QAG #5 – Situation des finances publiques – 4 avril 2024

Bruno BELIN : Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Sept journées de réflexion se sont écoulées depuis notre dernière séance de questions, et je m’interroge toujours sur la situation de nos comptes publics.

Certains jours, comme celui où mon fils rapporte, à l’instar de tous les écoliers, une pièce de 2 euros sur les jeux Olympiques – l’opération a coûté 16 millions d’euros ! -, je me dis que tout va bien. Mais quand je lis le journal, ce n’est plus la même chanson. On nous parle de milliards d’euros – on ne sait même plus combien ! – de déficit…

Aussi, où en sommes-nous, monsieur le ministre ? Quels sont les montants en cause ? Et quelles solutions allez-vous proposer ?

Lors de sa réplique le Sénateur BELIN a alerté le Ministre : Je vous ai bien écouté, monsieur le ministre, et je n’ai pas entendu de solution dans vos propos.

Réduire le train de vie de l’État ? Oui, mais sur quoi ? Nous savons très bien que l’essentiel, c’est la masse salariale.

S’attaquer à la santé, aux affections de longue durée (ALD) ? Mauvaise idée !

Instaurer des franchises sur les médicaments ? Il faudrait déjà régler la question des pénuries, car pas beaucoup sur pas grand-chose, cela ne fait pas lourd !

S’attaquer aux collectivités territoriales ? Mauvaise idée ! Au contraire, il faut les renforcer : elles sont responsables des trois quarts des financements et des investissements publics.

Nous attendons en effet un projet de loi de finances rectificative, exercice de vérité et de sincérité. Au Sénat, nous avons effectivement proposé une moindre dépense de 7 milliards d’euros, sous l’autorité du rapporteur général, Jean-François Husson. Écoutez-nous !

Je terminerai en ayant une pensée pour le président Pompidou, dont on a commémoré hier le cinquantenaire du décès. C’est le dernier chef d’État sous lequel il y a eu un budget en équilibre dans ce pays !

QAG #4 – Pénurie de médicaments – 9 novembre 2022

Bruno BELIN : Monsieur le président, mes chers collègues, la France est à sec !

À sec d’argent, à sec d’eau, à sec d’électricité, à sec de gaz, à sec de nucléaire, à sec de médecins… Et maintenant à sec de certains médicaments : Spasfon et Gaviscon, nous cherchons ; amoxicilline et paracétamol aussi rares que le pétrole ; en cette période d’épidémie de bronchiolite, c’est dramatique !

Ce sont pourtant des médicaments matures, peu onéreux et essentiels tout au long de l’année.

Monsieur le ministre de la santé, ma question est si simple qu’elle inquiète les professionnels de santé et les patients : quelle est votre stratégie pour que la France puisse retrouver sa souveraineté sur les produits de santé ?

Lors de sa réplique le Sénateur BELIN a alerté le Ministre : Dont acte ! Je pense que vous-même, monsieur le ministre, ainsi que votre collègue Agnès Firmin Le Bodo êtes de bonne volonté, mais Le sirop typhon, c’est fini !

À force d’avoir asphyxié, depuis des années, le prix du médicament, Bercy a tué une industrie nationale stratégique.Le coup de la panne du Doliprane est révélateur d’une France exsangue.

Voici la réalité : Sanofi est incapable de faire un vaccin ; des médicaments sont contingentés tous les matins ; l’accès à la santé est plus compliqué… La réalité, c’est la régression indiscutable de la puissance sanitaire de la France ! La mascarade des masques a illustré de façon insoutenable cette impuissance – cette faiblesse –, et aujourd’hui, ce sont des médicaments qui manquent !

Il faut réindustrialiser la France, car c’est par là que passe le combat pour la santé – et donc pour la vie.

QAG #3 – Soutien aux écoles en milieu rural – 9 Février 2022

Bruno BELIN, Sénateur de la Vienne a souhaité réaffirmer son soutien à l’école en milieu rural lors des Questions d’Actualité au Gouvernement, ce mercredi.

Le Sénateur BELIN a voulu se faire porte-parole des territoires ruraux et particulièrement de Buxeuil, Blanzay – Champniers, Chenevelles – Monthoiron, Cherves – Cuhon – Vouzailles, Mirebeau, Montmorillon, Neuville-de-Poitou, Paizay-le-Sec, Pleumartin, Pouillé – Tercé.

Bruno BELIN : Il était une fois un ministre de l’Éducation Nationale qui, devant le Sénat, le 21 janvier 2021, déclara : « Aucune classe, aucune école ne sera fermée sans l’accord du Maire. »

Face aux trop nombreuses charrettes de fermetures de classes que nous constatons dans nos communes, nous nous disons que le ministre de l’Education Nationale a bien changé.

La situation, elle, n’a pas changé. Nous avons dans ces écoles ; les élèves de la génération autotests qui vont terminer leur troisième année scolaire dans une situation de grande souffrance psychologique, voire pour certains en plein décrochage.

Monsieur le Ministre, quelle est la stratégie du Gouvernement en matière de carte scolaire, notamment en milieu rural ?

Sarah EL HAÏRY, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement a confirmé qu’aucune classe ne fermerait sans l’accord des Maires et que le travail de la carte scolaire se faisait en concertation avec les élus locaux grâce «un dialogue absolument intense et essentiel».

Lors de sa réplique le Sénateur BELIN a alerté la Ministre : Les élus ruraux ont le sentiment que l’Etat ferait tout pour que la France des campagnes aille de mal en pis : Carburant hors de prix, construction et PLU interdits, commune sans trésorerie, territoire sans téléphonie, médecins partis et maintenant carte scolaire sans stratégie.

C’est une faute et une erreur. C’est une faute parce que le ministre de l’Education Nationale ne tient pas son engagement d’écouter les élus.

C’est une erreur parce que la France des campagnes, la France rurale, est en train de se reconstruire grâce à ses élus, en tenant d’une main la fibre, en tenant de l’autre pour inventer des services, en essayant de sauver des commerces.

La modernité, c’est la ruralité. L’espoir, c’est l’espace.

Alors il est encore temps de sauver et de revenir sur cette décision en donnant des instructions pour faire cesser la casse des classes et sacraliser la ruralité.

QAG #2 – Le blackout énergétique – 4 Novembre 2021

Bruno BELIN alerte le Gouvernement afin d’éviter un blackout énergétique. 

Mercredi 3 novembre, à l’occasion des Questions d’Actualité au Gouvernement, le Sénateur Bruno BELIN a demandé au Gouvernement les mesures envisagées pour ne pas craindre un blackout énergétique dans une politique où le nucléaire n’a plus sa place. 

« Madame la Ministre, 

Chacun sait vos tergiversations sur le nucléaire, cela a le mérite d’être clair. Alors que c’est un atout pour notre pays. 

Vous avez le nucléaire honteux, aigri.

À vouloir se passer du nucléaire, on va finir par éteindre toutes les lumières. 

On veut des voitures électriques et vous voulez vous passer de la principale source de production d’électricité. Et ce ne sont pas vos trop-pleins d’éoliennes qui suffiront.

La France des campagnes leurs dit NON !

La France des campagnes, comme celle des villes, peine à se chauffer.

La France des campagnes souffre de rouler pour travailler, seule solution de mobilité. 

Pour sortir de l’impasse, l’énergie pour tous passe par une baisse massive des taxes. Et l’Etat y gagnera à court terme car le pouvoir d’achat dégagé sera source de consommation et, ainsi, de TVA encaissée.

Alors, cohérence et bon sens seront les bienvenus, pour permettre aux Français de passer un hiver moins tendu. »

Retrouvez la vidéo de la Question du Sénateur Bruno BELIN sur : http://videos.senat.fr/video.2573410_61828ee2ae06a.seance-publique-du-3-novembre-2021-apres-midi?timecode=3395000

QAG #1 – La rupture de vaccin – 22 Octobre 2021

Question :

M. Bruno Belin. Ma question s’adressait à M. le ministre des solidarités et de la santé. 

Je parlerai non pas d’un virus venu du bout du monde, encore inconnu de tous voilà quelques mois, mais d’un virus dont la puissance contagieuse est connue mondialement depuis 1918 et pour lequel un vaccin existe depuis 1944. Chacun sait la virulence contagieuse du virus saisonnier de la grippe. Or nous ne sommes pas prêts : 7 millions de Français, inquiets de la situation sanitaire, ont d’ores et déjà retiré en pharmacie une dose de vaccin ; 15 millions de personnes bénéficieront d’une prise en charge du fait d’une situation à risque ; mais 13 millions de doses de vaccin seulement ont été préparées… 

Que compte faire le Gouvernement pour protéger les habitants de ce pays, pour éviter la rupture de stock en officines dès cette semaine, alors que nous entrons dans la période optimale pour se faire vacciner ?

Réplique :

Je crains que nous ne devenions le pays de la pénurie : pénurie de médecins, pénurie de moyens dans les hôpitaux, pénurie de masques, pénurie de gel, pénurie de surblouses, pénurie de tests, pénurie de lits de réanimation, pénurie de doses de vaccin, pénurie d’anticipation, ce qui est encore plus grave… L’impréparation est une faute, monsieur le secrétaire d’État.

J’espère que nous allons nous mobiliser, les uns et les autres, pour qu’il y ait moins de pénuries et d’incurie dans ce pays.