QE #288 – Alerte sur la situation économique de l’Agence France-Presse

Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la situation économique préoccupante de l’Agence France-Presse (AFP).

L’AFP, l’une des quatre plus grandes agences de presse au monde, joue un rôle fondamental dans la diffusion d’une information rapide, fiable et complète à l’échelle internationale. Sa mission d’intérêt général, au cœur de l’écosystème médiatique français et mondial, est essentielle à la vitalité démocratique.

Or, en juin 2025, l’AFP a connu une dégradation brutale de sa situation financière. Celle-ci impose la réalisation de deux millions d’euros d’économies dès cette année, et entre dix et douze millions d’euros devront être dégagés en 2026 pour préserver l’équilibre de ses comptes.

Cette crise trouve son origine dans plusieurs facteurs : la perte de contrats importants, notamment avec des institutions publiques américaines, à la suite de l’élection de Donald Trump ; l’évolution du marché mondial des médias ; mais aussi la fin du programme de vérification de l’information (« fact-checking ») mené avec Méta, dans lequel l’AFP tenait un rôle de premier plan. Parallèlement, les grandes plateformes numériques réduisent leurs investissements dans l’information, tandis que le développement de l’intelligence artificielle bouleverse les habitudes de consommation des contenus médiatiques, fragilisant encore davantage le modèle économique de l’Agence.

Bien que l’État français reconnaisse la mission d’intérêt général de l’AFP – qu’il soutient à hauteur d’environ un tiers de son chiffre d’affaires -, la direction de l’agence a récemment alerté sur l’insuffisance des moyens alloués pour faire face à ces bouleversements et maintenir le niveau de qualité et d’exigence attendu.

Dans un contexte d’explosion des fausses informations et de tentatives de manipulation de l’opinion par certains acteurs politiques, il est plus que jamais nécessaire de garantir l’existence d’une information indépendante, vérifiée et rigoureuse. L’AFP reste à ce titre un rempart essentiel contre les dérives informationnelles.

Par conséquent, il demande au Gouvernement si des mesures supplémentaires sont envisagées pour garantir l’indépendance financière de l’AFP et lui permettre de poursuivre pleinement sa mission d’intérêt général dans des conditions viables.

La question sera publiée le 24 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05764.

#420 – Soutenir nos unités d’élite : une exigence pour notre sécurité

La semaine dernière, la commission des finances a adopté mon rapport intitulé « Les unités d’élite de la Gendarmerie et de la Police nationales : une efficacité partagée, des moyens à garantir ». Cette semaine, j’ai eu l’honneur de le remettre officiellement aux chefs du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale), du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) et de la BRI-PP (Brigade de Recherche et d’Intervention de la Préfecture de Police de Paris).

Cette remise s’est tenue en présence du directeur général de la Gendarmerie nationale et du directeur général de la Police nationale, soulignant ainsi toute l’importance accordée à ces unités d’exception.

Chaque jour, ces unités interviennent dans des situations parmi les plus critiques : opérations antiterroristes, interventions en milieu hostile, protection de hautes personnalités ou encore soutien à des enquêtes judiciaires complexes. Leur professionnalisme, leur sang-froid et leur efficacité font la fierté de notre pays.

Depuis les attentats de 2012 à 2016, le RAID et le GIGN ont été dotés d’antennes territoriales, leur conférant une compétence nationale, tandis que la BRI-PP reste concentrée sur la région parisienne. Cette complémentarité géographique renforce la capacité d’action de ces forces face à une intensification constante de leurs missions.

Mais si leurs moyens ont progressé, ils restent encore en deçà des besoins réels. C’est tout le sens de mon rapport. Il formule sept recommandations concrètes pour renforcer ces unités.

Parmi elles, le volet immobilier est central. En écho à mon rapport de l’an dernier sur l’immobilier de la Gendarmerie, je propose d’investir massivement dans des infrastructures adaptées, notamment à travers le lancement du projet immobilier de l’échelon central du GIGN à Versailles.

D’autres mesures visent à élargir le recours aux réservistes ou encore à adapter la transition écologique aux spécificités opérationnelles de ces forces. À ce titre, il est impératif de prévoir une dérogation au malus écologique pour leurs véhicules d’intervention. Une voiture électrique ne saurait aujourd’hui répondre aux exigences de rapidité et d’autonomie de ces missions vitales.

Enfin, la simplification des procédures de passation des marchés pour le matériel spécifique du RAID et de la BRI-PP est une nécessité. J’ai interrogé le ministère de l’Intérieur à ce sujet.

Les unités d’élite de la Gendarmerie et de la Police nationales sont un atout majeur pour la sécurité de nos concitoyens. Elles ont prouvé, année après année, leur utilité, leur efficacité et leur abnégation. 

À nous, maintenant, de leur donner les moyens d’agir.

C’est dit !



QE #287 – Passation des marchés publics du RAID et de la brigade de recherche et d’intervention de la préfecture de police

Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur les difficultés rencontrées par les unités du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) et de la BRI-PP (brigade de recherche et d’intervention de la préfecture de police) en matière de passation des marchés publics pour l’acquisition de matériels spécifiques.


« Ces deux unités d’élite présentent des besoins techniques particuliers, distincts de ceux des autres forces de sécurité intérieure : véhicules, équipements d’intervention (armements, protections balistiques, etc.) d’observation (notamment dans le cadre de filatures), de protection des personnes escortées, etc.


Si la préfecture de police et la direction générale de la police nationale (DGPN) mènent des efforts notables en faveur de ces unités, des retards persistants dans l’acquisition ou le renouvellement de certains équipements sont régulièrement signalés. Cela concerne notamment des matériels essentiels comme les protections balistiques de la BRI-PP ou les lunettes de vision nocturne utilisées par les trois unités.


Ces difficultés tiennent en grande partie aux modalités actuelles de passation des marchés publics. Contrairement au groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) qui dispose de la capacité de conclure ses propres marchés, le RAID et la BRI-PP doivent, sauf pour les acquisitions inférieures à 40 000 euros, passer par les services administratifs compétents de leur tutelle respective. Ce fonctionnement favorise des commandes de masse, au détriment des achats « de niche », pourtant essentiels au bon fonctionnement opérationnel de ces forces d’intervention.


Ce cadre limite leur capacité à se doter dans des délais raisonnables de matériels répondant à leurs spécificités et à leurs exigences de terrain.


Par conséquent, il demande au Gouvernement d’envisager la possibilité de conférer au RAID et à la BRI-PP la faculté de conclure leurs propres marchés publics pour les équipements spécifiques. Cette compétence pourrait être exercée conjointement, notamment via la force d’intervention de la police nationale (FIPN), selon un modèle similaire à celui du GIGN, afin de mieux répondre à leurs besoins communs et urgents.


La question sera publiée le 17 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05724.

QE #286 – Situation des personnels navigants techniques chargés des missions de transport sanitaire d’urgence

Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la situation des personnels navigants techniques (PNT) assurant les missions de transport sanitaire d’urgence.

Ces professionnels, engagés dans les missions héliportées des hôpitaux – notamment au sein des services d’aide médicale urgente (SAMU) – jouent un rôle crucial dans notre système de santé. Ils assurent un service public vital, dans des conditions particulièrement exigeantes : gardes de 12 heures, interventions de jour comme de nuit et cycles de travail de 7 jours consécutifs.

Pourtant, ni les pilotes ni les assistants de vol n’ont bénéficié des revalorisations salariales prévues dans le cadre du « Ségur de la santé ». Depuis la crise sanitaire liée au Covid-19, leurs rémunérations sont restées inchangées, en dépit d’une inflation importante, entraînant une perte notable de pouvoir d’achat. Cette situation fragilise la filière, déjà confrontée à des difficultés de recrutement et à un risque croissant de désaffection.

Les conditions de travail et de rémunération des PNT sont aujourd’hui très éloignées des exigences, des responsabilités et du niveau de qualification requis. À titre d’exemple, les équipages français figurent parmi les moins bien rémunérés d’Europe : leur salaire est inférieur de 30 % à celui de leurs homologues roumains, et de 50 à 60 % à ceux pratiqués en Allemagne ou au Royaume-Uni.

Face au silence des employeurs et à l’absence de réponse du Gouvernement, les PNT ont déposé un préavis de grève à durée illimitée depuis le 29 mai 2025. Une grève rendue invisible par les réquisitions quotidiennes dont ils font l’objet.

Par conséquent, il demande au Gouvernement quelles mesures il entend prendre pour remédier à cette situation et rappeler leurs obligations aux prestataires de service public concernés.

La question sera publiée le 17 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05722.

QE #285 – Baisse du plafond des remises sur les médicaments génériques

Bruno Belin interroge M. le ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins au sujet des récentes annonces du Gouvernement concernant la baisse du plafond des remises sur les médicaments génériques.

Le réseau officinal constitue une véritable chance pour nos territoires et leurs habitants. Les Français en mesurent chaque jour l’utilité et ont pu constater, notamment lors de la crise sanitaire, l’engagement sans faille de leurs pharmaciens. Pourtant, la profession traverse aujourd’hui une période difficile : recul du nombre de prescripteurs, diminution des ordonnances, baisse de l’attractivité, pénuries de médicaments, difficultés à recruter… Face à ces difficultés, le nombre de pharmacies est passé sous la barre des 20 000 en 2023, avec plus de 2 000 fermetures en dix ans, majoritairement en zone rurale.

Dans ce contexte déjà fragile, la volonté du Gouvernement de plafonner les remises sur les médicaments génériques à 20 %, contre 40 % actuellement, viendrait aggraver la situation. Une telle mesure menace jusqu’à 40 % des officines, en particulier celles implantées en zones rurales.

Si la nécessité de réaliser des économies est entendue, elle ne saurait se faire au détriment du dernier point d’accès aux soins de proximité, accessible sans rendez-vous. Cela est d’autant plus préoccupant que les pharmaciens ont vu leurs compétences élargies pour répondre à la pénurie de médecins : prévention, dépistage, coordination des soins, vaccination…

Les déserts médicaux sont déjà une réalité ; nous ne devons pas permettre l’émergence de déserts pharmaceutiques.

Par conséquent, il demande au Gouvernement de renoncer à cette réforme, qui déstabiliserait gravement le maillage officinal et affaiblirait l’accès aux soins, notamment en milieu rural.

La question sera publiée le 17  juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05712.

#419 – 100 millions de touristes : un potentiel à structurer

En 2024, la France a confirmé sa place de première destination touristique mondiale avec plus de 100 millions de visiteurs internationaux, générant 71 milliards d’euros de recettes. Le solde positif du poste « Voyages » dépasse 15 milliards d’euros, reflet d’une attractivité toujours forte.

Le tourisme représente près de 8 % du PIB national et plus de deux millions d’emplois directs et indirects. Il valorise nos territoires, notre patrimoine, notre culture et notre art de vivre.

L’année a été marquée par des événements exceptionnels : Jeux Olympiques et Paralympiques, 80e anniversaire du Débarquement, réouverture de Notre-Dame… Autant de moments qui ont renforcé notre rayonnement et soutenu une fréquentation en hausse, avec une majorité de touristes français.

Mais ce succès ne doit pas masquer les défis à venir. La concurrence s’intensifie, notamment avec l’Espagne, qui avance avec une stratégie structurée. Pour rester leader, la France doit se doter d’une vraie politique nationale du tourisme, fondée sur une vision partagée, une gouvernance claire et la mobilisation de tous les acteurs : collectivités, entreprises, services de l’État. Il ne s’agit pas de dépenser plus, mais de mieux coordonner et anticiper.

C’était le sens du colloque « 100 millions de touristes : réalité ou totem politique ? » organisé ce jeudi avec Alliance France Tourisme et Régions de France.

Le tourisme est aussi un puissant levier de développement local. Le Futuroscope l’a été en son temps, sous l’impulsion de René Monory, et continue de l’être aujourd’hui. Quelques années plus tard, l’ouverture du Center Parcs du Bois aux Daims à Morton et aux Trois-Moutiers a suscité une dynamique similaire. Nous en avons célébré les 10 ans cette semaine. Son succès illustre combien des investissements touristiques réfléchis peuvent durablement transformer un territoire.

De la Vienne à la Côte d’Azur, des volcans d’Auvergne aux plages du Débarquement, la France regorge de sites remarquables. Le tourisme n’est pas une menace : c’est une chance. À condition d’en faire un levier maîtrisé de cohésion, de transition et de développement.

C’est dit !



QE #284 – Renforcement de l’encadrement des projets d’installations classées pour la protection de l’environnement

Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur la réglementation applicable aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).

« Dans ce cadre, les maires sont dessaisis de leur pouvoir de police générale en matière de sécurité, de tranquillité et de salubrité publique au profit des pouvoirs de police spéciale exercés par les services de l’État, notamment par le Préfet. Toutefois, cette dérogation ne s’applique qu’au périmètre du site classé. En dehors de celui-ci, le maire demeure compétent, notamment en ce qui concerne de la gestion de déchets issus du site ICPE, dès lors que ceux-ci portent atteinte à la santé publique ou à la salubrité.

Par ailleurs, même en l’absence de risques majeurs, ces installations peuvent générer des nuisances significatives – bruit, odeurs, émissions diverses – qui altèrent la qualité de vie des habitants des communes environnantes. En cas de difficultés, les riverains se tournent naturellement vers le maire, lequel se retrouve bien souvent démuni, en raison d’un accès limité aux informations concernant l’installation en cause. Il semble donc essentiel que les élus locaux, y compris ceux des communes voisines, puissent bénéficier d’un meilleur accès aux données techniques et aux procédures relatives aux ICPE implantées à proximité de leur territoire.

Il prend l’exemple de la commune de Celle-Lévescault, où l’ancien site du plus grand élevage caprin d’Europe est en passe d’être reconverti en une exploitation avicole intensive de 140 000 poules pondeuses. Une telle transformation suscite de vives inquiétudes : pollution de l’air, risques sanitaires liés à la remise en service du site, nuisances olfactives dues à l’utilisation d’ammoniaque, dépôts de plumes, accumulation de poussières renforcée par une desserte routière inadaptée, etc. Au-delà de ces impacts environnementaux, le projet entraîne une forte dégradation du cadre de vie, perçue comme une menace directe pour le bien-être quotidien des habitants.

Si ces projets sont essentiels à la souveraineté alimentaire et à la compétitivité, des améliorations pourraient être intégrées dès leur conception pour en renforcer l’acceptabilité. Il serait pertinent d’instaurer une distance minimale de 500 mètres entre les élevages industriels de la dernière catégorie ICPE et les premières habitations, à l’image des règles applicables aux éoliennes. Par ailleurs, pour limiter nuisances et risques sanitaires, des dispositifs de traitement de l’air vicié ou la granulation des fientes sur site pourraient être rendus obligatoires en utilisant les meilleurs techniques disponibles (MTD).

Par conséquent, il interroge le Gouvernement sur les modalités envisagées pour renforcer l’encadrement des projets ICPE dans le secteur de l’élevage, afin de qualifier ces projets et de les rendre acceptables sur les plans territorial, environnemental et social dès leur conception. Il souhaite également connaître les mesures prévues pour renforcer l’information et les moyens d’action des maires, tant pour les installations situées sur leur territoire que dans les communes limitrophes.

La question sera publiée le 10 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05597.

QE #283 – Élargissement des prérogatives judiciaires des policiers municipaux

Bruno Belin interroge M. le ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la nécessaire évolution des prérogatives des policiers municipaux.

Les crédits alloués à la mission « Sécurités » ont connu une progression significative dans la dernière loi de finances (loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025), atteignant 24 milliards d’euros. S’agissant des polices municipales, cette hausse s’est principalement traduite par un renforcement des effectifs.

L’Association des maires de France (AMF) a formulé, dans le cadre des concertations du Beauvau des polices municipales, plusieurs propositions visant à renforcer l’efficacité des agents sur le terrain. L’objectif est de prolonger et de consolider le rôle de la police de proximité, en garantissant une présence accrue sur la voie publique, tout en maintenant un strict encadrement de la subordination à l’autorité judiciaire.

Parmi les propositions phares figure la création d’un statut de policier municipal à compétences judiciaires, permettant d’étendre certaines prérogatives aux agents, notamment : la constatation et la verbalisation de délits forfaitisés, le relevé d’identité dans ce cadre, ou encore un accès limité à certains fichiers judiciaires. Ce statut viserait à clarifier et encadrer ces missions pour l’ensemble des cadres d’emploi concernés.

L’AMF appelle également à la modernisation du métier de garde champêtre, en lui conférant des prérogatives aujourd’hui manquantes – comme la mise en fourrière de véhicules ou l’accès aux images de vidéoprotection – et en valorisant son parcours professionnel.

Les collectivités demandent, par ailleurs, que le produit des amendes dressées par les polices municipales soit reversé aux communes concernées, et non absorbé par le budget général de l’État, conformément à un principe de juste retour.

Enfin, une meilleure coordination entre l’État, les communes, les polices municipales et les gardes champêtres est également indispensable. Cela suppose une refonte des conventions de coordination, ainsi qu’une information plus complète et régulière des maires sur les événements survenant sur leur commune.

Dans ce contexte, il demande au Gouvernement si le projet de loi annoncé sur la réforme des polices municipales sera prochainement déposé, et quelles orientations il entend retenir pour répondre aux attentes des élus locaux.

La question sera publiée le 10 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05546.

QE #282 – Restrictions des feux d’artifice en raison de la sécheresse

Bruno Belin interroge M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les conséquences financières que subissent les communes à la suite des arrêtés préfectoraux encadrant l’organisation des feux d’artifice.

En raison de la sécheresse qui touche actuellement de nombreux départements, plusieurs préfets ont pris des arrêtés restreignant, voire interdisant, les spectacles pyrotechniques. Si la nécessité de ces mesures, dictées par les risques accrus d’incendie, est bien comprise, leurs conséquences financières pèsent lourdement sur les budgets communaux.

En effet, les artificiers appliquent des pénalités d’annulation importantes, même lorsque la commune est contrainte d’annuler pour des raisons de sécurité. Ces frais sont d’autant plus difficiles à supporter pour les collectivités locales car elles font face à une réduction de leurs dotations et à une baisse de leur capacité d’investissement.

Par ailleurs, les polices d’assurance dont disposent certaines communes excluent ce motif d’annulation de leurs garanties.

Par conséquent, il souhaite savoir si le Gouvernement envisage de mettre en place des mesures de soutien ou de compensation afin d’alléger le coût de ces annulations pour les collectivités locales.

La question sera publiée le 10 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05545.

QE #281 -Fermeture des écoles en cas d’épisodes météorologiques exceptionnels

Bruno Belin interroge Mme la ministre d’État, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les modalités de fermeture des écoles en cas de conditions météorologiques exceptionnelles.

La semaine du 30 juin 2025, la France a été frappée par un épisode caniculaire intense, plaçant 16 départements en vigilance rouge, avec des températures avoisinant les 40 degrés. Dans ce contexte, certaines écoles ont dû fermer, totalement ou partiellement, en raison de l’insuffisante isolation thermique de certains bâtiments scolaires, rendant les conditions d’enseignement inadaptées pour les élèves comme pour les enseignants.

Il s’agit de la 33e vague de chaleur recensée au XXIe siècle, et ces épisodes climatiques extrêmes sont appelés à se multiplier et à s’intensifier. Toutefois, un flou juridique persiste concernant la compétence décisionnelle en matière de fermeture des écoles, notamment dans le cas des établissements relevant de syndicats intercommunaux à vocation scolaire (SIVOS).

Par conséquent, il souhaite savoir quelle est l’autorité compétente pour décider de la fermeture d’une école ou d’une classe en cas d’épisode météorologique exceptionnel, et si le Gouvernement envisage d’apporter des clarifications en la matière.

La question sera publiée le 10 juillet au Journal Officiel et portera le numéro 05544.