
Lundi prochain marquera la rentrée des classes pour plus de 12 millions d’élèves à travers le pays. Cet événement est le résultat de plusieurs mois de préparation de la part des équipes municipales et enseignantes, qui travaillent conjointement pour que ce temps fort de l’année se déroule dans les meilleures conditions. Je tiens à les remercier pour leur engagement.
Bien évidement, je reste mobilisé pour maintenir, au plus près des besoins, les moyens en classes et en postes dans l’intérêt des bassins de vie et surtout, des enfants ! Si l’école est la mère des batailles, elle ne doit pas être complice d’un déménagement des territoires. Certaines fermetures, même partielles, de poste, à quelques jours de la rentrée, sans informations des élus, sont inadmissibles et alimentent un sentiment d’abandon déplorable.
D’autre part, l’éducation nationale, érigée en priorité par les responsables politiques depuis plusieurs années, est aujourd’hui attaquée pour les valeurs démocratiques qu’elle incarne. Pourtant, l’école doit demeurer un lieu inclusif, où les différences sont acceptées et les inégalités combattues. Au-delà de la simple transmission des savoirs, l’école forge nos futurs citoyens en leur inculquant les valeurs républicaines.
En France, peut-être plus qu’ailleurs, la rentrée scolaire représente un nouveau départ, presque aussi symbolique que le Nouvel An. Notre vie collective, qu’il s’agisse des entreprises, des administrations ou même de l’actualité politique et médiatique, est profondément rythmée par l’école. Le climat social, l’animation quotidienne des rues de nos villes et villages, tout semble suivre ce tempo scolaire.
En rendant l’instruction gratuite, laïque et obligatoire, la IIIe République a transformé la France et fait de la rentrée scolaire un rituel républicain.
A nous de conserver cet héritage et ses valeurs.
C’est dit !
