
Les cérémonies de vœux battent leur plein pendant tout le mois. Chaque année, elles constituent des moments importants pour les communes et leurs habitants. J’éprouve toujours autant de plaisir à rencontrer les élus à cette occasion, avec une cinquantaine de rencontres prévues en ce mois de janvier 2026. Dans une période où la capitale peut parfois sembler déconnectée des territoires, ces temps d’échange permettent de se reconnecter à la réalité locale. Même si je ne peux assister à l’ensemble des cérémonies auxquelles j’ai été convié, je remercie sincèrement les plus de 170 communes qui m’ont invité cette année.
L’année 2026 sera marquée par des enjeux locaux majeurs, avec, dans un peu moins de trois mois, les élections municipales. Il s’agira des premières élections municipales depuis l’adoption par le Parlement du statut de l’élu, mais également depuis la modification du mode de scrutin pour les communes de moins de 1 000 habitants, désormais soumises, comme toutes les autres, à un scrutin de liste. Il sera essentiel de dégager de véritables marges de manœuvre pour les futurs conseils municipaux, afin de leur permettre d’investir et de créer des emplois sur nos territoires.
L’année 2026 sera également une année d’enjeux nationaux. L’échec de la commission mixte paritaire nous conduit, pour la deuxième fois consécutive, à débuter l’année sans budget. Le futur s’écrit aujourd’hui, alors que la France se trouve dans une situation de blocage : si la continuité de l’État est assurée, les investissements, eux, sont ralentis. La dette continue d’augmenter, tandis que nos besoins en matière de défense et de sécurité ne cessent de croître.
Cette absence de budget fragilise également la France sur la scène européenne et internationale. J’ai une pensée particulière pour nos agriculteurs et nos éleveurs, alors que l’accord du MERCOSUR est en passe d’être signé. Malgré l’opposition de l’ensemble de la classe politique française, notre pays n’a pas été en mesure de réunir une majorité de blocage contre cet accord de libre-échange. Le Sénat s’est d’ailleurs opposé à plusieurs reprises à sa ratification. Si certaines avancées peuvent être saluées ces derniers jours, elles restent insuffisantes pour garantir la protection des filières agricoles essentielles à notre souveraineté alimentaire.
Les revendications de nos agriculteurs, auxquels nous pensons au minimum trois fois par jour, au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner, doivent pouvoir s’exprimer. Le Sénat examine par ailleurs les marges de la grande distribution, qui ne respectent pas suffisamment le travail du monde agricole, à travers une commission d’enquête à laquelle je participe. Nous pouvons espérer que ces mobilisations se déroulent sans débordement, dans le respect des personnes et des institutions qui sont à l’écoute. À ce titre, la mise en cause de la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, n’est pas acceptable.
C’est dit !
