
L’an dernier, à Sainte-Soline, lors d’affrontements d’une violence jusqu’alors jamais vue, 200 personnes ont été blessées, dont 47 gendarmes. L’opinion publique était profondément choquée et nos agriculteurs traumatisés.
Malheureusement, cet épisode pourrait se reproduire puisque des organisations s’opposant aux retenues d’eau prévoient des « actions » à partir de ce jour et, notamment aujourd’hui dans la Vienne.
Les faits sont consternants : annonce d’actions commando contre des coopératives agricoles qui concernent le travail de 1 500 agriculteurs. Il a ainsi été procédé à des saisines d’armes, de masques de protection, de casques d’escalade ; tout ce qui constituent indéniablement la preuve d’une volonté de violence et de destruction d’un certain nombre de manifestants radicalisés, dont « le partage de l’eau » constitue un prétexte tout trouvé.
Nous avons donc sur le territoire de la République des personnes qui empêchent d’autres personnes d’exercer leur activité légale par la menace et la violence, impunément. C’est inacceptable, la République doit être respectée.
Les agriculteurs ont respecté la loi : des études ont été réalisées, des concertations ont été menées, des autorisations ont été accordées et des protocoles ont été signés. La justice s’est prononcée jusqu’au plus haut degré de juridiction et maintenant les manifestants voudraient imposer par la force ce que la justice leur a refusé par le droit.
Comment pouvons-nous tolérer, au sein de la République, une manifestation qui invariablement dégénère en violences et destruction ?
Comment donner la tribune à des personnes d’entrée de jeux disqualifiée par leur double discours ? Organiser au nom de l’écologie une manifestation dans une forêt de chênes classée zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique, avec de nombreuses espèces protégées, et des abords classés en zone Natura 2000, est une hérésie et un non sens écologique.
Dès lors, j’en appelle au civisme et à la responsabilité de chacun afin que cette journée ne se transforme pas en rendez-vous annuel de la violence et du désordre républicain.
J’apporte tout mon soutien aux maires et élus des communes rurales concernées : ils sont en première ligne pour accompagner leurs administrés et rassurer les riverains.
Mon soutien va également aux agriculteurs et leurs familles, ceux qui font vivre notre ruralité afin de nous nourrir.
Enfin, je remercie les forces de sécurité intérieure, de secours et les sapeurs-pompiers qui seront présents pour rassurer la population et défendre les sites pris pour cibles.
C’est dit !
