Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature sur le manque d’investissement des pouvoirs publics dans l’adaptation du bâti scolaire aux vagues de chaleur extrême.
Ces dernières semaines, la France a connu plusieurs épisodes caniculaires d’une intensité exceptionnelle. Alors que l’année scolaire n’était pas encore achevée et que certains élèves passaient leurs examens, de nombreux établissements se sont révélés inadaptés à ces conditions climatiques. Dans les établissements scolaires mal isolés, insuffisamment équipés et souvent dépourvus d’espaces végétalisés, les salles de classes ont rapidement atteint les 35 degrés, augmentant les risques de coups de chaleur.
Pourtant, en 2023, le président de la République lançait un grand plan de rénovation de 40 000 écoles d’ici à 2034, financé notamment grâce au fonds vert. Depuis, ce dernier a été divisé par trois, accentuant les préoccupations quant à la capacité de l’État à tenir les engagements pris. Les travaux d’isolation thermique, de rénovation énergétique et de végétalisation prévus par le plan de rénovation initial permettraient les investissements indispensables pour adapter les établissements scolaires à ces épisodes qui seront amenés à se répéter.
Dans l’immédiat, les maires se retrouvent en première ligne pour faire face aux conséquences de ces épisodes de chaleur. Ils doivent arbitrer entre la fermeture des écoles, au risque de perturber la continuité de l’enseignement et de susciter l’incompréhension des familles, ou le maintien de leur ouverture malgré des conditions d’accueil parfois incompatibles avec la sécurité et le bien-être des enfants. Cette responsabilité est d’autant plus difficile à assumer que les consignes émanant de la préfecture, du ministère de l’éducation nationale et des directions académiques des services de l’éducation nationale peuvent parfois manquer de cohérence.
La canicule de 2003 avait conduit notre pays à renforcer la protection des personnes âgées face aux fortes chaleurs. Aujourd’hui, la fréquence et l’intensité croissantes de ces épisodes imposent d’engager un effort comparable pour protéger les enfants dans les établissements scolaires.
Par conséquent, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de mieux accompagner les maires dans la gestion des épisodes caniculaires et quels moyens il prévoit de mobiliser pour accélérer l’adaptation des bâtiments scolaires aux conséquences du changement climatique.
La question sera publiée le 09 juillet 2026 au Journal Officiel et portera le numéro 09436.
