#424 – Commémorer notre histoire, protéger notre avenir

Cette semaine, plusieurs cérémonies de commémoration ont eu lieu dans le département. Si l’offensive des maquis s’était intensifiée dès juin 1944, le moment clé est intervenu en août avec la libération progressive des communes. J’ai eu l’honneur d’assister aux cérémonies de Saint-Maurice-la-Clouère, Anché et Beaumont-Saint-Cyr, ainsi qu’à la commémoration annuelle du Maquis de Scévolles, au cours de laquelle la Légion d’honneur a été remise à Raymond Baranger, ancien maquisard.

La présence, encore aujourd’hui, de résistants parmi nous est un précieux rappel : elle nous oblige à ne pas oublier les horreurs de la guerre. L’an dernier, les 80 ans de la Libération avaient permis d’honorer ces combattants, d’inaugurer de nombreuses plaques et de transmettre cette mémoire à nos jeunes générations.

Dans ce contexte, la proposition du Premier ministre de supprimer le jour férié du 8 mai n’a pas été comprise, et ce à juste titre. Si je partage l’urgence de réduire la dette et de travailler davantage, cette date reste trop récente dans notre histoire, trop importante face à la recrudescence des actes antisémites et à la guerre aux portes de l’Europe.

Face aux contestations, le Premier ministre a choisi d’engager la responsabilité de son Gouvernement devant l’Assemblée nationale le 8 septembre. Ce vote sera décisif. C’est prouvé : l’instabilité politique entraîne la récession économique. 

Le Parlement devait par ailleurs examiner des textes décisifs, au premier rang desquels le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Tout retard, comme l’an dernier, pèserait lourdement sur un budget de l’État déjà fortement endetté. Pour vous, élus locaux, les répercussions seraient tout aussi préoccupantes : année blanche sur vos dotations de fonctionnement, absence de visibilité sur vos dotations d’investissement. Dans une année électorale, il sera particulièrement difficile d’encourager de nouveaux candidats à s’engager sans garanties financières pour investir et préparer de nouveaux projets.

Enfin, le texte sur le statut de l’élu devait être examiné dès la rentrée du Sénat, le 23 septembre. En cas de chute du Gouvernement, son adoption serait de nouveau retardée, alors que cette réforme est indispensable pour mieux accompagner l’exercice du mandat local et encourager les vocations à l’approche des municipales de 2026.

Les calculs partisans n’ont plus leur place face à la gravité de la situation économique et institutionnelle de notre pays. Adopter une telle attitude serait irresponsable. À la place, choisissons de donner au Parlement la possibilité de débattre, d’amender et d’adopter un budget pour assurer l’avenir de la France.

C’est dit !



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