#390 – Soutien au monde agricole

Comme je l’ai exprimé devant les élus locaux accueillis au Sénat ce jeudi, nous devons continuer à apporter un soutien sans faille à nos agriculteurs et producteurs. Sur le terrain, j’ai pu mesurer l’urgence de la situation notamment au rond-point de Vivonne, en me rendant à un conseil municipal à Magné, puis à Nueil-l’Espoir sur le chemin du retour. Nous sommes un département agricole. Nous ne pouvons plus nous contenter de constater la détresse de nos agriculteurs, nous devons agir. 

Il faut mettre en place des solutions immédiates de trésorerie pour répondre à cette crise. En premier lieu, les versements actuellement bloqués, notamment ceux liés à la PAC, doivent être débloqués rapidement. Ces retards, souvent dus à des contrôles administratifs, sont inacceptables. J’ai d’ailleurs interpellé le Directeur départemental des territoires à ce sujet cette semaine. 

La question des prix pratiqués dans la grande distribution devra également être traitée. Ces pratiques empêchent nos agriculteurs de vivre décemment de leur travail et aggravent la crise des vocations dans ce secteur. Un texte de loi sera examiné par le Parlement dès le début de l’année prochaine pour aborder ce problème.

Les banques doivent se montrer attentives à la situation financière et humaine de nos agriculteurs. Un gel temporaire des remboursements d’emprunts pourrait être une mesure essentielle pour leur offrir un peu de répit.

Concernant les cotisations sociales, un sujet actuellement en discussion au Sénat dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale et du projet de loi de finances : il faut mettre en place un moratoire, voire une année blanche. Cela nécessite un dialogue avec la MSA, quitte à prévoir un effort de solidarité nationale pour accompagner cette mesure.

Enfin, au sujet de l’accord MERCOSUR, je salue l’organisation d’un débat suivi d’un vote au Parlement. Pour ma part, je voterai contre cet accord, qui engendre des distorsions de marché inacceptables. Par exemple, l’Atrazine, interdite en Europe depuis 2003, reste autorisée au Brésil. Cet accord est profondément inéquitable pour l’agriculture française et met en péril nos normes, nos producteurs et notre souveraineté alimentaire.

Protégeons ceux qui nous nourrissent et qui font vivre notre ruralité.

C’est dit ! 



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