
Ravi d’avoir participé hier matin à l’assemblée générale des maires du département. Ce fut l’occasion de remercier le Préfet et le corps préfectoral pour leur soutien et leur écoute envers les collectivités, ainsi que de féliciter Jérôme Neveux, Président de l’AMF86 et ami de longue date, pour son engagement.
En quatre ans de représentation au Sénat, j’ai eu la chance de faire plus de 1 000 rencontres d’élus locaux du département. 1 000 rencontres avec 1 000 combats mais également 1 000 raisons d’espérer.
Les maires sont des gardiens de phares. Dans les moments les plus difficiles, ils se retrouvent souvent seuls, mais malgré la tempête, ils maintiennent cette lueur d’espoir. Nous avons vu leur engagement lors des émeutes, lors des inondations, ou encore sur des sujets comme les déserts médicaux et les cartes scolaires. Ils inventent des solutions.
Il faut donner des perspectives aux maires. D’abord, sur le statut de l’élu, sujet qui a été largement étudié au Sénat, où nous essayons de trouver des solutions. Des solutions en matière de sécurité, pour remédier à des situations où les élus manquent de formation. Mais aussi, des solutions sur la question de leurs indemnités. Les augmenter, c’est bien, mais si cela pèse sur le budget communal, c’est plus problématique. Il faut trouver une solution pour avoir le personnel politique dont on a besoin dans les collectivités.
Il faut leur donner des perspectives financières à moyen terme, notamment sur les dispositifs comme la DETR et la DGF, afin qu’ils puissent planifier avec clarté.
Il faut leur donner des perspectives pour éviter ce sentiment de déclassement dans nos campagnes, par exemple en instaurant un moratoire sur les fermetures de classes.
Même si l’on a bien conscience des défis budgétaires et démographiques qui nous attendent, on doit créer de la confiance, du dynamisme parce que les maires nous sont indispensables.
Il faut que l’on réduise les contraintes qui leur sont imposées. Lorsqu’il s’agit de mesures comme les ZAN, ZRR ou ZFE, il faut leur offrir plus de souplesse et instaurer une confiance de principe.
Laissons vivre les projets.
Je crois que les maires ne seront jamais fatigués de chercher, chaque matin, la lueur de l’espérance, même dans l’obscurité.
Cette espérance, c’est celle qui fait vivre les territoires, c’est celle qui fait battre le cœur des territoires, longue vie aux maires !
C’est dit !
