
Ces derniers jours, la France a été confrontée à un épisode de crues généralisées sur une large partie du territoire, d’un caractère exceptionnel tant par sa durée que par son ampleur géographique. Si les précipitations semblent désormais se réduire, les décrues ne sont pas encore engagées partout.
Dans notre département, nos cours d’eau, notamment la Gartempe, la Vienne, la Boivre et le Clain, ont également provoqué des inondations et des dégâts dans plusieurs communes. Les élus ainsi que les services administratifs et techniques ont assuré une vigilance constante dans les secteurs les plus exposés afin qu’aucune victime ne soit à déplorer.
D’autres départements voisins, en particulier la Gironde, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire, ont été plus durement touchés. J’exprime ma solidarité envers leurs habitants.
Je tiens également à saluer l’engagement exemplaire des forces de secours et de sécurité, sapeurs-pompiers, gendarmes et policiers, ainsi que des services de l’État. Leur professionnalisme et leur réactivité illustrent la solidité de notre organisation territoriale et la capacité de notre pays à faire face à des événements climatiques de plus en plus fréquents et violents.
Ces intempéries ajoutent une difficulté supplémentaire pour nos agriculteurs, dont certains ne peuvent plus intervenir sur leurs parcelles à un moment pourtant crucial de la reprise de la végétation. Alors que le Salon international de l’Agriculture s’apprête à ouvrir ses portes, il est essentiel d’affirmer un soutien clair à celles et ceux qui font vivre la ruralité et qui subissent, depuis plusieurs mois, une succession de crises.
Ces épisodes posent aussi la question du financement de la prévention des inondations. Les collectivités assument aujourd’hui des responsabilités croissantes, notamment depuis le transfert de la gestion des digues. Or, ce transfert de compétences ne s’est pas accompagné de moyens financiers à la hauteur des enjeux. Il fait peser une charge importante sur les budgets locaux et met en lumière des lourdeurs administratives et réglementaires dans l’exercice de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations)confiée aux intercommunalités.
L’aménagement du territoire sera une question centrale pour mieux appréhender les phénomènes liés au changement climatique. Il devra permettre de mieux protéger nos habitants, de renforcer la prévention et d’adapter durablement nos infrastructures.
C’est dit !
