
Vendredi dernier, Éric Woerth, député de l’Oise, a remis au président de la République son rapport sur la décentralisation, résultat de ses 6 mois de mission. Bien que ses conclusions ne soient pas encore publiques, les auditions tenues au Sénat et à l’Assemblée nationale ont permis de dégager les orientations souhaitées.
Depuis 1982 et les premières lois Defferre sur la décentralisation, nos concitoyens peinent à comprendre et à distinguer les différents échelons territoriaux. Si le chamboule-tout territorial ne semble pas à l’ordre du jour, une meilleure compréhension de l’action de chacun est sans doute nécessaire pour restaurer la confiance des citoyens. Chacune des institutions a sa place, son rôle et œuvre pour le bon fonctionnement des services utilisés quotidiennement par nos concitoyens : transports, écoles, collèges, aides sociales…
Nos élus sont prêts à assumer davantage de compétences, comme l’ont démontré leurs actions lors de crises telles que celle de la Covid. Le principe de subsidiarité doit primer, avec une logique simple : le mieux placé fait les choses. Cette territorialisation de l’action permettra de retrouver une efficacité dans nos politiques publiques.
Cependant, ces nouvelles responsabilités doivent être accompagnées des ressources financières nécessaires. Or, la suppression de certains des impôts locaux, comme la taxe d’habitation ou la CVAE, a rompu le lien direct entre les élus et les citoyens.
Enfin, le tandem maire-préfet, symbole de la République des territoires, doit être renforcé. C’est le bon couple de décideurs. Associé à un renforcement du rôle des préfets, cela pourrait rendre l’action publique plus efficace et plus transparente, les préfets pouvant notamment coordonner l’ensemble des services de l’État. Quant au réseau des sous-préfectures, il doit être préservé pour assurer le maintien du maillage territorial.
La République doit être comprise et vivante jusqu’au dernier kilomètre.
C’est dit !
