#354

Depuis plusieurs jours, les agriculteurs français font part de leur désespoir, rejoignant de nombreux mouvements européens. Les causes sont multiples : agribashing, accès à l’eau, excès de normes, augmentation des coûts, diminution des revenus, zones non traitées, zones de délaissement, et bien d’autres.

A la fois victimes du dérèglement climatique et acteurs de la transition écologique, nos agriculteurs supportent le poids de normes environnementales de plus en plus lourdes. Cependant, nos importations alimentaires ne sont pas soumises aux mêmes exigences, créant ainsi une concurrence déloyale entre les produits français et étrangers.

Par ailleurs, comme l’ensemble de la population française, les agriculteurs français subissent l’inflation notamment sur l’énergie ou l’alimentation animale, sans oublier la hausse du gazole non routier. Cette augmentation de leur coût est aussi l’une des conséquences de la guerre en Ukraine qui dérèglent les marchés alimentaires. Malgré l’adoption de lois visant à protéger les revenus des agriculteurs et à établir un équilibre dans les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, leur application et les résultats espérés se font attendre.

Autre constat alarmant : d’ici 2030, la moitié de nos agriculteurs devraient partir à la retraite. Face à ce défi du renouvellement des générations, il est impératif de veiller à ce que le métier reste attractif et de faciliter l’installation des jeunes, tant sur le plan administratif que financier. La préservation du modèle français d’installations agricoles à taille humaine est essentielle. 

Le report du projet de loi d’orientation et d’avenir agricole doit maintenant permettre la mise en place des solutions nécessaires pour répondre aux besoins de cette profession. 

Protégeons ceux qui nous nourrissent ! 

C’est dit ! 



#353

Les cérémonies de vœux des maires auxquelles j’ai un grand plaisir à participer sont l’occasion, cette année, d’exprimer un enthousiasme partagé par de nombreux citoyens à l’idée de recevoir les Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 en France.

Nous les attendons depuis la décision du Comité International Olympique, le 13 septembre 2013, à Lima d’attribuer les Jeux de la 33è olympiade à Paris. On parle souvent du « temps long » indispensable à la maturation et à la réussite des projets. Onze ans que nous y pensons !

Dès juillet 2012, avant même que je ne préside le conseil départemental, j’avais évoqué, à l’occasion d’un déjeuner, ce rêve olympique avec le directeur des sports au département. Misant sur le retour des Jeux en France en 2024, je souhaitais, douze années avant l’échéance, que nous explorions déjà des pistes pour mettre en avant le sport dans la vie des territoire
Avec l’idée que le sport est bon pour tous.
Bon pour la santé.
Bon pour le lien que cela crée entre les pratiquants.
Bon pour les territoires grâce aux animations et événements que cela génère.

C’est ainsi que j’ai commencé à imaginer un certain nombre d’actions, un plan de soutien aux sports et l’Arena Futuroscope ! Le parcours de la flamme est un événement exceptionnel car il sera une expérience unique dans la vie de beaucoup. C’est l’un des projets sur lequel j’avais travaillé avec Thomas Remoleur pour le comité Paris 2024. Ce sera le 25 mai dans la Vienne. J’espère que nous nous y retrouverons nombreux.

Symbole de paix depuis l’Antiquité, en cette période de vœux, je fais celui que notre planète en fusion retrouve sagesse et sérénité en cette année olympique.

C’est dit ! 



#352

Vous le savez, Yves Bouloux a décidé, avec courage, de mettre un terme à son mandat de sénateur de la Vienne. Il l’était jusqu’au dernier jour de décembre et le respect dû à l’homme, à l’ami, à l’élu exemplaire qu’il a été depuis 1995, imposait un devoir de réserve tant qu’il était en fonction. 

Je lui adresse mes remerciements pour les années de responsabilités que nous avons partagées ensemble. Dès la fin des années 90, à l’école du Président Monory, pour préparer les échéances à venir, puis au cours de nos mandats respectifs dans lesquels nous retrouvions souvent une même communauté de vue, de combats et d’objectifs autour de l’envie farouche de construire un avenir pour les territoires dont nous avions la responsabilité.

Je garderai de la campagne sénatoriale que nous avons faite ensemble à l’été 2020 son sérieux, sa connaissance du territoire, son attachement au Sud Vienne et son profond respect pour tous les élus. 

Je lui adresse mon soutien ainsi qu’à ses proches, son épouse Laurence et ses enfants. Ils constituent une famille unie autour de belles valeurs.

Merci Yves

C’est dit !