
Un budget sans doute imparfait mais néanmoins indispensable. Une loi spéciale avait permis d’assurer la continuité de l’État, mais l’adoption du projet de loi de finances pour 2025 était urgente afin de garantir la stabilité budgétaire du pays.
Le Sénat a obtenu des avancées significatives en faveur de nos collectivités et territoires. La contribution des collectivités à la réduction du déficit a été ramenée de 5 à 2,2 milliards d’euros pour en assurer la soutenabilité. De plus, la mise en place du DILICO, en remplacement du fonds de réserve, transforme un prélèvement de 3 milliards d’euros en un dispositif de lissage limité à 1 milliard d’euros, relevant ainsi davantage d’une épargne forcée que d’une ponction confiscatoire. Nous avons également obtenu l’abandon de la mesure de rétroactivité et de la baisse du taux du FCTVA, qui aurait représenté un coût de 800 millions d’euros pour les collectivités.
Sur la carte scolaire, nous nous sommes battus pour qu’aucune suppression de poste d’enseignant ne figure dans le PLF 2025. Cette victoire nationale et démocratique doit se traduire concrètement sur le terrain : aucune fermeture de classe ne doit être décidée de manière arbitraire dans notre département.
Le redressement des comptes publics ne peut se faire au détriment de l’activité et du pouvoir d’achat. C’est pourquoi, nous avons renforcé le soutien aux ménages fragiles et l’accès au logement, en préservant les crédits de MaPrimeRénov et en étendant le PTZ (prêt à taux zéro) à l’ensemble du territoire pour l’achat d’un logement neuf.
Dans un contexte de défis sécuritaires croissants, nous avons préservé les crédits des ministères régaliens : Intérieur, Justice et Défense. En tant que rapporteur du budget « Sécurités », je me félicite de son augmentation. Nous avons également défendu le budget du sport, essentiel à la cohésion sociale et territoriale, et injustement réduit à peine les Jeux Olympiques achevés.
Enfin, nous avons réaffirmé notre engagement en faveur de l’écologie. Les crédits dédiés aux initiatives locales ont été renforcés. Nous avons aussi protégé les ménages en refusant toute augmentation des taxes sur l’électricité au-delà de leur niveau d’avant-crise et en limitant la hausse du malus CO₂ prévue en 2026 et 2027.
Ce budget, résultat d’un travail collectif au Sénat, marque une première étape dans un engagement de long terme visant à restaurer nos finances publiques, maîtriser durablement la dépense et alléger la pression fiscale sur notre économie.
C’est dit !
