#348

Balayé par deux tempêtes de très forte intensité entre jeudi et samedi, nous avons constaté combien notre pays peut compter sur son organisation territoriale.

Celle-ci a su, une fois encore, se mobiliser pour prêter secours et protéger les populations.

Maires, élus locaux, pompiers professionnels et volontaires, gendarmes, sécurité civile et tous les services déconcentrés de l’Etat conduits par les Préfets ont répondu présents pour éviter de nombreux drames possibles. Il est toutefois à regretter, le décès d’un agent d’Enedis en intervention.

Souvent dénigrés, insultés, parfois menacés, tous ont montré, si besoin en était, leur rôle indispensable et efficace dans la proximité.

C’est fort de ce constat que je défends depuis toujours, que j’ai présenté mardi dernier devant la commission des Finances du Sénat, pour la première fois, le rapport spécial sur le budget de la sécurité intérieure dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2024.

Le rapport adopté à l’unanimité, fait état d’un budget en hausse, traduisant la détermination pour plus de sécurité pour notre pays, dans un contexte international incertain, face à de potentielles nouvelles menaces :
– 13 milliards pour la police nationale
– 10,4 milliards pour la gendarmerie
– 2 200 recrutements
– 4 milliards pour la sécurité routière

Je réaffirme tout mon soutien à tous ceux qui y contribuent !

C’est dit ! 



QE #193 – Indemnités pour les membres d’un syndicat mixte ouvert

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement, sur la crise actuelle du logement.

Il constate que de nombreuses communes se retrouvent avec beaucoup de logements indignes, dégradés ou vacants. La crise du logement que nous traversons inquiète de nombreux élus et citoyens. Il souligne à ce titre plusieurs éléments : la hausse des taux d’intérêt, freinant ainsi l’accession à la propriété ; la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dont le décret d’application n° 2023-796 du 18 août 2023 interdisant la mise en location des logements classés G et F ; l’article 191 de cette même loi, déterminant une absence d’artificialisation nette des sols d’ici 2050.

L’ensemble de ces mesures déséquilibre le rapport d’offre et de demande, accentuant la valeur de l’offre.

Il note la bonne volonté des maires d’investir dans l’opération de revitalisation de territoire, avec entre autres le dispositif « permis de louer ».

Cependant là encore, il constate que les moyens manquent pour les collectivités.

Il alerte donc le Gouvernement, et souhaite connaître les pistes envisagées afin de limiter les conséquences de cette crise du logement et en particulier ce qu’il est décidé pour aider les collectivités à investir de nouveau dans la restauration des logements.

La question sera publiée le 2 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 08919.

#347

La semaine dernière, au Sénat, nous avons longuement débattu autour de la Proposition de Loi visant l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels.

A ce titre, je suis intervenu à plusieurs reprises afin de rappeler les causes et les enjeux de ce texte.

Si le constat de déserts médicaux est réel et depuis de trop nombreuses années, la coercition serait cependant contreproductif. Vouloir contraindre un professionnel de santé à s’installer dans un territoire nous fait oublier une notion indispensable : la motivation.

L’engagement des professionnels de santé est essentiel dans un territoire.

La sensibilisation doit donc se faire avant les premières années d’études. C’est pour cela qu’il faut être plus incitatif dès Parcoursup. Aujourd’hui, l’entrée dans un parcours d’enseignement supérieur d’une profession de santé est mal identifiée et complexe (PACES, PASS, LAS…).

De la même manière, je suis revenu sur le numerus apertus. Ce nouveau dispositif, venu remplacer le numerus clausus, donne aux universités le choix du nombre d’étudiants acceptés. Là encore, nous créons une disparité entre les territoires. Il sera donc toujours plus difficile d’intégrer les universités de Poitiers que Paris. Donnons plutôt les moyens suffisants à toutes les universités (et à commencer par celles de province) d’accueillir assez d’étudiants !

Enfin, faire de l’Agence Régionale de Santé une agence de régulation viendrait à créer de nouveaux classements géographiques et professionnels. Sur quelles bases ? De quoi réduire encore un peu plus la motivation des étudiants actuels.

La santé dans nos territoires est un véritable enjeu. C’est pourquoi nous nous devons d’agir consciencieusement aussi bien pour les professionnels de santé que pour les concitoyens.

Je reste persuadé que l’ensemble de notre politique de santé est à moderniser et adapter, cela commence dès les études supérieures !

C’est dit ! 



QE #192 – Indemnités pour les membres d’un syndicat mixte ouvert

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité, sur le syndicat interdépartemental mixte pour l’équipement rural (SIMER).


Il souligne que ce syndicat mixte ouvert a été créé en 1952 sur le canton de Montmorillon, dans le but de mettre en commun des moyens humains, techniques et financiers à même de relever les défis qui se posaient aux secteurs ruraux en matière de développement. Aujourd’hui il est composé de 150 collectivités membres et intervient sur les compétences de travaux publics et de gestion des déchets ménagers.

Selon l’article L5721 8 du code général des collectivités territoriales mentionnant le sujet des indemnités pour les syndicats mixtes associant des collectivités territoriales, des groupements de collectivités territoriales et d’autres personnes morales de droit, il relève que le SIMER ne peut indemniser les personnes morales de droit public membre du syndicat.


De fait en 2016, pour remédier à ce défaut de traitement, le SIMER s’est vu initier une modification statutaire visant à le transformer en syndicat mixte ouvert « restreint ». Pour ce faire, il a dû procéder au retrait de certains organismes tel que le syndicat Eaux de Vienne ou bien le bailleur social Habitat de la Vienne.

Aujourd’hui le SIMER, dont l’activité s’est fortement fragilisée, se voit également pénalisé avec le retrait d’attribution de réalisation de travaux pour les anciennes structures membres.


Il interroge alors le Gouvernement afin d’établir une égalité de traitement entre les membres d’un syndicat mixte ouvert et ainsi permettre l’indemnisation des personnes morales de droit public.

La question sera publiée le 26 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08817.

#346

Ce jeudi, je m’exprimerai à la tribune de l’hémicycle dans le cadre du Projet de Loi visant à réduire la période de négociation entre fournisseurs et grande distribution.

Si l’objectif (louable au demeurant), est d’anticiper et d’appliquer au plus vite une baisse des prix pour le consommateur, les acteurs du secteur semblent plus pessimistes.

De plus, dans le contexte actuel, avec la reprise des conflits au Proche-Orient, le prix du gaz et des emballages ne semble pas être enclin à la baisse.

Au Sénat, nous serons vigilants afin que ce texte ne vienne pas servir davantage la grande distribution au détriment des producteurs et des consommateurs.

Rappelons-nous, à l’automne 2022, lorsque les boulangeries souffraient de la hausse du coût de l’énergie, la grande distribution se targuait de la baguette à 30 centimes.

A ce titre je rappellerai au Gouvernement, le rapport sur le commerce en milieu rural, pour lequel j’avais formulé, avec mon collègue Serge Babary, plusieurs propositions. Je suis intimement convaincu de l’impact vertueux de consommer dans les commerces de proximité.

La priorité n’est pas de réduire un temps de négociation qui pourrait s’avérer contreproductif, mais plutôt de rétablir une concurrence équitable entre les différentes formes de commerce !

C’est dit ! 



QE #191 – Statut de l’élu

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité, sur le sacrifice des élus en milieu rural. Il note que le Gouvernement souhaite travailler en collaboration avec l’association des maires de France sur le statut de l’élu, en particulier sur la revalorisation de l’indemnité d’élu.

À ce titre, il tient à lui signaler la situation du maire de Maisonneuve, également vice-président à la communauté de communes du Haut-Poitou.

Il souligne les articles L. 382-31 et D. 382-34 du code de la sécurité sociale indiquant que si le montant total des indemnités perçues par les élus au titre de leurs différents mandats est supérieur à 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale (Pass) soit à 21 996 euros par an pour 2023, soit une moyenne mensuelle de 1 833 euros, alors ils sont assujettis aux cotisations et contributions sociales.

S’il considère le code général des collectivités territoriales, le cumul d’une indemnité de maire d’une commune de plus de 300 habitants et de vice-Président d’une communauté de communes de plus de 40 000 habitants, dépasse (de peu) le plafond évoqué ci-dessus. De fait, ce maire d’une commune de 300 habitants, se voit obligé de délibérer afin de réduire son indemnité, qui notons-le, pourtant est la plus basse de l’échelon.

En considérant le temps consacré à la gestion d’une commune rurale et d’une communauté de communes, il estime que l’impact de cet assujettissement est injuste. Un maire ne devrait pas avoir à baisser son indemnité.

Il souhaite alors connaître les mesures envisagées par le Gouvernement afin de mettre en place une revalorisation de l’indemnité d’élu qui n’aurait pas une contre-partie dévalorisante.

La question sera publiée le 19 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08726.

#345

L’attaque au couteau dans le lycée Gambetta à Arras, vendredi dernier, vient nous rappeler que la France fait toujours l’objet d’agressions terroristes d’une extrême gravité.

Mes pensées vont tout d’abord aux victimes et à leur famille ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative à laquelle j’exprime mon total soutien.

Je me félicite de la position de fermeté annoncée par le Gouvernement, et appliquée le jour-même par le Préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier.

Nous entendons trop souvent que les assaillants sont connus des services et parfois même fichés S. C’est pourquoi il est nécessaire que la vigilance et leur suivi soient renforcés.

La sécurité, aussi bien dans l’enceinte d’une école qu’à ses abords, est primordiale.

A ce titre, la généralisation de la vidéo surveillance aux abords des groupes scolaires, collèges et lycées doit être envisagée dans les meilleurs délais.

Le contexte que nous connaissons est grave. La mobilisation de chacun dans nos responsabilités est nécessaire et indispensable.

C’est dit ! 



QE #190 – Alerte pour les territoires zéro chômeur longue durée

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre du travail, du plein emploi et de l’insertion sur la baisse de financement des territoires zéro chômeur longue durée. Il note que l’arrêté du 31 juillet 2023 fixant le montant de la participation de l’État au financement de la contribution au développement de l’emploi du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024, prévoit une baisse passant de 102 % à 95 % de la base du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) à partir du 1er octobre 2023.

De plus, il constate que le budget alloué à l’expérimentation à hauteur de 69 millions dans le projet de loi de finances pour 2024 (n° 1680, Assemblée nationale, 16ème législature) ne suffira pas à mettre en oeuvre les objectifs visés dans la loi n° 2020-1577 du 14 décembre 2020 et dans le projet de loi relatif au plein emploi.

Il souligne pourtant la dynamique vertueuse impulsée dans 58 territoires, 38 départements et 14 régions. Les bienfaits sociaux et économiques sont tels qu’aujourd’hui plus de 110 territoires souhaitent s’intégrer le dispositif.

Il tient à noter que ce sont déjà près de 4 000 personnes qui sont sortis de la privation durable d’emploi grâce aux territoires zéro chômeur longue durée.

À ce titre, il alerte le Gouvernement sur le fait que les orientations budgétaires prévues suscitent l’inquiétude et l’incompréhension de l’ensemble des parties-prenantes du projet.

Il souhaite donc connaître les pistes envisagées afin de garantir les fonds nécessaires à la bonne application et à l’évolution du dispositif zéro chômeur longue durée.

La question sera publiée le 12 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08656.

QE #189 – Dysfonctionnements du dispositif de la politique agricole commune

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur les dysfonctionnements du dispositif de la politique agricole commune (PAC).

Il souligne que la première campagne de déclaration de la programmation 2023-2027 s’est avérée complexe et laborieuse pour les agriculteurs.

Suite à la réforme, bénéficier d’une aide du dispositif de la PAC est devenu quasi inespéré. De plus, le logiciel dit « Télépac » n’étant pas opérationnel, la campagne de déclaration a dû être prolongée. Il ne peut que comprendre le découragement des agriculteurs.

À ce titre il tient à saluer l’accompagnement réalisé par les chambres d’agriculture, pour qui le constat de la complexité administrative a été durement partagée.

À cette occasion, il a été soulevé de nombreuses mesures incohérentes avec la réalité. Il cite pour exemples :

  • le minimum d’infrastructures agro-écologiques imposé : une règle dont les bienfaits sont reconnus, mais qui ne peut pas être appliquée à l’ensemble des agriculteurs. Les exploitations se situant en zone de plaine sont donc désavantagées ;
  • la diversité de l’assolement : là encore, une règle bénéfique pour la rotation des écosystèmes. Cependant il est appliqué un système de calcul à points et à pourcentages qui est difficilement réalisable sur les parcelles.

Il alerte alors le Gouvernement sur la détresse des agriculteurs face à l’ensemble de ces règles toutes aussi compliquées les unes que les autres. Il regrette que l’on vienne contraindre les agriculteurs dans leurs objectifs de faire évoluer et adapter l’agriculture vers un nouveau modèle de société.

Il souhaite connaître alors la position du Gouvernement et les pistes de réflexions afin d’améliorer les prochaines campagnes de déclarations à la PAC.

La question sera publiée le 12 octobre au Journal Officiel et portera le numéro 08655.

#344

À l’occasion du renouvellement des instances du Sénat suite aux élections de la moitié de ses membres le 24 septembre dernier, j’ai été désigné ce jeudi Vice-Président de la Commission des Finances, en charge, notamment du budget Sécurité intérieure (Police / Gendarmerie).

À l’aube de l’examen du Projet de Loi de Finances pour 2024 et alors que les finances de l’Etat et des collectivités sont dans une situation des plus délicates, j’aborde cette nouvelle responsabilité en pensant aux communes et à l’ensemble des autres collectivités pour lesquelles il faut permettre l’avenir, leur fonctionnement et leurs projets avec vigilance pour rendre également possible les politiques publiques indispensables de l’Etat.

Celle de la sécurité répond à une attente de plus en plus forte en ville comme en milieu rural. Le budget alloué à la sécurité sera donc décisif au bon déploiement du plan sécurité annoncé par le Président de la République.

Le premier texte soumis à l’examen de la Commission des Finances du Sénat sera le Projet de Loi de Finances pour 2024. Ce texte traduira des choix fiscaux et budgétaires sur lesquels il faudra être particulièrement vigilant, dans un contexte de nécessaire baisse du déficit public, de lutte contre l’inflation et de protection du pouvoir d’achat des Français. Les défis sont nombreux et les choix budgétaires impacteront directement la vie de nos concitoyens et leur avenir, notamment eu égard aux défis de la transition écologique, de l’éducation et de la sécurité.

Comme toujours, je rendrai compte pour expliquer les orientations, les choix et les votes du Sénat, au service du territoire de la Vienne.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Etat d’Israël a fait l’objet d’attaques terroristes inadmissibles, responsables de très nombreuses victimes. Je pense à elles et à leur famille. La communauté internationale doit se mobiliser unanimement pour préserver la paix et obtenir la libération des otages.

C’est dit !