QE #264 – Renforcement de la reconnaissance et de l’encadrement de l’ostéopathie

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de renforcer la reconnaissance et l’encadrement de la profession d’ostéopathe.

Présents sur l’ensemble du territoire, les ostéopathes sont des acteurs de santé de proximité, largement accessibles et consultés par une grande diversité de patients. Leur rôle dans l’offre de soins est devenu essentiel, notamment dans un contexte de tension sur les effectifs médicaux et de recherche de solutions alternatives ou complémentaires pour soulager les parcours de soins.

Pourtant, leur statut demeure insuffisamment reconnu dans le code de la santé publique. Cette situation entretient une certaine confusion, fragilise le parcours de soins et freine leur pleine intégration dans les dynamiques territoriales, notamment au sein des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) et des unions régionales des professionnels de santé (URPS).

La reconnaissance de leur statut permettrait d’accompagner la profession dans une montée en compétence, via une formation initiale et continue davantage fondée sur la recherche scientifique. Elle pourrait s’appuyer sur la création d’une société savante indépendante, garantissant un haut niveau d’exigence pédagogique, scientifique et déontologique.

Une telle évolution suppose également la mise en place d’une gouvernance claire, démocratique et partagée, afin d’assurer une représentation légitime de la profession. Le registre des ostéopathes de France constitue aujourd’hui une référence, mais l’instauration d’une structure de gouvernance plus formelle et élue permettrait de mieux articuler les pratiques avec les principes du service public.

En conséquence, il interroge le Gouvernement sur ses intentions quant à la clarification du statut des ostéopathes, à l’évolution de leur formation sur une base scientifique renforcée, ainsi qu’à la création d’une gouvernance indépendante et structurée de la profession.

La question sera publiée le 22 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04717.

QE #263 – Recrudescence des violences visant les établissements pénitentiaires et leurs personnels

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur la recrudescence des violences visant les établissements pénitentiaires et leurs personnels.

Les récentes attaques contre des prisons et des agents de l’administration pénitentiaire, possiblement en lien avec l’adoption de la loi renforçant la lutte contre les narcotrafiquants, s’inscrivent dans un contexte plus global de dégradation des conditions d’exercice de ces professionnels.

Les actes d’intimidation et de pression, déjà inacceptables sur le lieu de travail, franchissent désormais un seuil supplémentaire de gravité. Ils s’étendent à la sphère personnelle des agents : leurs familles, leurs domiciles et leurs biens deviennent à leur tour des cibles. Nuisances, destructions, tirs sur les habitations ou encore messages menaçants adressés à leurs proches traduisent une volonté manifeste de déstabilisation et d’atteinte à leur intégrité.

La possibilité offerte aux surveillants pénitentiaires de signaler leur situation à la gendarmerie en tant que profession exposée, bien qu’existante depuis plusieurs années, ne répond plus à la gravité et à l’intensité de la menace actuelle. Des mesures de protection plus ambitieuses, structurelles et adaptées sont aujourd’hui nécessaires pour garantir leur sécurité et leur intégrité. Cette insécurité croissante pèse lourdement sur les agents et pourrait accentuer la crise de recrutement que traverse déjà ce métier, pourtant essentiel à la justice et à la sécurité publique.

Par conséquent, il demande donc au Gouvernement quelles mesures concrètes et immédiates il entend mettre en œuvre pour assurer la protection des personnels pénitentiaires ainsi que celle de leurs proches et de leurs biens. Il souhaite également savoir quelles actions seront engagées pour identifier et sanctionner les auteurs de ces actes, afin de restaurer la confiance des agents dans les institutions.

La question sera publiée le 22 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04716.

QE #262 – Renforcement envisagé de la norme européenne Ecodesign

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche sur les conséquences du renforcement envisagé de la norme européenne Ecodesign pour les appareils de chauffage au bois.


En janvier 2024, la Commission européenne a publié un projet de loi visant à relever significativement les exigences de performance énergétique et environnementale de ces équipements pour qu’ils puissent être commercialisés dans l’Union. Jugés trop stricts, les seuils proposés dépassaient largement les critères du label français Flamme Verte et auraient rendu difficile, voire impossible, la commercialisation des appareils de chauffage au bois. Cette perspective a suscité de fortes inquiétudes chez les fabricants et distributeurs, ainsi qu’une rumeur persistante d’interdiction du chauffage au bois à partir de 2027. Le texte a finalement été reporté afin d’être retravaillé.


Dans le même temps, le Gouvernement français a réduit les montants de MaPrimeRénov’ alloués à l’achat de ces équipements. Celles-ci ont diminué de 30 % en avril 2024, et une nouvelle réduction de 30 % est prévue au 1er janvier 2025. Ces décisions interviennent alors même que les équipements modernes au bois permettent de remplacer des appareils anciens très émetteurs, et participent ainsi activement à la réduction des émissions de particules fines.


Ce double mouvement – durcissement réglementaire au niveau européen et baisse des aides à l’échelle nationale – risque de freiner la transition vers des appareils plus performants et moins polluants, ce qui irait à l’encontre des objectifs environnementaux affichés.


Dans ce contexte, il souhaite connaître la position du Gouvernement sur le projet européen de révision de la norme Ecodesign ainsi que les mesures qu’il entend prendre pour garantir l’accessibilité des équipements performants au bois tout en poursuivant les objectifs de décarbonation du secteur résidentiel.


La question sera publiée le 15 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04685.

QE #261 – Suppression de 3 500 points Mondial Relay

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre déléguée chargée du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises et de l’économie sociale et solidaire sur les conséquences de la décision de Mondial Relay de supprimer 3 500 points relais pour se recentrer sur des casiers automatiques.

Cette décision pèse lourdement sur les petits commerces ruraux, dont beaucoup comptaient sur l’activité de relais-colis pour maintenir leur trésorerie. Il représentait également une forme de publicité locale, attirant des clients potentiels dans leurs boutiques.

Au-delà de l’impact direct sur les commerçants partenaires de Mondial Relay, cette mesure pénalise également l’ensemble de la vie économique locale. Dans de nombreux villages, la venue de personnes des communes voisines pour déposer ou retirer un colis bénéficiait à d’autres commerces alentour. C’est donc tout un tissu économique rural déjà fragilisé qui est touché.

À l’heure où le commerce en ligne continue de croître, priver les habitants des territoires ruraux d’un accès simple à ces services représente une forme d’exclusion numérique et logistique. Pour survivre, les commerces ruraux doivent se réinventer en proposant plusieurs services. Parmi eux, la gestion de colis est devenue essentielle : elle génère un revenu complémentaire, attire de nouveaux clients et renforce leur rôle de point de vie local, indispensable dans les zones peu desservies.

Par conséquent, il demande au Gouvernement s’il envisage de mettre en place une stratégie pour soutenir les petits commerçants touchés par cette décision, et plus largement, pour préserver le dynamisme économique des territoires ruraux.

La question sera publiée le 15 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04639

QE #260 – Réforme du troisième cycle des études pharmaceutiques

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre chargé de la santé et de l’accès aux soins sur la nécessité de réformer le troisième cycle des études pharmaceutiques.

Depuis 2017 et 2019, les diplômes d’études spécialisées (DES) longs ont été instaurés en pharmacie hospitalière et en biologie médicale, offrant aux étudiants une formation professionnalisante. Toutefois, les filières officine et industrie restent à l’écart de cette réforme, l’application des DES courts étant sans cesse reportée.

La sixième année en officine reste marquée par une approche encore trop théorique, avec des maîtres de stage souvent peu ou pas formés à l’encadrement, ce qui freine la professionnalisation des étudiants. À cela s’ajoutent une indemnité de stage insuffisante et l’absence d’aides à la mobilité et au logement, qui limitent la répartition des stagiaires sur le territoire.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que le besoin en pharmaciens ne cesse de croître. La France est récemment passée sous la barre des 20 000 officines, alors que les pharmacies sont souvent le seul point d’accès aux soins sans rendez-vous, en particulier dans les zones rurales. Le maintien d’un maillage pharmaceutique dense est donc un enjeu majeur de santé publique.

Les étudiants en pharmacie, par la voix de l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), appellent à la mise en œuvre sans délai de cette réforme. Ils proposent notamment la création d’un statut de maître de stage universitaire, un nouveau statut de droit public permettant une rémunération équivalente à celle des DES longs, ainsi que la mise en place d’indemnités de mobilité, d’hébergement et de transport pour favoriser les stages en zones fragiles. Surtout, ils demandent à être reçus pour pouvoir échanger concrètement sur les modalités d’application de cette réforme.

Par conséquent, il demande au Gouvernement s’il entend répondre à ces demandes légitimes et mettre en œuvre une réforme du troisième cycle pharmaceutique qui tienne compte des propositions des étudiants. Ils représentent l’avenir de la profession et un maillon essentiel de l’accès aux soins dans nos territoires.

La question sera publiée le 15 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04638.

QE #259 – Encadrement de l’utilisation des canons effaroucheurs agricoles

M. Bruno Belin attire l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur l’utilisation des canons effaroucheurs anti-oiseaux.

Ces dispositifs sonores, installés chaque année à la suite des semis, permettent d’éloigner les oiseaux et ainsi de protéger les cultures. Bien que d’autres méthodes existent – tels que les épouvantails, les dispositifs visuels réfléchissants ou encore les répulsifs – les canons restent l’un des moyens les plus efficaces pour préserver les récoltes. La survie économique des agriculteurs dépend largement de la protection de leurs cultures. Cependant, cette solution peut aussi générer des tensions avec les riverains, en particulier en raison des nuisances sonores qu’elle engendre.

 Aujourd’hui, il n’existe pas de cadre réglementaire strict à l’échelle nationale encadrant leur usage. Seuls les articles R. 1334-32 et R. 1334-33 du code de la santé publique s’appliquent, encadrant les nuisances sonores liées aux activités professionnelles et fixant les limites d’émergence sonore admissibles.

Dans un souci d’équilibre entre la nécessaire protection des cultures et le respect du cadre de vie des habitants, une réglementation nationale plus précise pourrait être envisagée. Celle-ci pourrait par exemple fixer des plages horaires d’utilisation, une distance minimale d’implantation par rapport aux habitations, ou encore un rythme maximal de détonations.

Par conséquent, il demande au Gouvernement s’il envisage de mettre en place un encadrement national spécifique de l’usage des canons effaroucheurs, dans un souci d’équité et de cohabitation harmonieuse entre les agriculteurs et les riverains.

La question sera publiée le 15 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04637.

#411 – Repenser l’éducation prioritaire sans oublier les territoires ruraux

Cette semaine, j’ai présidé l’audition de la commission des finances du Sénat sur le rapport de la Cour des comptes intitulé « L’éducation prioritaire, une politique publique à repenser ». Un document important qui interroge une politique engagée depuis 1981, aujourd’hui dotée d’un budget de 2,6 milliards d’euros, et dont les résultats restent en deçà des attentes.

Malgré des dispositifs tels que le dédoublement des classes ou une concentration accrue de moyens, les inégalités scolaires persistent, voire s’aggravent, notamment pour les élèves issus de milieux défavorisés. La Cour appelle à une réforme en profondeur : mieux cibler les moyens, réviser une carte de l’éducation prioritaire figée depuis dix ans, et agir plus globalement pour favoriser la mixité sociale et l’égalité des chances.

Mais ce débat ne peut se limiter aux seules zones urbaines. En milieu rural, les élèves sont les grands oubliés. Contraints à des trajets longs – parfois plus d’une heure chaque jour – ils voient leur accès au sport, à la culture ou aux activités périscolaires réduit à néant, faute de pouvoir simplement se déplacer. Cette incapacité physique pèse lourd sur leur parcours éducatif. C’est pourquoi j’ai proposé que les territoires ruraux soient, eux aussi, considérés comme des territoires prioritaires. L’égalité des chances ne peut être réservée aux seules périphéries urbaines : elle doit s’étendre à toutes les jeunesses de France, y compris celles des campagnes.

Chaque année, la carte scolaire devient un moment de crispation, même de souffrance pour les familles, les élus et les enseignants de nos territoires. J’ai pris acte de la volonté récemment exprimée par la Directrice Académique des Services de l’Education Nationale de consulter les élus locaux en amont de la prochaine carte scolaire. C’est une avancée, attendue de longue date.

Mais entendre ne suffit pas : il faudra écouter, comprendre, et agir avec intelligence pour limiter les impacts sur nos territoires.

C’est dit ! 



QE #258 – Lutte contre la contrebande de tabac

M. Bruno Belin attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les difficultés croissantes rencontrées par les buralistes en France.

Les buralistes exercent une activité encadrée et sensible. Par leur rôle de commerçants de proximité, ils participent activement à l’animation et au maintien du lien social, notamment dans les territoires ruraux : 54 % d’entre eux sont implantés dans des communes de moins de 3 500 habitants. Grâce à leurs larges amplitudes d’ouverture et leur maillage territorial, ils remplissent aujourd’hui de nombreuses missions de service public : encaissement de factures, d’amendes ou d’impôts, retrait et dépôt de colis, ouverture de comptes bancaires…


Cependant, cette profession se trouve fragilisée par l’ampleur croissante du marché parallèle du tabac, dans ses multiples formes. Ce phénomène remet en cause le monopole de l’État, pèse sur la viabilité économique des buralistes, pour qui la vente de tabac représente environ 50 % du chiffre d’affaires, fait perdre d’importantes recettes fiscales à l’État et nuit à la politique de santé publique. Aujourd’hui, près de 35 % de la consommation de tabac en France proviendrait du marché parallèle.
Dans ce contexte, la stratégie actuelle de lutte contre le tabagisme, centrée sur la hausse des prix, interroge. En huit ans, le prix du paquet de cigarettes a augmenté de 85 %, atteignant en moyenne 13 euros. Si cette politique visait à réduire le tabagisme, elle a surtout modifié les circuits d’approvisionnement des consommateurs, renforçant le recours à des produits issus de la contrebande, souvent bien plus nocifs pour la santé.


Ce marché illégal s’accompagne également de phénomènes inquiétants d’insécurité : des réseaux structurés s’organisent sur le modèle des narcotrafiquants, avec des répercussions concrètes dans nos villes comme dans nos campagnes.


Par conséquent, il souhaite savoir où en est l’action du Gouvernement dans la lutte contre la contrebande de tabac, quels moyens sont mobilisés au niveau national, avec quels résultats, et quelles perspectives sont envisagées. Par ailleurs, les buralistes demandent que la révision annuelle des accises soit plafonnée en fonction de l’inflation, sans nouvelle trajectoire fiscale.


La question sera publiée le 8 mai au Journal Officiel et portera le numéro 04515.

#410 – Accidents à répétition sur la RN147 : l’État doit prendre ses responsabilités

La RN147 a une nouvelle fois été le théâtre d’un accident mortel en fin de semaine dernière le troisième en un mois. Cela fait maintenant une dizaine d’années que l’on parle d’une accidentologie préoccupante sur cet axe, sans avancée concrète. C’est un sujet sur lequel je suis engagé depuis le 2 avril 2015, date de mon élection à la présidence du Département. Depuis, beaucoup de temps a été perdu, notamment à cause d’un projet autoroutier totalement irréaliste, sans accord ni financement possible avec les collectivités.

Et pourtant, la modernisation de cette route est attendue de longue date : déclarée prioritaire dans le CPER 2000-2006, retirée du SNIT en 2008, puis réinscrite dans le CPER 2015-2020… sans qu’aucun chantier n’ait vu le jour.

Plusieurs solutions ont été proposées, dont l’aménagement à 2×2 voies sur le tracé existant pour préserver les terres agricoles. Dans le CPER 2021-2027, deux opérations sont prévues : la déviation de Lhommaizé et l’entrée sud-est de Poitiers. Une autre déviation est en projet entre Lussac-les-Châteaux et Mazerolles. Il faut désormais accélérer.

Depuis mon arrivée au Sénat, j’ai interpellé trois fois les ministres des Transports, par voie de question écrite : en octobre 2020, en juillet 2022, et la semaine dernière encore. Cette semaine, j’ai également rencontré Nathalie Tabuteau, maire de Moulismes, commune endeuillée par le dernier accident mortel sur cet axe, en présence de Thomas Ricard, sous-préfet de Montmorillon. En tant que rapporteur spécial pour la sécurité routière, j’ai alerté une nouvelle fois Philippe Tabarot, ministre délégué aux Transports, sur l’urgence absolue de sécuriser cet axe. Le déploiement d’un radar fixe ou mobile, le renforcement des contrôles routiers en lien avec la gendarmerie nationale, ainsi que la mobilisation de financements via la DETR ou les amendes de police pour aménager les entrées de bourg par des dispositifs techniques et paysagers sont autant de solutions pouvant être mises en œuvre avant la période estivale. Le conseil municipal a d’ailleurs délibéré en ce sens.

Quant au Département de la Vienne, il a déjà versé 8,4 millions d’euros mais est toujours en attente d’un engagement clair de l’État. Sans cela, aucun nouveau versement ne sera effectué.

L’État doit désormais faire preuve de responsabilité en assurant la sécurité de nos concitoyens et en respectant ses engagements pour l’aménagement du territoire dans le Sud-Vienne.

C’est dit ! 



QE #257 – Pérennité du DiNA

M. Bruno Belin appelle l’attention de Mme la ministre de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire sur la réduction budgétaire affectant le dispositif national d’accompagnement des projets et des initiatives des coopératives d’utilisation de matériel agricole (DiNA).

Ce dispositif va bien au-delà du simple partage de matériel : il accompagne le développement de projets collectifs au sein des des coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA), au service de l’emploi en milieu rural, du renouvellement des générations en agriculture, de la transition agroécologique, de l’adaptation au changement climatique et de notre souveraineté alimentaire et énergétique.

Ayant fait l’objet d’un rapport du CGAAER, d’une concertation approfondie entre la DGPE et le réseau Cuma en 2022-2023, puis d’une refonte conjointe en 2024, le DiNA s’inscrit pleinement dans les priorités des politiques publiques. Il constitue un levier efficace pour amplifier, à travers l’action collective, l’impact de ces politiques sur le terrain.

Cette aide à l’accompagnement stratégique est unique en son genre dans l’agriculture. Chaque année, il est mobilisé par plus de 600 Cuma au niveau national, impliquant plus de 14 000 agricultrices et agriculteurs. La baisse des moyens alloués à ce dispositif, alors même qu’il vient d’être consolidé en partenariat avec votre administration, suscite une vive inquiétude dans le réseau Cuma, d’autant plus qu’il repose sur une enveloppe budgétaire relativement modeste au regard d’autres dispositifs.

Par conséquent, il demande au Gouvernement de préciser les mesures qu’il entend prendre pour garantir la pérennité du DiNA Cuma. L’accompagnement collectif des agriculteurs est un enjeu structurant pour l’avenir du monde agricole.

La question sera publiée le 1er mai au Journal Officiel et portera le numéro 04402.