
Samedi dernier, la victoire du Paris-Saint-Germain en Ligue des champions aurait dû être un moment de liesse populaire. Mais cette célébration a malheureusement été entachée par des violences inacceptables à l’encontre de nos forces de l’ordre et de secours, ainsi que par des scènes de pillages et de dégradations de commerces et d’équipements publics dans plusieurs villes de France.
Ces actes doivent être condamnés avec la plus grande fermeté. Ils ont fait des centaines de blessés et, tragiquement, causé la mort. Ces événements ravivent le souvenir de drames terribles dans l’histoire du sport, comme celui du 29 mai 1985 au stade du Heysel, où 39 supporters avaient perdu la vie. Ce qui interroge aujourd’hui, c’est que la plupart des auteurs de ces violences ont été remis en liberté à l’issue de leur présentation devant l’autorité judiciaire. Il est difficilement compréhensible que ceux qui ont participé à des pillages et à des troubles graves à l’ordre public soient sanctionnés plus légèrement qu’un boulanger ayant ouvert son commerce le 1er mai. Une amende moins élevée pour des faits bien plus graves ne peut qu’interpeller.
Ceux qui se livrent à de tels agissements ne peuvent se réclamer de l’esprit du sport, car le sport, c’est avant tout l’entraide, le respect, la cohésion, le partage et l’émotion collective. Les Jeux de Paris en ont été un parfait exemple. Le soutien de l’ensemble de la nation à Loïs Boisson, qui a atteint les demi-finales de Roland-Garros en déjouant tous les pronostics, le prouve une nouvelle fois. Je la félicite chaleureusement pour son tournoi exceptionnel, qui a su faire vibrer toute la France. J’adresse également mes félicitations aux joueurs du Paris Saint-Germain pour cette victoire historique tant pour le club que pour le football français.
En tant que pratiquant et passionné de sport, je souhaite que ces moments restent des fêtes populaires, des instants d’unité et d’enthousiasme collectif.
Le sport est ce qui nous rassemble.
Le sport, c’est faire nation.
C’est dit !
