#364- La Vienne touchée par les inondations 

Ce weekend, le département a été sévèrement touché par des inondations causées par des crues exceptionnelles de la Gartempe, de la Creuse et de la Vienne. Des crues marqués par la rapidité avec laquelle les eaux ont monté, suivies de décrues tout aussi rapides.

Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance envers l’engagement des élus, des services de l’État, du département, de la gendarmerie et du service départemental d’incendie et de secours. Une fois encore, les maires des communes impactées ont été exemplaires face à l’imprévu et l’urgence. Les services de l’État, sous l’autorité de Monsieur le Préfet, se sont impliqués immédiatement pour assurer la sécurité et accompagner l’engagement des élus. Grâce à la mobilisation de chacun, il n’y a pas eu de blessé ni de décès à déplorer dans le département.

Le ministre de l’Intérieur a initié une procédure accélérée pour la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle. Il faut dorénavant saisir les assurances sans délai afin de constituer rapidement les dossiers concernant les plus de 300 habitations et 30 commerces touchés.

Je tiens cependant à dénoncer une information totalement sans fondement selon laquelle des barrages auraient été délibérément ouverts, entraînant ainsi la montée des cours d’eau. Celle-ci n’est due qu’à une pluviométrie très importante sur des sols déjà saturés d’eau. 100 mm de pluie ont été enregistrés en 48 heures, soit l’équivalent de deux mois de pluie en deux jours.

A présent, la solidarité doit se mettre en place afin de soutenir les élus et habitants touchés dans leur commune face aux difficultés. 

Enfin, la sécurité doit rester la priorité absolue, notamment en ce qui concerne les ponts dont les structures pourraient avoir été endommagées lors de la crue. Depuis la publication du rapport sur la sécurité des ponts en 2022, j’ai insisté sur la nécessité d’effectuer un état des lieux en collaboration avec le Cerema. 

C’est dit ! 



QE #223- Coopération décentralisée au Sahel

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur l’incertitude juridique dans laquelle se trouvent les collectivités françaises engagées dans des coopérations au Burkina Faso, au Mali et au Niger depuis la suspension de l’aide publique au développement dans ces trois pays.

Le Sahel est historiquement l’un des bassins les plus actifs en matière de coopération décentralisée. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger comptent ainsi à eux seuls plus de 400 projets de coopération décentralisée.

Cependant, depuis quelques années, ces pays sont traversés par des crises politiques profondes dont les répercussions ont affecté la relation diplomatique de la France avec ces trois États. À la suite de coups d’État qui se sont produits en 2020 au Mali puis en 2022 au Burkina Faso et en 2023 au Niger, la dégradation des relations bilatérales avec la France s’est matérialisée notamment par la suspension de l’aide publique au développement (APD) française le 16 novembre 2022 au Mali, le 29 juillet 2023 au Niger et le 6 août 2023 au Burkina Faso.

Ce contexte a eu des conséquences directes sur les partenariats de coopération décentralisée soutenus par les collectivités françaises dans ces trois pays. En effet, la détérioration des relations diplomatiques et la suspension de l’aide publique au développement ont eu des impacts à la fois sur les plans politique, financier et opérationnel des coopérations. Pour les collectivités liées par des conventions dans le cadre des projets menés avec leurs homologues burkinabè, maliens et nigériennes, l’arrêt de la coopération pose des questions quant aux risques juridiques associés à une telle décision.

En effet, selon l’article L. 1115-1 du code général des collectivités territoriales, les collectivités territoriales peuvent, dans le respect des engagements internationaux de la France, mettre en œuvre ou soutenir toute action internationale annuelle ou pluriannuelle de coopération, d’aide au développement ou à caractère humanitaire. À cet effet, elles peuvent conclure des conventions avec des autorités locales étrangères. Or, depuis la suspension de l’APD dans ces trois pays du Sahel, le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) a, à plusieurs occasions, confirmé la possibilité pour les collectivités françaises de poursuivre leurs engagements sur fonds propres et rappelé l’importance de poursuivre le dialogue à l’échelon local.

Cependant, ces échanges ne se sont jamais traduits par une position formelle qui serait de nature à garantir aux collectivités françaises engagées au Burkina Faso, au Mali et au Niger la sécurité juridique nécessaire à la poursuite de leurs engagements respectifs. Ce flou place les collectivités dans une posture de grande incertitude et de risques vis-à-vis de leurs administrés et de leurs propres exécutifs. Par conséquent, il demande au Gouvernement de préciser formellement sa position quant au cadre juridique régissant la poursuite par les collectivités françaises de leurs coopérations internationales au Burkina Faso, au Mali et au Niger.

La question sera publiée le 04 avril au Journal Officiel et portera le numéro 11055.

QE #222- Nouveau zonage France ruralité revitalisation

M. Bruno Belin interroge Mme la ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la ruralité sur le nouveau zonage France ruralité revitalisation (FRR).

Annoncé à Saulgé dans la Vienne en juin 2023, ce nouveau zonage pour la ruralité fusionne les zones de revitalisation rurale (ZRR), les bassins d’emploi à redynamiser (BER) et les zones de revitalisation des commerces en milieu rural (ZORCOMIR) et doit entrer en vigueur le 1er juillet 2024.

La liste des communes bénéficiaires étant désormais connue, certaines communes qui bénéficiaient des ZRR ont été exclues de ce dispositif, parfois au sein d’une même intercommunalité. Cependant, les difficultés, surtout dans les zones rurales, restent largement similaires d’une commune à l’autre au sein d’une même communauté. Cette exclusion concerne près de 2 000 communes à l’échelle nationale. D’autres communes pourront rejoindre ce dispositif si elles sont considérées comme « rattrapables ».

Or, ce dispositif est l’un des seuls spécifiquement dédiés à la ruralité. C’est la raison pour laquelle, l’association des maires de France (AMF) a proposé un moratoire pour les communes jugées non rattrapables, proposition que l’État a accepté pour les communes de Saône-et-Loire, permettant ainsi un réexamen de leur situation.

Le déclassement de certaines de ces communes aura un impact significatif sur leurs finances. Par exemple, dans le département de la Vienne, au sein de la communauté de communes du Haut-Poitou, 11 communes ont été exclues du dispositif. Cela se traduirait par une perte financière estimée à environ 170 000 euros de dotation de solidarité rurale (DSR). Cette situation entraînerait une détérioration de l’offre de services publics ainsi qu’une possible diminution de l’attractivité économique.

Il interpelle donc le Gouvernement pour savoir si des ajustements sont prévus afin de prévenir toute fragilisation de ce dispositif et d’éviter tout retard dans sa mise en œuvre. Il est crucial d’éviter les inégalités au sein d’un même établissement public de coopération intercommunale (EPCI), surtout lorsque peu de différences existent entre les communes en termes de densité de population ou de revenus par habitant.

La question sera publiée le 04 avril au Journal Officiel et portera le numéro 11053.

QE #221- Prime pour les sapeurs-pompiers mobilisés pendant les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024

M. Bruno Belin interroge M. le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur la prime accordée aux sapeurs-pompiers engagés dans le dispositif de sécurité des jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Le 30 janvier 2024, le ministère de l’Intérieur a annoncé des dispositions de compensation pouvant aller jusqu’à 1 900 euros à destination des policiers et des gendarmes mobilisés durant les jeux Olympiques et travaillant en Île-de-France. Cette prime a, par la suite, été étendue aux pompiers de Paris et de Marseille.

À ce jour, il n’y a aucun dispositif de compensation engagé pour les sapeurs-pompiers relevant des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Or, plusieurs centaines de ces pompiers seront mobilisés et interviendront pour assurer la sécurisation des différents sites et événements sur tout le territoire. Par souci d’équité et de justice, il est nécessaire que ces sapeurs-pompiers deviennent éligibles à recevoir cette compensation.

Le ministre de l’Intérieur s’est dit ouvert à un compromis pour que les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires issus des départements soient éligibles à une prime. Cependant, aucune proposition précise n’a été avancée, ni aucun financement évoqué à cet égard.

Il lui demande si un dispositif de compensation est prévu pour les sapeurs-pompiers concernés pour les jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 et, si oui, quelles sont les modalités de financement envisagées.

La question sera publiée le 04 avril au Journal Officiel et portera le numéro 10995.

QE #220- Avenir des nouvelles brigades de gendarmerie

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de l’Intérieur et des Outre-mer sur l’avenir des nouvelles brigades de gendarmerie promises, à la suite des récentes annonces de mesures d’économies budgétaires.

Le président de la République a annoncé le 2 octobre 2023 l’implantation de 238 nouvelles brigades opérationnelles d’ici 2027 dont 3 dans le département de la Vienne, des unités mobiles à Scorbé-Clairvaux et à Lusignan ainsi qu’une unité fixe à Fontaine-le-Comte. Cette annonce de 2 144 gendarmes supplémentaires sur l’ensemble du territoire national avait pour ambition de renforcer la présence territoriale des forces de l’ordre, en particulier dans les zones rurales et péri-urbaines.

Or, face au déficit public de la France, le Gouvernement a annoncé il y a quelques semaines un plan d’économie de 10 milliards d’euros pour faire face aux conséquences de la révision à 1 % de la prévision de croissance pour 2024. Le décret publié fait état d’une annulation de 20 millions d’euros d’autorisations d’engagements (AE) et de 20 millions d’euros de crédits de paiement (CP) pour le budget de la gendarmerie nationale.

Par conséquent, il lui demande si les annulations de crédits vont avoir un impact sur les 238 brigades de gendarmerie précédemment annoncées pour renforcer la sécurité en zone rurale et péri-urbaine.

La question sera publiée le 04 avril au Journal Officiel et portera le numéro 10993.

QE #219- Création d’un centre national de ressources pour le traumatisme crânien et les lésions cérébrales acquises

M. Bruno Belin interroge Mme la ministre déléguée chargée des personnes âgées et des personnes handicapées sur le financement effectif et la mise en œuvre du calendrier d’un centre national de ressources pour le traumatisme crânien et les lésions cérébrales acquises.

Depuis une vingtaine d’années, l’union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et de cérébrolésés (UNAFTC) ainsi que d’autres acteurs militent pour faire reconnaitre un handicap encore largement méconnu du grand public et même des professionnels de santé. Pourtant, la cérébrolésion est aujourd’hui la première cause de handicap acquis chez les adultes en âge de travailler. Ce handicap touche un peu plus de 700 personnes pour 100 000 habitants en France.

Un centre national de ressources pour le traumatisme crânien et les lésions cérébrales acquises (CNR TCLA) avait été validé et inscrit au plan d’action de la conférence nationale du handicap d’avril 2023 en présence du ministre des solidarités, de l’autonomie, et des personnes handicapées. Le calendrier de mise en œuvre est prévu pour 2024/2025. Ce centre a pour objectif de promouvoir ce handicap, soutenir la recherche clinique et améliorer les soins ainsi que l’accompagnement des blessés.

Or, à ce jour, le Gouvernement n’a pas annoncé de mesures quant à la mise en œuvre de ce plan d’actions tant attendu par les individus blessés par des lésions cérébrales et leurs familles.

Il demande au Gouvernement quand celui-ci a-t-il prévu de mettre en œuvre le calendrier relatif à la création du CNR TCLA afin d’améliorer les conditions de vie des personnes cérébrolésées.

La question sera publiée le 04 avril au Journal Officiel et portera le numéro 10991.

QE #218- Dispositifs de sécurisation des centrales nucléaires

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre des Armées sur les dispositifs de sécurisation des centrales nucléaires et, en particulier, sur l’abrogation de l’instruction militaire 1050/DSAE/DIRCAM.

Depuis le début de la guerre en Ukraine et la persistance de la menace terroriste, la défense de nos sites nucléaires est devenue une priorité absolue. Dans ce contexte, la suppression de l’instruction militaire 1050/DSAE/DIRCAM du 16 juin 2021 qui visait à imposer un périmètre de sécurité entre un parc éolien et une centrale nucléaire pourrait porter une atteinte à la santé et à la sécurité des Français.

Son abrogation par l’instruction militaire 1051/DSAE/DIRCAM a pour conséquence de supprimer le périmètre de sécurité entre les aérogénérateurs et les réacteurs, exposant nos centrales nucléaires à une attaque aérienne à basse altitude. L’approche de drones de combat ou de surveillance, ainsi que d’autres appareils, peut être ainsi être masquée par les éoliennes. Cette décision repose sur l’argument selon lequel les promoteurs éoliens accepteraient de suspendre leurs installations à la demande de l’armée.

Dans le département de la Vienne, la centrale nucléaire de Civaux est concernée par cette décision avec le parc éolien de Mazerolles. Un projet d’abord stoppé en 2021 par le ministère de la défense car il présentait « une gêne non acceptable pour les armées » mais relancé en 2023 à la suite d’un nouvel avis du ministère des armées. Ce projet de plusieurs éoliennes serait situé à moins de 7 kilomètres de la centrale, soit à peine à 2 minutes de vol d’un aéronef.

Il lui demande si le Gouvernement a prévu de rétablir l’instruction militaire 1050/DSAE/DIRCAM ou s’il envisage de mettre en place des mesures équivalentes afin d’assurer la sécurité de nos centrales nucléaires face aux tensions internationales.

La question sera publiée le 04 avril au Journal Officiel et portera le numéro 10989.

QE #217- Limite d’âge imposée dans le cadre des élections des ordres des professionnels de santé

M. Bruno Belin interroge M. le Ministre délégué chargé de la santé et de la prévention concernant la limite d’âge imposée dans le cadre des élections des ordres des professionnels de santé.

Depuis l’adoption de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, il est spécifié que « nul ne peut être candidat à une élection pour être membre d’un conseil ou assesseur d’une chambre disciplinaire s’il a atteint l’âge de soixante et onze ans à la date de clôture de réception des déclarations de candidature ».

Cette disposition avait été adoptée à la suite de l’annulation de l’ordonnance n° 2017-192 du 16 février 2017 par le Conseil d’État au motif que ces dispositions excédaient les limites de l’habilitation dont le Gouvernement disposait pour légiférer par ordonnance dans ce domaine.

Néanmoins, l’activité des ordres de professionnels est particulièrement intense et nécessite une implication active dans ces organisations. De plus, la pénurie actuelle de praticiens rend difficile la disponibilité des professionnels pour siéger. Dans la plupart des cas, ce sont des professionnels retraités qui s’engagent dans cette voie. La limite d’âge restreint ainsi le nombre de candidatures de personnes volontaires et qualifiées, portant préjudice à un organisme chargé d’une mission de service public majeure.

En effet, les Ordres veillent au respect des principes du code de déontologie médicale, au maintien des principes de moralité, de probité, de compétence et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine, mais est également le garant de la qualité des soins offerts à la population. Par sa présence sur tout le territoire, en lien notamment avec les conseils départementaux et les agences régionales de santé, les Ordres sont en mesure de répondre au plus près aux attentes des citoyens, des professionnels de santé et des autorités publiques.

Ainsi, il demande au Gouvernement l’examen de la possibilité de dérogations à la limite d’âge, notamment dans les cas où d’autres candidatures ne se présentent pas, ou la recherche d’autres solutions pour remédier à ce problème.

La question sera publiée le 28 mars au Journal Officiel et portera le numéro 10913.

#363- Du nucléaire civile à l’Industrie de Défense

Lundi dernier, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu s’est rendu à la centrale nucléaire de Civaux afin d’annoncer l’accueil d’un service d’irradiation de matériaux sur le site, contribuant ainsi à la production d’armes de dissuasion nucléaire. Cette collaboration, fruit d’une planification à long terme engagée depuis les années 1990, entre le nucléaire civil et l’industrie de la Défense, est inédite en France bien qu’elle soit déjà existante aux États-Unis.

La centrale a été sélectionnée en raison de son équipement nucléaire opérationnel le plus récent parmi les installations françaises et par conséquent, une capacité de poursuite de sa durée d’exploitation qui est maximale. Cette nouvelle activité pour Civaux se déroulera en plusieurs étapes à partir de 2025 et sera conduite en lien avec le ministère de l’Industrie et de l’Énergie. Elle constitue une opportunité prometteuse pour le tissu industriel local, dont l’excellence a été reconnue par le ministre, et renforce la souveraineté tant de notre industrie que de notre Défense.

Dans ces propos, le ministre a également exprimé sa reconnaissance envers le territoire pour son service à la nation. Mais, puisque que le territoire rend service à la nation, j’ai attiré l’attention du ministre sur deux éléments : 

– Le maintien du Fonds départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle, dit fonds Civaux, en place depuis 1983 dans le département de la Vienne et aujourd’hui indispensable pour les communes éligibles ; 

– La nécessité de moderniser la RN 147, qui devra bénéficier de nouveaux aménagements routiers notamment pour faciliter le transport des produits transformés vers un site dédié du Commissariat à l’énergie atomique.

Je tiens à remercier le ministre d’avoir pris en compte ces deux éléments essentiels à la Vienne. 

C’est dit ! 



#362- Le Sénat dans une perspective internationale 

La semaine dernière, l’activité parlementaire a revêtu une dimension internationale plus marquée que d’ordinaire. Les tensions mondiales sont vives, comme en témoigne la guerre aux frontières de l’Europe, se déroulant en Ukraine, et la détérioration de la situation politique en Haïti.

Jeudi dernier, le Sénat a très largement approuvé le soutien de la France à l’Ukraine. Depuis deux ans, les combats perdurent et ont déjà coûté la vie à plus d’un demi-million de personnes. Le peuple ukrainien lutte pour sa survie. Il est dans l’intérêt et la sécurité de la France de leur fournir l’équipement dont ils ont besoin. En votant pour un accord de sécurité entre la France et l’Ukraine pour une durée de dix ans, nous allons permettre le renforcement à hauteur de 3 milliards d’euros des capacités militaires de l’Ukraine. Soutenir le peuple ukrainien, c’est combattre la souveraineté des nations et la liberté des peuples. Soutenir le peuple ukrainien, c’est également être en rendez-vous de l’histoire face à la menace grandissante que représente Vladimir Poutine pour l’Europe. 

Concernant Haïti, la situation du seul pays francophone des deux Amérique est devenue très préoccupante. Le chaos s’est installé, semé par les gangs à travers tout le territoire, qui tuent des innocents par milliers. Depuis l’attaque du pénitencier national d’Haïti, la violence est devenue hors de contrôle, conduisant le gouvernement à se retrouver en exil. Très attaché à Haïti, j’ai eu la chance d’y effectuer 8 missions de coopération entre 2009 et 2018. En collaboration avec l’association Vienne-Haïti Solidarité et les autorités locales, nous avons réalisé divers projets de coopération, notamment la création d’une école et d’un centre de santé à Macary. En juillet 2023, le Sénat avait déjà alerté sur la situation en déposant une proposition de résolution, que j’ai cosigné, invitant à favoriser la restauration de la sécurité en Haïti. La France ne peut rester indifférente. C’est pourquoi, cette semaine, j’ai interrogé le ministre des Affaires étrangères et demandé une réunion du groupe France Caraïbes à ce sujet.

Dans ce monde sous tension, avoir une connaissance approfondie de ce qui se déroule à travers le globe est essentiel afin d’éviter un recul de nos idéaux.

C’est dit !