
L’été 2025 nous a placés face à la réalité du défi climatique. Il restera sans doute comme l’un des plus chauds de notre histoire récente, mais pourrait devenir la norme d’ici 20 ou 30 ans. Dix ans après l’Accord de Paris, les engagements pour contenir le réchauffement climatique peinent encore à être respectés, alors même que ses premiers effets sont déjà visibles.
Mercredi dernier, ce sont de violentes pluies qui se sont abattues sur une partie du département, provoquant une trentaine d’interventions des pompiers, des coupures d’électricité dans plusieurs communes et la fermeture de routes inondées.
Les incendies de forêt n’ont pas davantage épargné notre territoire : dans l’Aude, 16 000 hectares de végétation sont partis en fumée, constituant le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen français. Ces feux sont l’une des conséquences directes de la sécheresse persistante.
Le monde agricole est lui aussi fortement impacté par ces bouleversements. Pour certaines cultures, comme la vigne, la précocité du raisin due aux fortes chaleurs a avancé les vendanges et laisse espérer une bonne récolte. Pour d’autres, en revanche, le manque d’eau fragilise les rendements et compromet l’irrigation.
Depuis le 24 juillet, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la Terre peut générer en une année : c’était le jour du dépassement. Cette date, qui recule chaque année en fonction de notre consommation, a avancé de près de cinq mois depuis 1970.
Comme toujours, les élus locaux sont en première ligne, notamment avec la mise en œuvre des plans canicule. Mais il est désormais urgent d’adopter une politique cohérente pour faire face à cette réalité, et notamment :
– de développer des infrastructures de stockage de l’eau pour l’agriculture ;
– de lancer une politique publique ambitieuse de rénovation et de mise aux normes environnementales des logements ;
– de maintenir les budgets dédiés à la lutte contre le réchauffement climatique, tels que le Fonds vert.
C’est dit !
