
Quelques jours après les manifestations des agriculteurs de la Vienne devant le Futuroscope, j’ai reçu Louis-Marie Grollier et Laurent Sourisseau, représentants de l’Association des Irrigants de la Vienne (ADIV). À l’instar des syndicats agricoles, ils m’ont fait part de leurs vives inquiétudes quant à l’avenir de l’agriculture, dans un contexte de plus en plus contraignant en matière d’accès à l’eau, aggravé par les dernières préconisations de l’étude HMUC.
Le vote de cette étude, à nouveau repoussé au mois d’octobre, illustre les défis majeurs liés au changement climatique. L’agriculture est en première ligne : elle doit adapter ses pratiques, mais cette transition ne pourra se faire ni sans les agriculteurs, ni contre eux. Ils sont et resteront les premiers impactés, mais aussi les premiers acteurs de cette transformation.
Au niveau national, la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, adoptée début 2025, reconnaît l’agriculture comme un intérêt général majeur. Pourtant, sur le terrain, les porteurs de projets se heurtent à une complexité réglementaire grandissante, couplée à des obstacles croissants dans l’accès à l’eau.
Les études volumes prélevables, souvent conduites selon une approche strictement environnementale, imposent des réductions drastiques — de 10 à 90 % selon les bassins — sans réelle prise en compte des impacts économiques et sociaux. Ces orientations se retrouvent dans les SDAGE, SAGE et PTGE, s’inscrivant dans une logique de sobriété parfois déconnectée des réalités du terrain.
À la suite de cet échange avec l’ADIV, j’ai déposé une question écrite et j’interviendrai prochainement au Sénat pour poser une question orale au ministre de l’Agriculture.
C’est dit !
