
Cette semaine a été marquée par deux temps forts de mémoire et de recueillement.
Mardi, nous avons commémoré l’armistice du 11 novembre, célébrant la fin de la Grande Guerre et la signature de l’armistice de 1918. Cent sept ans plus tard, dans chaque village de France, cette journée demeure un moment pour se souvenir des 8,5 millions de soldats français engagés dans ce conflit, ainsi que de tous ceux qui ont survécu à ses horreurs, sur le front comme à l’arrière. Le dernier poilu, Lazare Ponticelli, s’était promis de toujours respecter le serment que les hommes se faisaient avant de monter à l’assaut : « Si je meurs, tu penseras à moi ! ». Avec ces mots, il nous a confié le devoir de mémoire, celui de ne jamais laisser s’effacer le souvenir de leur sacrifice. À travers ces cérémonies, c’est notre reconnaissance que nous exprimons envers nos armées, leurs blessés et tous ceux qui veillent sur notre liberté.
Cette semaine a aussi marqué les dix ans des attentats de Paris. Chacun se souvient du moment où il a appris, un soir de vendredi 13 novembre 2015, qu’une série d’attaques frappait la capitale. Les terroristes ont visé des lieux de vie, des symboles de ce qui nous unit : le stade de France, symbole de cohésion derrière nos sportifs ; des terrasses de cafés, symbole de la joie de vivre et du partage ; et une salle de concert, le Bataclan, symbole de culture et de rassemblement. Ils ont voulu réduire au silence l’âme de notre pays : notre liberté et notre art de vivre. Mais Paris est et restera une fête.
Nous nous souvenons des gestes de bravoure et de courage accomplis ce soir-là, de l’unité nationale du lendemain et des rassemblements spontanés des jours suivants, sur la place de la République et partout en France. Cette unité ne devrait pas naître seulement dans la douleur. La France est plus forte lorsqu’elle est rassemblée.
Nous saluons les forces de l’ordre et de sécurité qui ont fait face ce soir-là, ainsi que tous ceux qui, chaque jour, œuvrent pour notre sécurité. J’ai naturellement une pensée particulière pour les policiers de la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI), que j’avais rencontrés l’été dernier dans le cadre de mon rapport sur les unités d’élite, et qui sont intervenus au Bataclan, au péril de leur vie. L’annonce faite par le Président de la République de leur remettre la Légion d’honneur met en lumière leur courage et leur dévouement.
Nous pensons aussi à Diesel, la chienne du RAID tombée lors de l’assaut à Saint-Denis, dont le sacrifice rappelle la loyauté et la place essentielle des chiens engagés aux côtés de nos forces d’élite.
Nos pensées vont enfin aux forces de secours, pompiers, ambulanciers, protection civile, dont la rapidité et le professionnalisme ont permis de sauver tant de vies.
Face au chaos, la démocratie a répondu par la justice.
Souvenons-nous des victimes arrachées à leurs proches, et de celles et ceux qui ont survécu à cette terrible nuit.
Nous n’avions pas peur au lendemain de ces attaques. Nous n’avons toujours pas peur aujourd’hui.
Le pays des Lumières ne sombrera jamais dans les ténèbres.
C’est dit !
