
Le second tour des élections municipales dans la Vienne confirme les bons résultats obtenus par les conseillers départementaux. Jérôme Neveux à Jaunay-Marigny, Valérie Chebassier à Saint-Martin-la-Pallu, Gérard Pérochon à Senillé-Saint-Sauveur, Henri Colin à Lencloître, Lydie Noirault à Joussé, Jean-Olivier Geoffroy à Champniers, François Bock à Gençay, Pascale Guittet à Pouillé, Benoît Prinçay à Chouppes, Sévérine Saint-Pé à Neuville-de-Poitou et Gilbert Beaujaneau à Nieuil-l’Espoir ont été élus dès le premier tour. Je tiens à adresser tout particulièrement mes félicitations à ma suppléante au Sénat, Marie-Renée Desroses, également réélue à Civaux dimanche dernier. Ils ont été rejoints dimanche soir par Rose-Marie Bertaud à Vivonne, Anne-Florence Bourat à Châtellerault et Anthony Brottier à Poitiers.
Pour ce dernier, la victoire à Poitiers s’explique par le travail mené depuis de nombreux mois avec son équipe, mais aussi par le rejet de l’alliance de la maire sortante avec le candidat de La France insoumise. À Châtellerault, la victoire d’Anne-Florence Bourat récompense une élue engagée depuis 18 ans pour sa ville et dotée d’une grande connaissance du territoire. Le courage du rassemblement qu’elle a su initier après le premier tour, avec David Simon, a consolidé son résultat et empêché la victoire du Rassemblement national dans la deuxième ville du département. Je tiens à saluer sa capacité de travail et son empathie, que j’ai pu apprécier en travaillant avec elle au Conseil départemental depuis 2015, ainsi qu’en tant que suppléant lors des législatives de 2017. Je félicite également Thomas Baudin et Manuel Costa Nobre pour leurs résultats.
De manière générale, dans le département, on observe une stabilité du monde rural, avec une reconnaissance, à juste titre, du travail accompli par les élus sortants.
À l’échelle nationale, les électeurs ont rejeté les alliances avec La France insoumise et sanctionné la gestion des municipalités écologistes sortantes. Le Rassemblement national progresse, mais cette progression reste contenue et inférieure à ses scores aux élections nationales. Le parti enregistre des défaites marquantes, notamment à Marseille et Toulon, tout en remportant quelques villes moyennes où un sentiment d’abandon s’est exprimé.
Le bloc central enregistre, quant à lui, plusieurs belles victoires, notamment avec Thomas Cazenave à Bordeaux, mais aussi à Clermont-Ferrand et à Annecy. Il conserve également des villes stratégiques, comme Édouard Philippe au Havre et Jean-Luc Moudenc à Toulouse.
Désormais, les enjeux se concentrent sur le « troisième tour des municipales », avec l’élection des intercommunalités. Bien qu’il s’agisse de l’échelon territorial le moins connu de nos concitoyens, celui-ci revêt une importance particulière en raison des compétences décisives exercées par les élus communautaires.
Cette coopération entre les communes permet en effet de gérer en commun des équipements et des services publics (ramassage des ordures ménagères, assainissement, transports urbains…) et d’élaborer des projets de développement économique, d’aménagement et d’urbanisme à l’échelle d’un territoire plus vaste que celui de la commune.
C’est dit !
