QO #12 – Élections dans les communes de moins de 1 000 habitants – 19 décembre 2023

Bruno BELIN : Madame la ministre, Monsieur le ministre, mes chers collègues, on parle souvent modernisation de la vie publique, de la vie politique. Et à 27 mois des prochaines élections municipales, déjà 27 mois, il y a des pistes à travailler sur l’échelon préféré des Français et le calendrier le permet.

Je pense d’abord à la question du panachage dans les communes de moins de 1 000 habitants. Quelle est son utilité de maintenir ce système, archaïque, il faut bien le dire, qui remonte à la IIIe République, qui parfois à des conséquences délétères dans les communes. Et puis, sa suppression aurait l’avantage de favoriser le scrutin de liste et donc de faire progresser dans les exécutifs municipaux, la parité, ainsi que dans les établissements publics de coopération intercommunale. C’est une des pistes de cette modernisation.

Et puis, il peut y avoir d’autres pistes comme la possibilité, au cas par cas, de diminuer le nombre de conseillers siégeant notamment dans les communes les plus rurales, là où il va y avoir des difficultés. C’est une principe de réalité, Madame la ministre, on voit bien qu’on va être face, en 2026, à une crise des vocations, ce qui me fait tourner ma question sur les sujets de que fait-on pour susciter des vocations dans nos communes. On voit bien qu’on a le même problème, on fait tous des Saintes-Barbes en ce moment, on voit bien que la question du volontariat des sapeurs-pompiers, on est en train d’inventer des solutions au trimestre de retraite contre volontariat, donc quelles pourraient être le piste pour inciter les citoyens à rentrer dans les conseils municipaux ? La revalorisation des indemnités de fonction ? Oui certes mais payée par l’État parce que les budgets communaux sont à sec et donc il n’y a pas de possibilité d’aller au-delà, sinon les élus seront les premiers à se restreindre.

Puis, ça amène à la question : modernisation, oui, mais statut de l’élu, quand ? Et c’est le débat que j’aimerais que l’on ait dans les mois à venir.

QE #199 – Situation des établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et des familles sur la situation des établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).


Il alerte du fait que les EHPAD publics et même privés sont dans une situation financière difficile. Il prend pour exemple les chiffres présentés par la fédération hospitalière de France (FHF), mentionnant que près de 80 % des EHPAD publics « enregistrent un résultat déficitaire pour l’exercice 2022 ».

Il souligne de multiples raisons portant conséquences sur les budgets. D’une part, les charges subissent encore les effets de la crise sanitaire, doublée par l’inflation actuelle. D’autre part, l’affaire ORPEA a généré une certaine méfiance envers ces établissements et donc une augmentation de vacance des lits.


Toujours dans l’attente d’un projet de loi « grand âge », où le sujet des EHPAD serait inévitable, il sollicite le Gouvernement afin de connaître les pistes envisagées pour améliorer la situation des ces établissements.

La question sera publiée le 30 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 09198.

QE #198 – Accueil des mineurs non accompagnés

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée des collectivités territoriales et de la ruralité, sur l’accueil des mineurs non accompagnés.


Il relève le discours de la Première ministre à l’occasion du congrès des départements de France à Strasbourg, le vendredi 10 novembre 2023, mentionnant une aide de l’État à hauteur de 100 millions d’euros pour l’accueil des mineurs non accompagnés.

En faisant la division par 101 départements, cela revient à peine à 1 million d’euros par département.
Il considère alors que cette aide n’est pas la hauteur des attentes des départements, dont l’accueil des mineurs ne cesse d’augmenter.


Afin de permettre un accompagnement digne, il souhaite alerter le Gouvernement que cette aide n’est pas suffisante et qu’elle mérite une évolution à la hausse.

La question sera publiée le 30 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 09197.

QE #197 – Résidences autonomie

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et des familles sur les résidences autonomie.


En application de la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement, les « foyers-logements » ont été renommés « résidences autonomie ».


Ces établissements d’hébergement pour personnes âgées autonomes (Ehpa) à vocation sociale, est une solution intermédiaire entre le maintien à domicile et l’EHPAD.


S’il félicite la caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) et la caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour leur lancement d’un dispositif commun d’Initiative pour le développement des résidences autonomie, permettant ainsi la création de nouvelles places dans le département, il s’interroge sur les dispositifs développés par le Gouvernement pour faciliter ces projets.

La question sera publiée le 30 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 09194.

#351

Mardi dernier, j’étais l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » sur Public Sénat. A cette occasion, nous sommes revenus sur la multiplication des agressions à l’encontre des Maires.

Il est évident que ces actes sont inacceptables.

Je doute cependant que les peines pénales souvent « avec sursis » soient une réponse efficiente. D’autant plus en partant du postulat que nous manquons de place en prison, les sanctions seraient difficilement applicables.

J’ai alors proposé la mise en place de peines administratives systématiques en cas d’agressions d’élus. Par exemple : la suspension de permis de conduire ou de chasser, ou bien l’interdiction temporaire de passer un concours dans la fonction public ou tout autre examen, ou encore le gel de tout agrément ou autorisation administratif.

Le binôme Maire-Préfet serait une fois de plus renforcé, car ces mesures pourraient être prises de manière immédiate par les Préfets.

On ne peut pas se permettre de menacer ou agresser une autorité administrative, représentée par le Maire, tout en ayant le bénéfice des droits apportés par cette même administration.

Il en va d’une certaine logique.

J’ai pu témoigner de tout mon soutien aux élus lors de l’accueil des élus de la Vienne au Sénat jeudi dernier, je le réaffirme ce jour !

C’est dit ! 



QE #196 – Généralisation des véhicules électriques

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition énergétique sur la généralisation des véhicules électriques.


Malgré les vertus prêtées aux voitures électriques, il constate quelques contraintes qui viennent décourager bon nombre de consommateurs.


Tout d’abord, il remarque que la filière de la recharge électrique n’est pas assez compétitive financièrement. Il prend pour exemple : le coût de recharge dans une station de grande distribution revenant au même prix qu’un plein en énergie fossile (10,78 euros contre 10,73 euros pour 100 kilomètres).


Ensuite, il constate que l’incitation à une transition vers des véhicules électriques vient en contradiction avec la demande de baisser la consommation électrique. S’il est évidemment moins onéreux de recharger la voiture à son domicile, de fait cette action vient augmenter la consommation et la facture du foyer.


C’est pourquoi il souhaite connaître la stratégie envisagée par le Gouvernement pour généraliser les véhicules électriques de manière efficiente et efficace.

La question sera publiée le 23 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 09146.

#350

A l’occasion du Congrès des Maires et Présidents d’intercommunalités de France, j’aurai le plaisir d’accueillir les Maires et de nombreux élus de la Vienne, ce jeudi au Sénat.

Moment convivial et chaleureux, il sera également l’occasion de rappeler à l’ensemble des élus tout mon soutien et ma reconnaissance pour leur engagement sans faille dans nos territoires.

Ces derniers mois ont été un véritable défi aussi bien moral que financier pour chaque édile.

Au Sénat, nous avons tenu à nous faire l’écho de chaque territoire en apportant des solutions concrètes au travers du Projet de Loi relatif à l’accélération de la reconstruction des bâtiments dégradés lors des violences urbaines, et plus récemment en adoptant une Proposition de Loi renforçant la sécurité des élus locaux et la protection des maires.

J’adresse une pensée particulière pour les maires de Montmorillon, Saint Clair et Verrières qui ont été agressés ce vendredi 17 novembre. Nous ne pouvons pas tolérer de tels actes !

Cette semaine, marque également l’examen de la première partie du Projet de Loi de Finances pour 2024. En tant que Vice-président de la commission des Finances je m’attacherai particulièrement à soutenir le maintien du Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP). A l’heure actuelle, le Gouvernement a prévu une baisse de cette dotation de 4,5%, alors que les charges des communes augmentent sans cesse. C’est inadmissible.

Dans la Vienne, le Conseil départemental a toujours porté la plus grande attention à répartir ce fonds (dit « Civaux ») au bénéfice de l’ensemble des communes sur des critères objectifs tels que le potentiel fiscal et les charges. Entre des dépenses soumises à l’inflation, et des recettes qui se réduisent, ce fonds est devenu indispensable pour l’équilibre du budget des communes.

Le Sénat reste et restera la maison des collectivités territoriales et compte bien une fois encore affirmer tout son soutien aux élus tout au long de cette semaine !

C’est dit ! 



#349

Au moment de commencer au Sénat, l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2024 ce lundi soir, le constat est sans appel : le déficit est abyssal.

Et pourtant il est essentiel de maintenir le cadre de notre système de protection sociale, né au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale par la volonté du Conseil National de la Résistance : la santé accessible à tous !

Pour y arriver, dans un pays où l’on vieillit bien plus longtemps et en plus grand nombre, les objectifs doivent être réaffirmés dans le débat cette semaine à la Haute-Assemblée :
– Des professionnels de santé en nombre pour répondre à la demande de près de 70 millions d’habitants ;
– Une médecine libérale et conventionnée pour éviter une médecine à deux vitesses (la coercition impliquerait le déconventionnement de nouveaux médecins qui ne voudraient pas s’installer où ils seraient obligés de le faire) ;
– Le maintien du maillage des 20 000 pharmacies de France, seuls lieux de santé où chacun peut entrer sans rendez-vous pour être soigné (10% de pharmacies ont fermés en 10 ans) ;
– Une même chance de traitement pour tous en garantissant les stocks de médicaments (les manquants sont plus nombreux en novembre 2023 qu’en novembre 2021, lorsque j’avais lancé l’alerte sur le sujet) et en protégeant le système de répartition, indispensable au milieu rural (le sens de mon amendement adopté hier soir) ;
– Le bon fonctionnement des hôpitaux de proximité et le maintien de la permanence des soins, grâce notamment à une réserve de professionnels retraités volontaires que l’on pourrait créer.

« La santé à un coût, mais elle n’a pas de prix. »

Nous devons tirer les leçons des années de pandémie.

Et pour cela, nous devons être engagé pour faire de la santé une priorité du pays !

C’est dit ! 



QE #195 – Présence du chlorothalonil dans l’eau potable

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargée de la biodiversité, sur la présence du chlorothalonil dans l’eau potable.


Il souligne que, depuis le printemps 2023, certains secteurs de la Vienne sont touchés par la présence du métabolite du chlorothalonil dans l’eau potable.


Il note qu’entre 0,1 et 3 microgrammes de chlorothalonil par litre, même si la qualité de l’eau n’est pas optimale, elle peut être consommée. Au-dessus de 3 microgrammes par litre (seuil dit sanitaire), l’eau ne peut plus être bue, par mesure de précaution.


Cependant, il relève qu’aujourd’hui aucune règlementation n’est proprement définit afin d’imposer une restriction de l’usage de l’eau lors d’une présence anormale de polluants dans les relevés.
De plus, il constate que les agences régionales de santé n’ont pas tous les mêmes critères de plan de surveillance.

Il souhaite alors connaître la position du Gouvernement sur l’encadrement des seuils des polluants dans l’eau potable et par conséquent les mesures envisagées pour assurer une qualité de l’eau à chacun.

La question sera publiée le 9 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 08968.

QE #194 – Autorisation d’exercice en sites distincts

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre de la santé et de la prévention sur l’interdiction d’autorisation d’exercice en sites distincts pour trois infirmiers de la Vienne.


Défenseur de la santé dans les territoires, il était présent à l’inauguration du centre médical de soins immédiats de Châtellerault le 13 octobre 2022.


Il tient à souligner que ce projet était soutenu par l’ensemble des acteurs locaux et représentants nationaux.

L’objectif de ce centre est de répondre aux besoins de soins urgents des patients ne relevant pas de l’urgence vitale mais ne pouvant être ni anticipés, ni retardés dans leur prise en charge. C’est en ce sens que le centre hospitalier universitaire de Poitiers s’est alors saisi pour une installation de cette unité, au plus vite, au sein du site Camille-Guerin à Châtellerault.


Il tient, à ce titre, à saluer l’engagement des professionnels de santé permettant d’apporter une offre de soin adaptée ainsi qu’une régulation pour le service des urgences des sites de Poitiers et Châtellerault.


Il tient également à affirmer que ces professionnels de santé ne viennent en rien concurrencer l’activité libérale des infirmiers exerçant en ville.


Il est donc stupéfait d’apprendre que le conseil national de l’ordre des infirmiers vient de prendre la décision d’interdire l’exercice en sites distincts à trois infirmiers de la Vienne, exerçant dans le centre médical de soins immédiats.


Il relève que l’argument avancé est qu’« une offre de soins [est] suffisamment assurée sur la commune de Châtellerault ».

Ne faut-il pas rappeler que ce centre médical de soins immédiats couvre l’ensemble du bassin de vie du nord de la Vienne ?
Ne faut-il pas non plus rappeler la fermeture régulière du service de soins non programmés à l’hôpital de Loudun (situé à 30 kilomètres de Châtellerault) ?

Contrairement au constat du conseil national de l’ordre des infirmiers, l’agence régionale de santé de la Nouvelle-Aquitaine considère le Châtelleraudais en zone sous-dotée.
L’élu de terrain qu’il est ne peut pas laisser entériner l’interdiction d’exercer dans ce centre à trois infirmiers. Chaque professionnel de santé de ce centre est indispensable à l’amélioration de l’accès en soin dans le nord de la Vienne.

Il souhaite alors connaître la position du Gouvernement quant à cette situation et les pistes envisagées afin de garantir l’action du centre médical de soins immédiats à Châtellerault.

La question sera publiée le 9 novembre au Journal Officiel et portera le numéro 08967.