
Nous sommes plus nombreux mais surtout, nous vivons plus longtemps. Grâce aux progrès de la médecine et l’amélioration du niveau de vie, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter alors que la diminution du nombre de naissances s’accélère depuis 2010. Pour la première fois dans l’Histoire, les plus de 65 ans sont plus nombreux que les moins de 20 ans.
Si cette tendance ne suscite aucune inquiétude majeure pour l’instant, elle pose néanmoins deux questions cruciales : quelles en sont les conséquences et comment relever ce défi démographique ?
En premier lieu, cette génération « papy-boom » a pour conséquences plus de dépenses en termes de retraites, de santé et de solidarité. Pour faire face à ces coûts supplémentaires, l’atteinte du plein emploi devient d’autant plus prioritaire. Ces seniors ont un rôle essentiel à jouer dans la réalisation de cet objectif en partageant leurs savoirs et leur culture. Former les jeunes sera également bénéfique pour les seniors, en constituant un levier de cohésion sociale pour contrer l’isolement de nos aînés.
Autre nécessité d’adaptation : le logement. Une grande majorité des seniors expriment le souhait de vieillir chez eux, ce qui exige des ajustements pour faire face à leur perte d’autonomie.
Enfin, dans nos campagnes, la baisse des naissances a des conséquences dans nos modes de vie. Afin que la lumière ne s’éteigne pas dans nos campagnes, il est impératif de sacraliser un réseau d’écoles et de services de proximité.
Un début de réflexion sur ces évolutions sociétales commencera au Sénat cette semaine avec l’examen du texte de loi sur la société du bien-vieillir.
L’État a lancé les Villages d’Avenir. Je souhaite qu’il reste un avenir à nos villages !
C’est dit !
