
En 2024, la France a confirmé sa place de première destination touristique mondiale avec plus de 100 millions de visiteurs internationaux, générant 71 milliards d’euros de recettes. Le solde positif du poste « Voyages » dépasse 15 milliards d’euros, reflet d’une attractivité toujours forte.
Le tourisme représente près de 8 % du PIB national et plus de deux millions d’emplois directs et indirects. Il valorise nos territoires, notre patrimoine, notre culture et notre art de vivre.
L’année a été marquée par des événements exceptionnels : Jeux Olympiques et Paralympiques, 80e anniversaire du Débarquement, réouverture de Notre-Dame… Autant de moments qui ont renforcé notre rayonnement et soutenu une fréquentation en hausse, avec une majorité de touristes français.
Mais ce succès ne doit pas masquer les défis à venir. La concurrence s’intensifie, notamment avec l’Espagne, qui avance avec une stratégie structurée. Pour rester leader, la France doit se doter d’une vraie politique nationale du tourisme, fondée sur une vision partagée, une gouvernance claire et la mobilisation de tous les acteurs : collectivités, entreprises, services de l’État. Il ne s’agit pas de dépenser plus, mais de mieux coordonner et anticiper.
C’était le sens du colloque « 100 millions de touristes : réalité ou totem politique ? » organisé ce jeudi avec Alliance France Tourisme et Régions de France.
Le tourisme est aussi un puissant levier de développement local. Le Futuroscope l’a été en son temps, sous l’impulsion de René Monory, et continue de l’être aujourd’hui. Quelques années plus tard, l’ouverture du Center Parcs du Bois aux Daims à Morton et aux Trois-Moutiers a suscité une dynamique similaire. Nous en avons célébré les 10 ans cette semaine. Son succès illustre combien des investissements touristiques réfléchis peuvent durablement transformer un territoire.
De la Vienne à la Côte d’Azur, des volcans d’Auvergne aux plages du Débarquement, la France regorge de sites remarquables. Le tourisme n’est pas une menace : c’est une chance. À condition d’en faire un levier maîtrisé de cohésion, de transition et de développement.
C’est dit !
