
La semaine dernière, la commission des finances a adopté mon rapport intitulé « Les unités d’élite de la Gendarmerie et de la Police nationales : une efficacité partagée, des moyens à garantir ». Cette semaine, j’ai eu l’honneur de le remettre officiellement aux chefs du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale), du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion) et de la BRI-PP (Brigade de Recherche et d’Intervention de la Préfecture de Police de Paris).
Cette remise s’est tenue en présence du directeur général de la Gendarmerie nationale et du directeur général de la Police nationale, soulignant ainsi toute l’importance accordée à ces unités d’exception.
Chaque jour, ces unités interviennent dans des situations parmi les plus critiques : opérations antiterroristes, interventions en milieu hostile, protection de hautes personnalités ou encore soutien à des enquêtes judiciaires complexes. Leur professionnalisme, leur sang-froid et leur efficacité font la fierté de notre pays.
Depuis les attentats de 2012 à 2016, le RAID et le GIGN ont été dotés d’antennes territoriales, leur conférant une compétence nationale, tandis que la BRI-PP reste concentrée sur la région parisienne. Cette complémentarité géographique renforce la capacité d’action de ces forces face à une intensification constante de leurs missions.
Mais si leurs moyens ont progressé, ils restent encore en deçà des besoins réels. C’est tout le sens de mon rapport. Il formule sept recommandations concrètes pour renforcer ces unités.
Parmi elles, le volet immobilier est central. En écho à mon rapport de l’an dernier sur l’immobilier de la Gendarmerie, je propose d’investir massivement dans des infrastructures adaptées, notamment à travers le lancement du projet immobilier de l’échelon central du GIGN à Versailles.
D’autres mesures visent à élargir le recours aux réservistes ou encore à adapter la transition écologique aux spécificités opérationnelles de ces forces. À ce titre, il est impératif de prévoir une dérogation au malus écologique pour leurs véhicules d’intervention. Une voiture électrique ne saurait aujourd’hui répondre aux exigences de rapidité et d’autonomie de ces missions vitales.
Enfin, la simplification des procédures de passation des marchés pour le matériel spécifique du RAID et de la BRI-PP est une nécessité. J’ai interrogé le ministère de l’Intérieur à ce sujet.
Les unités d’élite de la Gendarmerie et de la Police nationales sont un atout majeur pour la sécurité de nos concitoyens. Elles ont prouvé, année après année, leur utilité, leur efficacité et leur abnégation.
À nous, maintenant, de leur donner les moyens d’agir.
C’est dit !
