
Cette semaine, le Sénat a examiné la proposition de loi TRACE (Trajectoire de Réduction de l’Artificialisation Concertée avec les Élus locaux). Fruit des travaux menés de longue date par mes collègues Jean-Baptiste Blanc et Guislain Cambier, ce texte vise à faciliter la mise en œuvre de la stratégie de sobriété foncière inscrite dans la loi Climat-Résilience de 2021.
Près de quatre ans après l’adoption de cette loi, l’inquiétude des élus locaux reste forte. C’est pourquoi le Sénat agit pour rendre la politique de réduction de l’artificialisation des sols plus soutenable pour les collectivités, tout en veillant à sa compatibilité avec les autres priorités de la transition écologique : industrie, logement, agriculture, etc.
L’enjeu est de trouver des solutions adaptées aux réalités territoriales, tout en préservant l’ambition de sobriété foncière. Le vote solennel du Sénat sur ce texte est prévu ce mardi 18 mars. Il appartiendra ensuite à l’Assemblée nationale de se prononcer pour mener à son terme l’examen législatif de cette proposition de loi.
Réduire notre consommation foncière est une nécessité, mais il est tout aussi essentiel de continuer à construire de nouveaux logements pour accompagner l’évolution démographique. C’est pourquoi le développement de plans départementaux pour l’habitat doit être une priorité, en mettant particulièrement l’accent sur la rénovation des logements anciens et vacants. Cette approche, bien que plus coûteuse, constitue un véritable investissement d’avenir, conciliant aménagement du territoire et sobriété foncière.
Adapter et rénover nos logements, c’est garantir un cadre de vie durable et répondre aux besoins de chacun.
C’est dit !
