de la réception de la demande d’enlèvement ; les week-ends et jours fériés sont décomptés du calcul du délai ; la demande d’enlèvement effectuée après 18 heures est prise en compte le lendemain à 8 heures.

Dans certains cas, le propriétaire doit donc garder l’animal plus de 4 jours, devant parfois la décomposition de son animal, accompagné d’odeurs pestilentielles, d’autant plus lors des périodes caniculaires.

Il demande alors au Gouvernement de revoir les délais d’enlèvement des animaux, afin de respecter les deux jours francs, toutes conditions confondues.

La question sera publiée le 14 septembre au Journal Officiel et portera le numéro 08372.