
Mercredi soir, une alliance des contraires, rassemblant l’extrême droite et l’extrême gauche, a voté la censure du Gouvernement dirigé par Michel Barnier. Ce vote entraîne notre pays dans une grande fragilité, amorcée dès le mois de juin avec la dissolution de l’Assemblée nationale.
Cette situation engendre notamment une instabilité financière. Sans budget voté, ce sont les Français et les collectivités territoriales qui en paieront le prix fort. Les contribuables devront supporter 3,7 milliards d’euros supplémentaires d’impôts, liés à l’inflation. Nos agriculteurs, quant à eux, verront leurs attentes prolongées, faute de pouvoir examiner au Parlement des textes pour leur venir en aide. Pour nos communes, cela signifie une Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) figée, ne tenant pas compte de l’inflation ni des évolutions démographiques.
Je salue le courage de Michel Barnier et de son gouvernement, qui ont su tenir le cap dans ces circonstances difficiles, sans majorité à l’Assemblée nationale. En accélérant le calendrier législatif, ils ont néanmoins permis l’adoption du projet de loi de fin de gestion pour 2024 permettant de sécuriser les derniers paiements de l’année, notamment ceux attendus par les collectivités, comme les loyers des gendarmeries impayés.
Face au risque de chaos institutionnel, le Sénat reste un pôle de stabilité essentiel au fonctionnement de notre République. Comme en juin dernier, je renouvelle mon appel à la formation d’un arc républicain, réunissant les partis responsables et déterminés à gouverner dans l’intérêt des Français, loin des calculs liés à la prochaine élection présidentielle.
C’est pourquoi, je prends acte de l’annonce du président de la République visant à former un Gouvernement d’intérêt général, rassemblant toutes les forces prêtes à y participer ou à s’engager à ne pas le censurer.
L’intérêt du pays doit primer.
C’est dit !
