
Au moment de commencer au Sénat, l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2024 ce lundi soir, le constat est sans appel : le déficit est abyssal.
Et pourtant il est essentiel de maintenir le cadre de notre système de protection sociale, né au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale par la volonté du Conseil National de la Résistance : la santé accessible à tous !
Pour y arriver, dans un pays où l’on vieillit bien plus longtemps et en plus grand nombre, les objectifs doivent être réaffirmés dans le débat cette semaine à la Haute-Assemblée :
– Des professionnels de santé en nombre pour répondre à la demande de près de 70 millions d’habitants ;
– Une médecine libérale et conventionnée pour éviter une médecine à deux vitesses (la coercition impliquerait le déconventionnement de nouveaux médecins qui ne voudraient pas s’installer où ils seraient obligés de le faire) ;
– Le maintien du maillage des 20 000 pharmacies de France, seuls lieux de santé où chacun peut entrer sans rendez-vous pour être soigné (10% de pharmacies ont fermés en 10 ans) ;
– Une même chance de traitement pour tous en garantissant les stocks de médicaments (les manquants sont plus nombreux en novembre 2023 qu’en novembre 2021, lorsque j’avais lancé l’alerte sur le sujet) et en protégeant le système de répartition, indispensable au milieu rural (le sens de mon amendement adopté hier soir) ;
– Le bon fonctionnement des hôpitaux de proximité et le maintien de la permanence des soins, grâce notamment à une réserve de professionnels retraités volontaires que l’on pourrait créer.
« La santé à un coût, mais elle n’a pas de prix. »
Nous devons tirer les leçons des années de pandémie.
Et pour cela, nous devons être engagé pour faire de la santé une priorité du pays !
C’est dit !
