#448 – Salon de l’Agriculture : Venir, c’est soutenir !

Pour la 62ᵉ fois, le Salon de l’Agriculture a ouvert ses portes à Paris. Une édition particulièrement marquée par l’absence de bovins, afin d’éviter la propagation de la dermatose nodulaire. Cette absence a également entraîné une baisse de la fréquentation des visiteurs.

La filière ovine, au Salon de l’Agriculture comme en Poitou-Charentes, a toutefois su tirer son épingle du jeu grâce à une production bien valorisée. Les éleveurs poitevins étaient bien représentés autour du stand Label Rouge Diamandin et de l’IGP (Indication Géographique Protégée) Agneau Poitou-Charentes. Cette filière et ses éleveurs de qualité se sont distingués par leurs animaux, récompensés par de nombreux prix.

Pour les producteurs présents, cette édition laisse néanmoins un goût amer. Au-delà de la baisse de fréquentation liée à l’absence de bovins et à une météo exceptionnelle dans certains départements, les travaux du Parc des Expositions ont relégué les stands régionaux au fond du site, dans le hall 7. Clément Leroy, apiculteur poitevin, François Guillon, brasseur à Montmorillon, Isabelle Martin, dirigeante des Tourteaux Jahan, ainsi que plusieurs producteurs de fromages de chèvre présents sur le stand de la Route des Fromages de Chèvre de Nouvelle-Aquitaine, n’étaient que quatre producteurs, alors que certains départements disposent de vastes espaces d’exposition.

Entre 2017 et 2020, le département bénéficiait d’un stand, avec la marque Poitou, lancée sous mon mandat de président au Conseil départemental, en collaboration avec Gilbert Favreau, président des Deux-Sèvres. L’ambition était de faire connaître les entreprises du territoire et de mieux valoriser les circuits courts.

Aujourd’hui, nous devons soutenir nos spécificités culinaires et nos producteurs. Il est essentiel de leur offrir davantage de visibilité, notamment dans nos lieux touristiques emblématiques comme le Futuroscope, l’Arena ou encore la Vallée des Singes. Développer la commercialisation de nos produits dans ces sites permettrait de renforcer leur notoriété et de leur permettre d’obtenir une reconnaissance nationale.

Faire vivre les circuits courts, c’est faire grandir les territoires.

C’est dit !



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