
Cette semaine, le Sénat a examiné et adopté la proposition de loi visant à améliorer l’accès aux soins dans les territoires.
Lors de ma prise de parole, j’ai rappelé les enjeux majeurs auxquels nous devons faire face pour résorber un problème qui persiste depuis plus de vingt ans.
Contrairement à ce que certains laissent entendre, nous aurons besoin de davantage de professionnels de santé dans les années à venir. La démographie est une science exacte : nous sommes de plus en plus nombreux, de plus en plus âgés, et les pathologies chroniques sont en constante augmentation.
Fruit de plus d’un an de travail, ce texte ambitieux poursuit un objectif simple mais essentiel : réduire, de manière équilibrée, la fracture médicale entre les territoires et garantir à chaque Français l’accès à des soins de qualité, quel que soit son lieu de vie.
Trois leviers me semblent essentiels pour relever ce défi, et j’ai tenu à les souligner :
1. Gagner du temps médical
En supprimant certains certificats inutiles, et en s’appuyant davantage sur d’autres professionnels de santé notamment les infirmiers en pratique avancée et les pharmaciens, nous permettons aux médecins de se concentrer sur leur cœur de métier.
2. Continuer à former
À ce titre, j’avais invité des étudiants en médecine à assister à la séance depuis les tribunes. Ils sont l’avenir de notre système de santé dans les territoires.
3. Rendre la santé accessible partout
Cela passe notamment par l’intégration des PADHUE (Praticiens à Diplôme Hors Union Européenne). La coercition n’est pas une solution : elle serait contre-productive. La proposition du Sénat, plus équilibrée, consiste à conditionner l’installation de nouveaux médecins dans les zones bien dotées à l’exercice partiel dans des zones sous-dotées, avec la possibilité de développer une activité en cabinet secondaire.
Enfin, les départements ont démontré leur expertise en matière de politiques médico-sociales et leur fine connaissance de l’aménagement du territoire. Ils doivent être pleinement associés à cette politique de santé territorialisée.
Cette proposition de loi doit désormais être examinée par l’Assemblée nationale. Il y a urgence à agir : nos concitoyens doivent pouvoir accéder à des soins de proximité, dans des délais raisonnables et sur l’ensemble du territoire.
C’est dit !
