#442 – Le monde sous tensions 

L’actualité internationale occupe une place prépondérante en ce début d’année et suscite de vives inquiétudes.

En Iran, le peuple se révolte contre cette fausse république qui a plongé le pays dans des ténèbres obscurantistes depuis 1979, fondées sur la peur et la répression. Elle pend sa jeunesse et annihile ses femmes. Le non-respect des droits de l’Homme et des droits des femmes ne peut plus continuer. Depuis le début du mouvement fin décembre, près de 3 500 manifestants ont été tués et plus de 10 000 arrêtés. Pensées pour Mahyar Monshipour, ancien boxeur d’origine iranienne installé à Poitiers, qui œuvre depuis de nombreuses années pour un retour de la démocratie dans son pays.

Ailleurs dans le monde, les déclarations et décisions de Donald Trump placent la France et l’Europe dans une situation diplomatique particulièrement délicate. Alliés au sein de l’OTAN depuis 1949, les pays européens s’inquiètent de l’imprévisibilité du président américain et de sa volonté impérialiste inspirée de la doctrine Monroe. Ses propos sur l’acquisition du Groenland, territoire autonome danois dont la souveraineté remonte au XVIIIe siècle, ont provoqué une vive réaction en Europe, perçue comme une remise en cause du droit international et de la solidarité entre alliés.

Quant à la récente intervention au Venezuela, qui a conduit à la capture du dirigeant Nicolás Maduro, elle semble davantage motivée par l’accès aux ressources pétrolières que par la libération du peuple.

Dans ces différentes crises, nous pouvons regretter le silence ou l’absence de réponse forte de certaines grandes institutions internationales. D’abord, l’Organisation des Nations unies, créée en 1945 pour faire respecter le droit international et résoudre les problèmes économiques, sociaux, intellectuels et humanitaires.

Ensuite, l’Europe doit elle aussi s’affirmer. Face aux déclarations répétées de Donald Trump concernant le Groenland, il est indispensable que l’Europe réponde de manière collective et déterminée. Je soutiens notamment l’envoi de forces françaises, allemandes et suédoises pour montrer l’unité européenne et le soutien au Danemark dans la défense de sa souveraineté. Il est temps que la voix de la raison l’emporte sur le bruit des canons.

Enfin, le budget de la défense inscrit dans le projet de loi de finances pour 2026, voté au Sénat en décembre dernier, s’élève à 57,15 milliards d’euros, soit 3,5 milliards de plus que prévu par la loi de programmation militaire. Ces crédits ne pourront cependant être débloqués qu’après l’adoption définitive du projet de loi. Il est urgent de voter ce budget pour répondre aux besoins prioritaires de ce début d’année, qu’il s’agisse de défense ou d’agriculture.

C’est dit !



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