
Depuis plusieurs jours, les agriculteurs français font part de leur désespoir, rejoignant de nombreux mouvements européens. Les causes sont multiples : agribashing, accès à l’eau, excès de normes, augmentation des coûts, diminution des revenus, zones non traitées, zones de délaissement, et bien d’autres.
A la fois victimes du dérèglement climatique et acteurs de la transition écologique, nos agriculteurs supportent le poids de normes environnementales de plus en plus lourdes. Cependant, nos importations alimentaires ne sont pas soumises aux mêmes exigences, créant ainsi une concurrence déloyale entre les produits français et étrangers.
Par ailleurs, comme l’ensemble de la population française, les agriculteurs français subissent l’inflation notamment sur l’énergie ou l’alimentation animale, sans oublier la hausse du gazole non routier. Cette augmentation de leur coût est aussi l’une des conséquences de la guerre en Ukraine qui dérèglent les marchés alimentaires. Malgré l’adoption de lois visant à protéger les revenus des agriculteurs et à établir un équilibre dans les relations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, leur application et les résultats espérés se font attendre.
Autre constat alarmant : d’ici 2030, la moitié de nos agriculteurs devraient partir à la retraite. Face à ce défi du renouvellement des générations, il est impératif de veiller à ce que le métier reste attractif et de faciliter l’installation des jeunes, tant sur le plan administratif que financier. La préservation du modèle français d’installations agricoles à taille humaine est essentielle.
Le report du projet de loi d’orientation et d’avenir agricole doit maintenant permettre la mise en place des solutions nécessaires pour répondre aux besoins de cette profession.
Protégeons ceux qui nous nourrissent !
C’est dit !
