Bruno BELIN : Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Sept journées de réflexion se sont écoulées depuis notre dernière séance de questions, et je m’interroge toujours sur la situation de nos comptes publics.
Certains jours, comme celui où mon fils rapporte, à l’instar de tous les écoliers, une pièce de 2 euros sur les jeux Olympiques – l’opération a coûté 16 millions d’euros ! -, je me dis que tout va bien. Mais quand je lis le journal, ce n’est plus la même chanson. On nous parle de milliards d’euros – on ne sait même plus combien ! – de déficit…
Aussi, où en sommes-nous, monsieur le ministre ? Quels sont les montants en cause ? Et quelles solutions allez-vous proposer ?
Lors de sa réplique le Sénateur BELIN a alerté le Ministre : Je vous ai bien écouté, monsieur le ministre, et je n’ai pas entendu de solution dans vos propos.
Réduire le train de vie de l’État ? Oui, mais sur quoi ? Nous savons très bien que l’essentiel, c’est la masse salariale.
S’attaquer à la santé, aux affections de longue durée (ALD) ? Mauvaise idée !
Instaurer des franchises sur les médicaments ? Il faudrait déjà régler la question des pénuries, car pas beaucoup sur pas grand-chose, cela ne fait pas lourd !
S’attaquer aux collectivités territoriales ? Mauvaise idée ! Au contraire, il faut les renforcer : elles sont responsables des trois quarts des financements et des investissements publics.
Nous attendons en effet un projet de loi de finances rectificative, exercice de vérité et de sincérité. Au Sénat, nous avons effectivement proposé une moindre dépense de 7 milliards d’euros, sous l’autorité du rapporteur général, Jean-François Husson. Écoutez-nous !
Je terminerai en ayant une pensée pour le président Pompidou, dont on a commémoré hier le cinquantenaire du décès. C’est le dernier chef d’État sous lequel il y a eu un budget en équilibre dans ce pays !


