#351

Mardi dernier, j’étais l’invité de la matinale « Bonjour chez vous ! » sur Public Sénat. A cette occasion, nous sommes revenus sur la multiplication des agressions à l’encontre des Maires.

Il est évident que ces actes sont inacceptables.

Je doute cependant que les peines pénales souvent « avec sursis » soient une réponse efficiente. D’autant plus en partant du postulat que nous manquons de place en prison, les sanctions seraient difficilement applicables.

J’ai alors proposé la mise en place de peines administratives systématiques en cas d’agressions d’élus. Par exemple : la suspension de permis de conduire ou de chasser, ou bien l’interdiction temporaire de passer un concours dans la fonction public ou tout autre examen, ou encore le gel de tout agrément ou autorisation administratif.

Le binôme Maire-Préfet serait une fois de plus renforcé, car ces mesures pourraient être prises de manière immédiate par les Préfets.

On ne peut pas se permettre de menacer ou agresser une autorité administrative, représentée par le Maire, tout en ayant le bénéfice des droits apportés par cette même administration.

Il en va d’une certaine logique.

J’ai pu témoigner de tout mon soutien aux élus lors de l’accueil des élus de la Vienne au Sénat jeudi dernier, je le réaffirme ce jour !

C’est dit ! 



#350

A l’occasion du Congrès des Maires et Présidents d’intercommunalités de France, j’aurai le plaisir d’accueillir les Maires et de nombreux élus de la Vienne, ce jeudi au Sénat.

Moment convivial et chaleureux, il sera également l’occasion de rappeler à l’ensemble des élus tout mon soutien et ma reconnaissance pour leur engagement sans faille dans nos territoires.

Ces derniers mois ont été un véritable défi aussi bien moral que financier pour chaque édile.

Au Sénat, nous avons tenu à nous faire l’écho de chaque territoire en apportant des solutions concrètes au travers du Projet de Loi relatif à l’accélération de la reconstruction des bâtiments dégradés lors des violences urbaines, et plus récemment en adoptant une Proposition de Loi renforçant la sécurité des élus locaux et la protection des maires.

J’adresse une pensée particulière pour les maires de Montmorillon, Saint Clair et Verrières qui ont été agressés ce vendredi 17 novembre. Nous ne pouvons pas tolérer de tels actes !

Cette semaine, marque également l’examen de la première partie du Projet de Loi de Finances pour 2024. En tant que Vice-président de la commission des Finances je m’attacherai particulièrement à soutenir le maintien du Fonds départemental de péréquation de la taxe professionnelle (FDPTP). A l’heure actuelle, le Gouvernement a prévu une baisse de cette dotation de 4,5%, alors que les charges des communes augmentent sans cesse. C’est inadmissible.

Dans la Vienne, le Conseil départemental a toujours porté la plus grande attention à répartir ce fonds (dit « Civaux ») au bénéfice de l’ensemble des communes sur des critères objectifs tels que le potentiel fiscal et les charges. Entre des dépenses soumises à l’inflation, et des recettes qui se réduisent, ce fonds est devenu indispensable pour l’équilibre du budget des communes.

Le Sénat reste et restera la maison des collectivités territoriales et compte bien une fois encore affirmer tout son soutien aux élus tout au long de cette semaine !

C’est dit ! 



#349

Au moment de commencer au Sénat, l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2024 ce lundi soir, le constat est sans appel : le déficit est abyssal.

Et pourtant il est essentiel de maintenir le cadre de notre système de protection sociale, né au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale par la volonté du Conseil National de la Résistance : la santé accessible à tous !

Pour y arriver, dans un pays où l’on vieillit bien plus longtemps et en plus grand nombre, les objectifs doivent être réaffirmés dans le débat cette semaine à la Haute-Assemblée :
– Des professionnels de santé en nombre pour répondre à la demande de près de 70 millions d’habitants ;
– Une médecine libérale et conventionnée pour éviter une médecine à deux vitesses (la coercition impliquerait le déconventionnement de nouveaux médecins qui ne voudraient pas s’installer où ils seraient obligés de le faire) ;
– Le maintien du maillage des 20 000 pharmacies de France, seuls lieux de santé où chacun peut entrer sans rendez-vous pour être soigné (10% de pharmacies ont fermés en 10 ans) ;
– Une même chance de traitement pour tous en garantissant les stocks de médicaments (les manquants sont plus nombreux en novembre 2023 qu’en novembre 2021, lorsque j’avais lancé l’alerte sur le sujet) et en protégeant le système de répartition, indispensable au milieu rural (le sens de mon amendement adopté hier soir) ;
– Le bon fonctionnement des hôpitaux de proximité et le maintien de la permanence des soins, grâce notamment à une réserve de professionnels retraités volontaires que l’on pourrait créer.

« La santé à un coût, mais elle n’a pas de prix. »

Nous devons tirer les leçons des années de pandémie.

Et pour cela, nous devons être engagé pour faire de la santé une priorité du pays !

C’est dit ! 



#348

Balayé par deux tempêtes de très forte intensité entre jeudi et samedi, nous avons constaté combien notre pays peut compter sur son organisation territoriale.

Celle-ci a su, une fois encore, se mobiliser pour prêter secours et protéger les populations.

Maires, élus locaux, pompiers professionnels et volontaires, gendarmes, sécurité civile et tous les services déconcentrés de l’Etat conduits par les Préfets ont répondu présents pour éviter de nombreux drames possibles. Il est toutefois à regretter, le décès d’un agent d’Enedis en intervention.

Souvent dénigrés, insultés, parfois menacés, tous ont montré, si besoin en était, leur rôle indispensable et efficace dans la proximité.

C’est fort de ce constat que je défends depuis toujours, que j’ai présenté mardi dernier devant la commission des Finances du Sénat, pour la première fois, le rapport spécial sur le budget de la sécurité intérieure dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2024.

Le rapport adopté à l’unanimité, fait état d’un budget en hausse, traduisant la détermination pour plus de sécurité pour notre pays, dans un contexte international incertain, face à de potentielles nouvelles menaces :
– 13 milliards pour la police nationale
– 10,4 milliards pour la gendarmerie
– 2 200 recrutements
– 4 milliards pour la sécurité routière

Je réaffirme tout mon soutien à tous ceux qui y contribuent !

C’est dit ! 



#347

La semaine dernière, au Sénat, nous avons longuement débattu autour de la Proposition de Loi visant l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels.

A ce titre, je suis intervenu à plusieurs reprises afin de rappeler les causes et les enjeux de ce texte.

Si le constat de déserts médicaux est réel et depuis de trop nombreuses années, la coercition serait cependant contreproductif. Vouloir contraindre un professionnel de santé à s’installer dans un territoire nous fait oublier une notion indispensable : la motivation.

L’engagement des professionnels de santé est essentiel dans un territoire.

La sensibilisation doit donc se faire avant les premières années d’études. C’est pour cela qu’il faut être plus incitatif dès Parcoursup. Aujourd’hui, l’entrée dans un parcours d’enseignement supérieur d’une profession de santé est mal identifiée et complexe (PACES, PASS, LAS…).

De la même manière, je suis revenu sur le numerus apertus. Ce nouveau dispositif, venu remplacer le numerus clausus, donne aux universités le choix du nombre d’étudiants acceptés. Là encore, nous créons une disparité entre les territoires. Il sera donc toujours plus difficile d’intégrer les universités de Poitiers que Paris. Donnons plutôt les moyens suffisants à toutes les universités (et à commencer par celles de province) d’accueillir assez d’étudiants !

Enfin, faire de l’Agence Régionale de Santé une agence de régulation viendrait à créer de nouveaux classements géographiques et professionnels. Sur quelles bases ? De quoi réduire encore un peu plus la motivation des étudiants actuels.

La santé dans nos territoires est un véritable enjeu. C’est pourquoi nous nous devons d’agir consciencieusement aussi bien pour les professionnels de santé que pour les concitoyens.

Je reste persuadé que l’ensemble de notre politique de santé est à moderniser et adapter, cela commence dès les études supérieures !

C’est dit ! 



#346

Ce jeudi, je m’exprimerai à la tribune de l’hémicycle dans le cadre du Projet de Loi visant à réduire la période de négociation entre fournisseurs et grande distribution.

Si l’objectif (louable au demeurant), est d’anticiper et d’appliquer au plus vite une baisse des prix pour le consommateur, les acteurs du secteur semblent plus pessimistes.

De plus, dans le contexte actuel, avec la reprise des conflits au Proche-Orient, le prix du gaz et des emballages ne semble pas être enclin à la baisse.

Au Sénat, nous serons vigilants afin que ce texte ne vienne pas servir davantage la grande distribution au détriment des producteurs et des consommateurs.

Rappelons-nous, à l’automne 2022, lorsque les boulangeries souffraient de la hausse du coût de l’énergie, la grande distribution se targuait de la baguette à 30 centimes.

A ce titre je rappellerai au Gouvernement, le rapport sur le commerce en milieu rural, pour lequel j’avais formulé, avec mon collègue Serge Babary, plusieurs propositions. Je suis intimement convaincu de l’impact vertueux de consommer dans les commerces de proximité.

La priorité n’est pas de réduire un temps de négociation qui pourrait s’avérer contreproductif, mais plutôt de rétablir une concurrence équitable entre les différentes formes de commerce !

C’est dit ! 



#345

L’attaque au couteau dans le lycée Gambetta à Arras, vendredi dernier, vient nous rappeler que la France fait toujours l’objet d’agressions terroristes d’une extrême gravité.

Mes pensées vont tout d’abord aux victimes et à leur famille ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative à laquelle j’exprime mon total soutien.

Je me félicite de la position de fermeté annoncée par le Gouvernement, et appliquée le jour-même par le Préfet de la Vienne, Jean-Marie Girier.

Nous entendons trop souvent que les assaillants sont connus des services et parfois même fichés S. C’est pourquoi il est nécessaire que la vigilance et leur suivi soient renforcés.

La sécurité, aussi bien dans l’enceinte d’une école qu’à ses abords, est primordiale.

A ce titre, la généralisation de la vidéo surveillance aux abords des groupes scolaires, collèges et lycées doit être envisagée dans les meilleurs délais.

Le contexte que nous connaissons est grave. La mobilisation de chacun dans nos responsabilités est nécessaire et indispensable.

C’est dit ! 



#344

À l’occasion du renouvellement des instances du Sénat suite aux élections de la moitié de ses membres le 24 septembre dernier, j’ai été désigné ce jeudi Vice-Président de la Commission des Finances, en charge, notamment du budget Sécurité intérieure (Police / Gendarmerie).

À l’aube de l’examen du Projet de Loi de Finances pour 2024 et alors que les finances de l’Etat et des collectivités sont dans une situation des plus délicates, j’aborde cette nouvelle responsabilité en pensant aux communes et à l’ensemble des autres collectivités pour lesquelles il faut permettre l’avenir, leur fonctionnement et leurs projets avec vigilance pour rendre également possible les politiques publiques indispensables de l’Etat.

Celle de la sécurité répond à une attente de plus en plus forte en ville comme en milieu rural. Le budget alloué à la sécurité sera donc décisif au bon déploiement du plan sécurité annoncé par le Président de la République.

Le premier texte soumis à l’examen de la Commission des Finances du Sénat sera le Projet de Loi de Finances pour 2024. Ce texte traduira des choix fiscaux et budgétaires sur lesquels il faudra être particulièrement vigilant, dans un contexte de nécessaire baisse du déficit public, de lutte contre l’inflation et de protection du pouvoir d’achat des Français. Les défis sont nombreux et les choix budgétaires impacteront directement la vie de nos concitoyens et leur avenir, notamment eu égard aux défis de la transition écologique, de l’éducation et de la sécurité.

Comme toujours, je rendrai compte pour expliquer les orientations, les choix et les votes du Sénat, au service du territoire de la Vienne.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Etat d’Israël a fait l’objet d’attaques terroristes inadmissibles, responsables de très nombreuses victimes. Je pense à elles et à leur famille. La communauté internationale doit se mobiliser unanimement pour préserver la paix et obtenir la libération des otages.

C’est dit ! 



#343

Tout d’abord je tiens à adresser mes vives félicitations à Gérard Larcher, réélu ce jour, Président du Sénat. C’est un honneur de pouvoir siéger au Palais du Luxembourg sous la présidence d’un homme consensuel et dont les territoires sont le cœur de sa politique.

Pour ma part, le 27 septembre dernier a marqué mes trois ans à la Haute-Assemblée et je compte bien continuer de me faire l’écho de votre voix, de votre quotidien, de vos difficultés mais aussi de vos actions.

A ce titre, comme chaque année, j’ai envoyé mon bilan annuel à l’ensemble des élus de la Vienne, afin de leur rendre compte de ma mobilisation aussi bien dans l’hémicycle que dans le département. (Vous pouvez également le consulter sur mon site internet.)

A l’heure du mi-mandat, je suis intimement convaincu de l’importance et la nécessité du Sénat. Tout au long des examens de textes, cette chambre où les échanges sont responsables, dignes et sereins, a su démontrer son expérience et son expertise.

Le Sénat est devenu incontournable car l’écoute de chacun permet l’expression et la compréhension des enjeux du territoire.

C’est ce dont la France a besoin !

C’est dit ! 



#342 – Inflation : Attention aux commerces de proximité

Depuis plusieurs mois, le quotidien de chacun subit l’inflation. Cet effet économique qui devait n’être que temporaire, est devenu constant.

La semaine dernière le Gouvernement ne souhaitait plus avoir recours à la distribution de « chèques » pour soulager le porte-monnaie. Soit. On parlait même d’un futur projet de loi incitant à vendre le carburant à perte.

Une mesure inacceptable, car elle serait venue contraindre et mettre en difficulté les 2 500 pompistes indépendants. Les grandes surfaces auraient aussi été impactées mais n’auraient eu aucun état d’âme à répercuter la baisse de leur marge dans leurs rayons et notamment sur les produits alimentaires.

Une fois encore, le commerce de proximité serait mis à mal sous les coups de ceux qui prétendent « écraser les prix » (au détriment de certains producteurs), dont il faudrait peut être revoir les marges.

Rappelons-nous également qu’au 4e trimestre 2022, l’effet ciseaux de la baisse du Chiffre d’Affaires et la hausse des charges avait signé la fermeture de nombreuses boulangeries.

Cependant, force est de constater que le Président de la République ne partage pas la même ligne que son exécutif. Hier soir, lors de son intervention, il évoque une « indemnité » – et non un chèque – de 100€ pour les « travailleurs ». Et souhaite instaurer la vente au prix coutant – et non la vente à perte. Ce qui semble bien plus responsable.

Dans ce méli-mélo d’annonces, nous espérons surtout une décision claire. Certes il y a un coût à l’essence, mais les concitoyens ont surtout besoin d’actions de bon sens !

C’est dit !